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<title type="text/plain">Labosonic : More things about food and revolutionary art</title>
<tagline type="text/plain">Journal intime sonore : carnets d&apos;humeur d&apos;un montreur de sons</tagline>
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<name>Alexander Eiffel</name>
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<modified>2008-11-05T10:07:06Z</modified>
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		<title>Sorry, we can&apos;t</title>
		<author>
		<name>labosonic</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Je suis plutôt crétin que chrétien mais j&apos;ai quand même, malgré tout, le sentiment de savoir reconnaître les choses importantes lorsqu&apos;elles se déroulent. Et l&apos;élection de Barrack Obama à la Maison Blanche en est une. L&apos;histoire s&apos;est écrite en direct et le grand cirque de l&apos;actualité mondiale permet, malgré son tapageur déferlement, d&apos;en prendre conscience (D&apos;ailleurs, j&apos;espère que vous avez tous remarqué comme notre gouvernement, habile dans sa gestion de l&apos;agenda, en a profité pour augmenter de 5 ans l&apos;age de la retraite et figer le minimum vieillesse en catimini et en moins d&apos;une semaine).



Je suis plutôt crétin que chrétien mais j&apos;ai quand même, malgré tout, le souvenir d&apos;une vague histoire de poutre et de paille entre Jésus, un type et son voisin. Et à l&apos;heure où le monde entier, où en tout cas sa grande majorité, reprend à l&apos;unisson des 50 états un &quot;Yes, we can&quot; qui est synonyme de victoire et d&apos;un futur meilleur, je n&apos;ai qu&apos;une envie : celle d&apos;hurler &quot;Sorry, we can&apos;t&quot;. Parce que la France, notre beau pays des droits de l&apos;homme, toujours prêt à donner des leçons, qui s&apos;ébaubit aujourd&apos;hui devant la victoire de Barrack Obama, n&apos;est pas prête de donner un jour les rênes de son pouvoir à quelqu&apos;un qui soit comme le nouveau président américain, pas forcément &quot;conforme aux standards sociaux&quot;. Et, pour une fois que le rêve américain ne nous montre pas son revers, il va bien falloir que, nous, nous penchions sérieusement sur nos propres plafonds de verre, discrimations ordinaires et toutes autres formes de brimades qui ne cessent d&apos;exister et qui ont même plutôt tendance à s&apos;accroître.



Sur cette pensée pas forcément positive qui ternit cette journée, je vais retourner à mes activités, non sans une pensée pour cette brave Rosa qui avait si mal aux pieds en ce premier décembre. Elle doit être fière aujourd&apos;hui tandis que nous, on est heureux pour les autres pour mieux cacher notre honte de n&apos;être que nous-mêmes.</summary>
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		<issued>2008-11-05T10:07:04Z</issued>
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		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://labosonic.viabloga.com"><![CDATA[Je suis plutôt crétin que chrétien mais j'ai quand même, malgré tout, le sentiment de savoir reconnaître les choses importantes lorsqu'elles se déroulent. Et l'élection de Barrack Obama à la Maison Blanche en est une. L'histoire s'est écrite en direct et le grand cirque de l'actualité mondiale permet, malgré son tapageur déferlement, d'en prendre conscience (D'ailleurs, j'espère que vous avez tous remarqué comme notre gouvernement, habile dans sa gestion de l'agenda, en a profité pour augmenter de 5 ans l'age de la retraite et figer le minimum vieillesse en catimini et en moins d'une semaine).<br />
<br />
Je suis plutôt crétin que chrétien mais j'ai quand même, malgré tout, le souvenir d'une vague histoire de poutre et de paille entre Jésus, un type et son voisin. Et à l'heure où le monde entier, où en tout cas sa grande majorité, reprend à l'unisson des 50 états un "Yes, we can" qui est synonyme de victoire et d'un futur meilleur, je n'ai qu'une envie : celle d'hurler "Sorry, we can't". Parce que la France, notre beau pays des droits de l'homme, toujours prêt à donner des leçons, qui s'ébaubit aujourd'hui devant la victoire de Barrack Obama, n'est pas prête de donner un jour les rênes de son pouvoir à quelqu'un qui soit comme le nouveau président américain, pas forcément "conforme aux standards sociaux". Et, pour une fois que le rêve américain ne nous montre pas son revers, il va bien falloir que, nous, nous penchions sérieusement sur nos propres plafonds de verre, discrimations ordinaires et toutes autres formes de brimades qui ne cessent d'exister et qui ont même plutôt tendance à s'accroître.<br />
<br />
Sur cette pensée pas forcément positive qui ternit cette journée, je vais retourner à mes activités, non sans une pensée pour cette brave Rosa qui avait si mal aux pieds en ce premier décembre. Elle doit être fière aujourd'hui tandis que nous, on est heureux pour les autres pour mieux cacher notre honte de n'être que nous-mêmes.]]></content>
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		<title>Who&apos;s the black private dick that&apos;s a sex machine to all the chicks ?</title>
		<author>
		<name>labosonic</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> 





He was damn right.



RIP

</summary>
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		<id>http://labosonic.viabloga.com/news/who-s-the-black-private-dick-that-s-a-sex-machine-to-all-the-chicks</id>
		<issued>2008-08-11T05:14:30Z</issued>
		<modified>2008-08-11T05:17:34Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://labosonic.viabloga.com"><![CDATA[<div style="text-align: center;">&#160;</div>
<div style="text-align: center;"><img width="301" height="300" src="http://labosonic.viabloga.com/images/Isaac_Hayes__Hot_Buttered_Soul_Album_Cover.jpg" alt="" /></div>
He was damn right.
<div style="text-align: center;"><img width="310" height="331" alt="" src="http://labosonic.viabloga.com/images/Isaac_hayes_1973.jpg" /></div>
<div style="text-align: right;">RIP</div>]]></content>
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	<entry>
		<title>Pensées musicales et pensez politique</title>
		<author>
		<name>labosonic</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">C&apos;est amusant comme parfois on peut découvrir des choses sur le monde dans lequel on vit au travers d&apos;expériences musicales.



Je reviens, à l&apos;instant ou presque, du concert de Devo, un des rares groupes qui n&apos;a pas usurpé l&apos;épithète &quot;cultissime&quot;, adjectif que tous les plumitifs du domaine de la culture utilisent à tort et à travers. D&apos;une modernité toujours inégalée, les cinq membres du groupe réussissent à être jeune au niveau sonore alors qu&apos;ils ont tous acquis, plus de trente années après leurs débuts, l&apos;aspect physique respectable mais parfois bedonnnant de conseillers financiers britanniques. Spectacle sur scène à la hauteur soulignée par une track-list de leurs meilleurs titres. Un anti-best-of en quelque sorte tant ils sont définitivement hors du système et dans leur monde à eux. C&apos;est ça, un univers musical, un vrai et ça n&apos;a rien à voir avec deux chansons chantées à peine juste dans un reality-show pour prime-time télévisuel.



Etait-ce pour autant un bon concert ? Par contre là, je suis plus sceptique. J&apos;ai eu un peu de mal avec le public qui n&apos;a pas été à mon avis à la hauteur de la bargerie - Oui, ça existe la bargerie. C&apos;est le fait d&apos;être barge, j&apos;ai décidé que ça existait ...- présente sur scène. Il faudra un jour m&apos;expliquer l&apos;intérêt de poser ses fesses dans un fauteuil pour contempler assis un groupe aussi remuant que Devo alors qu&apos;un DVD donne ces sensations à toute heure.


Et tant qu&apos;à faire aussi qu&apos;on m&apos;explique pourquoi, il est interdit de fumer dans une salle de concert mais inévitable d&apos;asperger tous ses voisins de bière. Que ma tabagie indispose autrui, pas de soucis mais j&apos;aimerais bien qu&apos;en retour, l&apos;alcoolémie soit un peu plus respectueuse.


Drôle d&apos;époque quand même où la modernité se doit d&apos;être millésimée.




Ceci dit, l&apos;autre truc dont je voulais causer est beaucoup moins amusant et va parler d&apos;un groupe qui s&apos;appelle Konono n°1, qui est lui ausi assez doué. Cette formation africaine dispose de talents immenses. Si vous voulez un ordre d&apos;idée, disons qu&apos;à elle toute seule, elle en a autant que les deux dernières années complètes du palmarès des Victoires de la Musique (et c&apos;est énorme vu que Daho était dedans). Disons simplement que ces gens-là sont non seulement connus mais ont une place de choix dans le milieu musical, puisque quand Björk a décidé d&apos;intégrer des musiciens africains dans son dernier album, c&apos;est eux, pas d&apos;autres, qu&apos;elle est allé chercher. Côté respectabilité, difficile de faire plus classe... 



Comme à peu près tous les groupes de musique de cette planète, Konono n°1 veut faire une tournée cet été (comme l&apos;an dernier d&apos;ailleurs, où ils avaient fait une très jolie prestation gratuite dans un parc parisien).



Jusque là rien d&apos;anormal, sauf que ils ... sont africains ...  Et là, c&apos;est pas cool parce qu&apos;on ne leur donne pas de visa, persuadé qu&apos;ils ne font que de la musique et des tournées pour aller émigrer clandestinement et manger le pain des gens des beaux pays bien de chez nous où on mange du camembert, du porridge, des paellas, de la morue séchée, des frites, des choucroutes, des spaghettis, etc...



Voilà de quoi prouver, s&apos;il en était besoin, que ce n&apos;est pas qu&apos;en France qu&apos;il y a des sales relents de porcherie.



Je vois joins le communiqué de leur maison de disques dans sa presque intégralité (J&apos;ai juste viré les signatures avec des coordonées téléphoniques ou mail) et j&apos;en profite pour signaler que Crammed, excellente maison d&apos;ailleurs, est loin d&apos;être du genre à faire foisonner sa communication de brulôts gauchistes.




Bonjour,
&gt;


&gt; 

Konono n°1, qui doit tourner en Europe dès la fin de cette semaine, s&apos;est vu refuser sa demande de visa.
&gt;


&gt; 

Comme l&apos;an dernier, une décision aberrante et scandaleuse qui met en grande difficulté les membres du groupe et les différents intervenants qui travaillent avec eux (organisateurs, tourneurs, etc).
&gt;


&gt; 

Merci de lire la lettre de Michel Winter ci-dessous, il vous donne tous les détails et fait appel à votre soutien !
&gt;


&gt; 

Un grand merci à vous pour diffuser le plus largement possible cette nouvelle.
&gt;


&gt; 

Le quotidien anglais The Indenpendent a publié ce jeudi 29 mai un article à ce sujet: 
&gt;


&gt; 

Cordialement,
&gt; 

http://www.crammed.be/news
&gt;


&gt;


&gt; 

Bonjour,
&gt;


&gt; 

je suis producteur et manager de nombreux groupes étrangers (http://www.divanoprod.com/ViewPage.aspx) dont le groupe congolais Konono N°1.
&gt;


&gt; 

Comme chaque été, le cauchemar de l&apos;obtention des visas de ces artistes invités dans de nombreux festivals d&apos;été recommence...
&gt;


&gt; 

Actuellement le groupe congolais Konono N°1 se voit de nouveau refuser le dépôt du dossier pour l&apos;obtention des visas sans autres explications que &quot;désolé pas le temps!&quot;. Pourtant, tous les éléments avaient été déposés largement en amont et le groupe dispose depuis peu de passeports diplomatiques.
&gt;


&gt; 

Konono N°1 à déjà voyagé de nombreuses fois en Europe et à travers le monde sans déplorer aucune défection, or il semble que malgré un soi disant assouplissement de la politique des visas pour les artistes étrangers annoncé en grande pompe par le gouvernement non seulement rien ne change mais les choses sont pires encore.
&gt;


&gt; 

Nous nous trouvons encore une fois devant l&apos;arbitraire qui empêche des artistes souvent pauvres d&apos;améliorer leur quotidien, qui met en péril des petites structures comme la notre fragile financièrement mais passionnée ( billets d&apos;avion déjà payé, hôtels, assurances, frais de dossier etc...) et désorganise les nombreux promoteurs de festivals à travers l&apos;Europe.
&gt;


&gt; 

Nous sommes désespérés et nous avons besoin de votre soutien !
&gt;


&gt; 

En vous remerciant d&apos;avance de bien vouloir prêter attention à ce message,
&gt;


&gt; 

Sincèrement votre
&gt; 

Michel Winter
&gt;


&gt; 

------
&gt;


&gt; 

KONONO N°1 ON TOUR
&gt;


&gt; 

23-mai UK LONDON TATE MODERN TURBINE HALL ANNULÉ
&gt; 

08-juin PORTUGAL PORTO SERRALVES MUSEUM
&gt; 

 12-juin SWEDEN MALMÖ SOMMARSCEN
&gt; 

 13-juin SWEDEN GOTEBURG CLANDESTINO FESTIVAL
&gt; 

 15-juin NETHERLANDS TILBURG FIESTA MUNDIAL
&gt; 

 20-juin SPAIN BARCELONA SONAR FESTIVAL
&gt; 

 27-juin BELGIUM BRUSSELS COULEUR CAFÉ
&gt; 

 28-juin SPAIN VIGO FESTIVAL SIN SAL
&gt; 

 29-juin PORTUGAL LOULÉ FESTIVAL MED
&gt; 

 08-juil ITALY ORISTANO
&gt; 

 11-juil ITALY RAVENNA w/ KASAI ALLSTARS
&gt; 

 15-juil AUSTRIA SALZBURG SOMMERFEST
&gt; 

 22-juil SPAIN SAN SEBASTIAN JAZZ FESTIVAL
&gt; 

 24-juil SPAIN HUESCA FESTIVAL PIIRINEOS SUR
&gt; 

 25-juil SPAIN CARTAGENA LA MAR DE MUSICAS
&gt; 

 28-juil FRANCE GRENOBLE CABARET FRAPPÉ
&gt; 

 02-août PORTUGAL LISBOA CENTRO CULTURAL DE BELEM
&gt; 

 07-août NORWAY OSLO OYAFESTIVAL
&gt; 

 09-août FRANCE SAINT-NAZAIRE LES ESCALES
&gt;


&gt; 

http://www.myspace.com/konononr1
&gt; 

http://www.crammed.be/craworld/crw27/f/index.htm
&gt;


&gt; 

--
&gt; 

Crammed Discs France








</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://labosonic.viabloga.com/news/pensees-musicales-et-pensez-politique"/>
		<id>http://labosonic.viabloga.com/news/pensees-musicales-et-pensez-politique</id>
		<issued>2008-06-04T03:20:39Z</issued>
		<modified>2008-06-04T03:20:39Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://labosonic.viabloga.com"><![CDATA[<div style="text-align: justify;">C'est amusant comme parfois on peut découvrir des choses sur le monde dans lequel on vit au travers d'expériences musicales.<br />
<br />
Je reviens, à l'instant ou presque, du concert de Devo, un des rares groupes qui n'a pas usurpé l'épithète "cultissime", adjectif que tous les plumitifs du domaine de la culture utilisent à tort et à travers. D'une modernité toujours inégalée, les cinq membres du groupe réussissent à être jeune au niveau sonore alors qu'ils ont tous acquis, plus de trente années après leurs débuts, l'aspect physique respectable mais parfois bedonnnant de conseillers financiers britanniques. Spectacle sur scène à la hauteur soulignée par une track-list de leurs meilleurs titres. Un anti-best-of en quelque sorte tant ils sont définitivement hors du système et dans leur monde à eux. C'est ça, un univers musical, un vrai et ça n'a rien à voir avec deux chansons chantées à peine juste dans un reality-show pour prime-time télévisuel.<br />
<br />
Etait-ce pour autant un bon concert&#160;? Par contre là, je suis plus sceptique. J'ai eu un peu de mal avec le public qui n'a pas été à mon avis à la hauteur de la bargerie -<i> Oui, ça existe la bargerie. C'est le fait d'être barge, j'ai décidé que ça existait ...</i>- présente sur scène. Il faudra un jour m'expliquer l'intérêt de poser ses fesses dans un fauteuil pour contempler assis un groupe aussi remuant que Devo alors qu'un DVD donne ces sensations à toute heure.</div>
<div style="text-align: justify;">Et tant qu'à faire aussi qu'on m'explique pourquoi, il est interdit de fumer dans une salle de concert mais inévitable d'asperger tous ses voisins de bière. Que ma tabagie indispose autrui, pas de soucis mais j'aimerais bien qu'en retour, l'alcoolémie soit un peu plus respectueuse.</div>
<div style="text-align: justify;">Drôle d'époque quand même où la modernité se doit d'être millésimée.</div>
<div style="text-align: justify;"><br />
Ceci dit, l'autre truc dont je voulais causer est beaucoup moins amusant et va parler d'un groupe qui s'appelle Konono n°1, qui est lui ausi assez doué. Cette formation africaine dispose de talents immenses. Si vous voulez un ordre d'idée, disons qu'à elle toute seule, elle en a autant que les deux dernières années complètes du palmarès des Victoires de la Musique (et c'est énorme vu que Daho était dedans). Disons simplement que ces gens-là sont non seulement connus mais ont une place de choix dans le milieu musical, puisque quand Björk a décidé d'intégrer des musiciens africains dans son dernier album, c'est eux, pas d'autres, qu'elle est allé chercher. Côté respectabilité, difficile de faire plus classe... <br />
<br />
Comme à peu près tous les groupes de musique de cette planète, Konono n°1 veut faire une tournée cet été (comme l'an dernier d'ailleurs, où ils avaient fait une très jolie prestation gratuite dans un parc parisien).<br />
<br />
Jusque là rien d'anormal, sauf que ils ... sont africains ...  Et là, c'est pas cool parce qu'on ne leur donne pas de visa, persuadé qu'ils ne font que de la musique et des tournées pour aller émigrer clandestinement et manger le pain des gens des beaux pays bien de chez nous où on mange du camembert, du porridge, des paellas, de la morue séchée, des frites, des choucroutes, des spaghettis, etc...<br />
<br />
Voilà de quoi prouver, s'il en était besoin, que ce n'est pas qu'en France qu'il y a des sales relents de porcherie.<br />
<br />
Je vois joins le communiqué de leur maison de disques dans sa presque intégralité (J'ai juste viré les signatures avec des coordonées téléphoniques ou mail) et j'en profite pour signaler que Crammed, excellente maison d'ailleurs, est loin d'être du genre à faire foisonner sa communication de brulôts gauchistes.<br />
<br />
<pre wrap="">
Bonjour,
<span class="moz-txt-citetags">&gt;</span>
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span>Konono n°1, qui doit tourner en Europe dès la fin de cette semaine, s'est vu refuser sa demande de visa.
<span class="moz-txt-citetags">&gt;</span>
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span>Comme l'an dernier, une décision aberrante et scandaleuse qui met en grande difficulté les membres du groupe et les différents intervenants qui travaillent avec eux (organisateurs, tourneurs, etc).
<span class="moz-txt-citetags">&gt;</span>
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span>Merci de lire la lettre de Michel Winter ci-dessous, il vous donne tous les détails et fait appel à votre soutien&#160;!
<span class="moz-txt-citetags">&gt;</span>
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span>Un grand merci à vous pour diffuser le plus largement possible cette nouvelle.
<span class="moz-txt-citetags">&gt;</span>
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span>Le quotidien anglais The Indenpendent a publié ce jeudi 29 mai <a href="http://www.independent.co.uk/arts-entertainment/music/features/something-to-declare-new-visa-requirements-are-leading-to-cancelled-concerts-and-tours-835780.html" class="moz-txt-link-freetext">un article à ce sujet: </a>
<span class="moz-txt-citetags">&gt;</span>
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span>Cordialement,
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span><a href="http://www.crammed.be/news" class="moz-txt-link-freetext">http://www.crammed.be/news</a>
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<span class="moz-txt-citetags">&gt;</span>
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span>Bonjour,
<span class="moz-txt-citetags">&gt;</span>
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span>je suis producteur et manager de nombreux groupes étrangers (<a href="http://www.divanoprod.com/ViewPage.aspx" class="moz-txt-link-freetext">http://www.divanoprod.com/ViewPage.aspx</a>) dont le groupe congolais Konono N°1.
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<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span>Comme chaque été, le cauchemar de l'obtention des visas de ces artistes invités dans de nombreux festivals d'été recommence...
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<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span>Actuellement le groupe congolais Konono N°1 se voit de nouveau refuser le dépôt du dossier pour l'obtention des visas sans autres explications que "désolé pas le temps!". Pourtant, tous les éléments avaient été déposés largement en amont et le groupe dispose depuis peu de passeports diplomatiques.
<span class="moz-txt-citetags">&gt;</span>
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span>Konono N°1 à déjà voyagé de nombreuses fois en Europe et à travers le monde sans déplorer aucune défection, or il semble que malgré un soi disant assouplissement de la politique des visas pour les artistes étrangers annoncé en grande pompe par le gouvernement non seulement rien ne change mais les choses sont pires encore.
<span class="moz-txt-citetags">&gt;</span>
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span>Nous nous trouvons encore une fois devant l'arbitraire qui empêche des artistes souvent pauvres d'améliorer leur quotidien, qui met en péril des petites structures comme la notre fragile financièrement mais passionnée ( billets d'avion déjà payé, hôtels, assurances, frais de dossier etc...) et désorganise les nombreux promoteurs de festivals à travers l'Europe.
<span class="moz-txt-citetags">&gt;</span>
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span>Nous sommes désespérés et nous avons besoin de votre soutien&#160;!
<span class="moz-txt-citetags">&gt;</span>
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span>En vous remerciant d'avance de bien vouloir prêter attention à ce message,
<span class="moz-txt-citetags">&gt;</span>
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span>Sincèrement votre
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span>Michel Winter
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<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span>------
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<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span>KONONO N°1 ON TOUR
<span class="moz-txt-citetags">&gt;</span>
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span>23-mai UK LONDON TATE MODERN TURBINE HALL ANNULÉ
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span>08-juin PORTUGAL PORTO SERRALVES MUSEUM
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span> 12-juin SWEDEN MALMÖ SOMMARSCEN
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span> 13-juin SWEDEN GOTEBURG CLANDESTINO FESTIVAL
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span> 15-juin NETHERLANDS TILBURG FIESTA MUNDIAL
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span> 20-juin SPAIN BARCELONA SONAR FESTIVAL
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span> 27-juin BELGIUM BRUSSELS COULEUR CAFÉ
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span> 28-juin SPAIN VIGO FESTIVAL SIN SAL
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span> 29-juin PORTUGAL LOULÉ FESTIVAL MED
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span> 08-juil ITALY ORISTANO
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span> 11-juil ITALY RAVENNA w/ KASAI ALLSTARS
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span> 15-juil AUSTRIA SALZBURG SOMMERFEST
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span> 22-juil SPAIN SAN SEBASTIAN JAZZ FESTIVAL
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span> 24-juil SPAIN HUESCA FESTIVAL PIIRINEOS SUR
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span> 25-juil SPAIN CARTAGENA LA MAR DE MUSICAS
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span> 28-juil FRANCE GRENOBLE CABARET FRAPPÉ
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span> 02-août PORTUGAL LISBOA CENTRO CULTURAL DE BELEM
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span> 07-août NORWAY OSLO OYAFESTIVAL
<span class="moz-txt-citetags">&gt; </span> 09-août FRANCE SAINT-NAZAIRE LES ESCALES
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		<title>Petit guide de subversion musicale à l&apos;usage des jeunes générations</title>
		<author>
		<name>labosonic</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">En terme de subversion, même si le Fou du roi de Stéphane Bern est une émission radiophonique humoristique et satyrique de qualité, le moins que l&apos;on puisse dire est qu&apos;elle dépasse rarement les limites du bon goût.

    
        
            
            Malgré le talent de quelques uns des membres de l&apos;équipe, qu&apos;il soit établi (Didier Porte par exemple) ou à venir (l&apos;humoriste Ben a, a mon avis, un grand avenir devant lui), on est pas vraiment dans le domaine de la punkitude pure et dure.

            

            Sauf quand Didier Super est invité à jouer une chanson en live et que finalement, il en joue une autre.

            

            Enjoy :

            

            files/DidierSuperLive300508.mp3 


            
        
    

En guise de supplément, une vidéo d&apos;un autre chanteur très subversif et acide qui a tenu à conserver l&apos;anonymat sous le nom de &quot;Chanteur masqué de l&apos;apocalypse&quot; :




Le Chanteur Masqué - Nouveau Président

envoyé par D_Super







Malgré les rumeurs persistantes qui courent sur la toile, ce chanteur n&apos;est pas Didier Barbelivien. 
Le masque de lucha qu&apos;El enmascarado de la musica porte pour vous est bien évidemment un masque d&apos;Apocalipso.

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://labosonic.viabloga.com/news/petit-guide-de-subversion-musicale-a-l-usage-des-jeunes-generations"/>
		<id>http://labosonic.viabloga.com/news/petit-guide-de-subversion-musicale-a-l-usage-des-jeunes-generations</id>
		<issued>2008-05-30T18:37:56Z</issued>
		<modified>2008-05-30T18:37:56Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://labosonic.viabloga.com"><![CDATA[En terme de subversion, même si le Fou du roi de Stéphane Bern est une émission radiophonique humoristique et satyrique de qualité, le moins que l'on puisse dire est qu'elle dépasse rarement les limites du bon goût.
<table width="100%" cellspacing="1" cellpadding="1" border="0">
    <tbody>
        <tr>
            <td><img src="/images/Luchadors/Elenmascadarodelamusica005.gif" alt="" /></td>
            <td>Malgré le talent de quelques uns des membres de l'équipe, qu'il soit établi (Didier Porte par exemple) ou à venir (l'humoriste Ben a, a mon avis, un grand avenir devant lui), on est pas vraiment dans le domaine de la punkitude pure et dure.<br />
            <br />
            Sauf quand Didier Super est invité à jouer une chanson en live et que finalement, il en joue une autre.<br />
            <br />
            Enjoy&#160;:<br />
            <br />
            <div style="text-align: center;"><a href="/files/DidierSuperLive300508.mp3">files/DidierSuperLive300508.mp3</a>&#160;</div>
            </td>
        </tr>
    </tbody>
</table>
En guise de supplément, une vidéo d'un autre chanteur très subversif et acide qui a tenu à conserver l'anonymat sous le nom de "Chanteur masqué de l'apocalypse" :<br />
<div align="center">
<div><object width="420" height="357"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x1zkzi&related=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x1zkzi&related=0" type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="357" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><br />
<b><a href="http://www.dailymotion.com/video/x1zkzi_le-chanteur-masque-nouveau-presiden_music">Le Chanteur Masqué - Nouveau Président</a></b><br />
<i>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/D_Super">D_Super</a></i></div>
</div>
<br />
Malgré les rumeurs persistantes qui courent sur la toile, ce chanteur n'est pas Didier Barbelivien. <hr />
<div style="text-align: justify;">Le masque de lucha qu'<b><i>El enmascarado de la musica</i></b> porte pour vous est bien évidemment un masque d'Apocalipso.</div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>J&apos;ai un petit creux</title>
		<author>
		<name>labosonic</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Aujourd&apos;hui, un billet musical apéritif puisque nous allons parler du groupe hélas défunt et néanmoins nippon Cibo Matto  :





    
        
            
            Les deux filles de Cibo Matto n&apos;ont pas vraiment réfléchi pour trouver le nom de leur groupe, elles ont pris un titre de film pornographique (une  de ces kitcheries italiennes de la fin des années 70, dont certaines disposent d&apos;une bande originale signée par Laurent Voulzy, si si je vous jure ...) et ont remplacé le mot &quot;sexe&quot; du titre par un autre truc qu&apos;elles aiment bien : la bouffe.  

            

            Ces deux gourmandes ont même réalisé un album entièrement consacré au sujet (la bouffe pas le sexe) dont le tracklisting était absolument phénoménal : puisqu&apos;il ne parlait que de ça (toujours la bouffe pas le sexe, arrétez de pensez qu&apos;à ça, bandes d&apos;obsédés).
             


            
        
    

Parmi tous les morceaux de leur album, les gastronomes adoreront Le pain perdu, un dessert autrement plus tentant que White pepper ice cream et moins festif que Birthday Cake.



En guise de facétie clippesque : Sci-Fi Wasabi (d&apos;un autre album Stereo Type A mais on s&apos;en fout parce qu&apos;il est cool)






Sinon, et même si ça n&apos;a rien à voir, c&apos;est demain que sort le nouveau disque d&apos;Al Green et il assure grave.



Le masque de lucha qu&apos;El enmascarado de la musica porte pour vous ouvrir l&apos;appétit est un masque d&apos;Aluxe.

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://labosonic.viabloga.com/news/j-ai-un-petit-creux"/>
		<id>http://labosonic.viabloga.com/news/j-ai-un-petit-creux</id>
		<issued>2008-05-25T10:00:06Z</issued>
		<modified>2008-05-25T10:01:02Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://labosonic.viabloga.com"><![CDATA[Aujourd'hui, un billet musical apéritif puisque nous allons parler du groupe hélas défunt et néanmoins nippon Cibo Matto&#160; :<br />
<i><br />
</i>
<table width="100%" cellspacing="1" cellpadding="1" border="0">
    <tbody>
        <tr>
            <td><img alt="" src="/images/Luchadors/Elenmascadarodelamusica004.gif" /></td>
            <td>Les deux filles de Cibo Matto n'ont pas vraiment réfléchi pour trouver le nom de leur groupe, elles ont pris un titre de film pornographique (une&#160; de ces kitcheries italiennes de la fin des années 70, dont certaines disposent d'une bande originale signée par Laurent Voulzy, si si je vous jure ...) et ont remplacé le mot "sexe" du titre par un autre truc qu'elles aiment bien&#160;: la bouffe.  <br />
            <br />
            Ces deux gourmandes ont même réalisé un album entièrement consacré au sujet (la bouffe pas le sexe) dont le tracklisting était absolument phénoménal&#160;: puisqu'il ne parlait que de ça (toujours la bouffe pas le sexe, arrétez de pensez qu'à ça, bandes d'obsédés).<i>
            <div style="text-align: center;">&#160;</div>
            </i></td>
        </tr>
    </tbody>
</table>
Parmi tous les morceaux de leur album, les gastronomes adoreront <i>Le pain perdu</i>, un dessert autrement plus tentant que <i>White pepper ice cream</i> et moins festif que <i>Birthday Cake</i>.<br />
<br />
En guise de facétie clippesque&#160;: Sci-Fi Wasabi (d'un autre album Stereo Type A mais on s'en fout parce qu'il est cool)<br />
<br />
<div align="center"><object width="425" height="355"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/jBTXbHlVIng&hl=fr"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/jBTXbHlVIng&hl=fr" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="355"></embed></object></div>
<div style="text-align: left;">Sinon, et même si ça n'a rien à voir, <a href="http://culturofil.net/2008/05/22/lay-it-down-al-green-miraculeux/">c'est demain que sort le nouveau disque d'Al Green et il assure grave</a>.</div>
<hr />
<div style="text-align: justify;">Le masque de lucha qu'<b><i>El enmascarado de la musica</i></b> porte pour vous ouvrir l'appétit est un masque d'Aluxe.</div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Forgotten but pretty cool, indeed</title>
		<author>
		<name>labosonic</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Avouons-le, l&apos;idée de rédiger des billets en ajoutant un masque peut paraître saugrenue mais vous devriez comprendre aisément pourquoi à la lecture de ce billet :





    
        
            
            Il y a à peine quelques minutes, j&apos;étais au supermarché. Oui, ça arrive à tout le monde même à moi. 

            

            Je tiens à préciser que je n&apos;arborais pas pour l&apos;occasion ce masque mais quelque chose d&apos;un petit peu plus sobre.

            

            Je faisais la queue à la caisse quand soudain, les hauts parleurs m&apos;ont injecté dans les oreilles une bouffée de souvenirs nostalgiques sous la forme d&apos;une introduction où les cuivres éclataient à toute volée.
            

            You can&apos;t get what you want...

            Yeah baby what you need ...


            
        
    

Joe Jackson, le type que tout le monde ou presque a oublié...



Le pauvre avec un tel patronyme, c&apos;était inévitable. Jackson, c&apos;est déjà un nom de famille somme toute assez banal, du genre Smith. Le truc qui s&apos;oublie facilement et avec lequel il faut absolument se faire un prénom.



Manque de pot, son vrai prénom, c&apos;est David, alors pour sortir du lot, il choisit de s&apos;appeler Joe, parce que ça marque les esprits. Mauvais choix ! Pensez donc à l&apos;expression Average Joe qui signifie Monsieur tout-le monde !!



Mais surtout, Jackson, c&apos;est quand même le nom de famille déjà associé à une dynastie au niveau musical. Quand on pense aux frères et soeurs de Michael dont personne se rappelle le prénom, on se dit qu&apos;il aurait mieux fait de prendre un pseudonyme, quand même ...



D&apos;ailleurs, pour la peine et bien vérifier que Joe, qui fait pas de la mauvaise musique, aurait mieux fait de prendre un pseudonyme, un jeu :



Grand jeu, sans tricher avec Google : Quels sont les prénoms des Jackson Five ?



Indice : ils étaient 6, en fait et deux d&apos;entre eux (Sigmund &amp;amp; Toriano) ont changé de prénom pour des raisons de marketing assez aisées à comprendre.



La réponse ici







Le masque de lucha qu&apos;El enmascarado de la musica porte pour réveiller sa mémoire est un masque d&apos;Ultimo Dragon.

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://labosonic.viabloga.com/news/forgotten-but-pretty-cool-indeed"/>
		<id>http://labosonic.viabloga.com/news/forgotten-but-pretty-cool-indeed</id>
		<issued>2008-05-23T10:52:10Z</issued>
		<modified>2008-05-23T10:52:10Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://labosonic.viabloga.com"><![CDATA[Avouons-le, l'idée de rédiger des billets en ajoutant un masque peut paraître saugrenue mais vous devriez comprendre aisément pourquoi à la lecture de ce billet :<br />
<i><br />
</i>
<table width="100%" cellspacing="1" cellpadding="1" border="0">
    <tbody>
        <tr>
            <td><img src="/images/Luchadors/Elenmascadarodelamusica003.gif" alt="" /></td>
            <td>Il y a à peine quelques minutes, j'étais au supermarché. Oui, ça arrive à tout le monde même à moi. <br />
            <br />
            Je tiens à préciser que je n'arborais pas pour l'occasion ce masque mais quelque chose d'un petit peu plus sobre.<br />
            <br />
            Je faisais la queue à la caisse quand soudain, les hauts parleurs m'ont injecté dans les oreilles une bouffée de souvenirs nostalgiques sous la forme d'une introduction où les cuivres éclataient à toute volée.<i>
            <div style="text-align: center;"><br />
            You can't get what you want...<br />
            Yeah baby what you need ...</div>
            </i></td>
        </tr>
    </tbody>
</table>
Joe Jackson, le type que tout le monde ou presque a oublié...<br />
<br />
Le pauvre avec un tel patronyme, c'était inévitable. Jackson, c'est déjà un nom de famille somme toute assez banal, du genre Smith. Le truc qui s'oublie facilement et avec lequel il faut absolument se faire un prénom.<br />
<br />
Manque de pot, son vrai prénom, c'est David, alors pour sortir du lot, il choisit de s'appeler Joe, parce que ça marque les esprits. Mauvais choix ! Pensez donc à l'expression <i>Average Joe</i> qui signifie Monsieur tout-le monde !!<br />
<br />
Mais surtout, Jackson, c'est quand même <b>le</b> nom de famille déjà associé à une dynastie au niveau musical. Quand on pense aux frères et soeurs de Michael dont personne se rappelle le prénom, on se dit qu'il aurait mieux fait de prendre un pseudonyme, quand même ...<br />
<br />
D'ailleurs, pour la peine et bien vérifier que Joe, qui fait pas de la mauvaise musique, aurait mieux fait de prendre un pseudonyme, un jeu :<br />
<br />
<u><b>Grand jeu, sans tricher avec Google : Quels sont les prénoms des Jackson Five ?</b></u><br />
<br />
<u>Indice :</u> ils étaient 6, en fait et deux d'entre eux (Sigmund &amp; Toriano) ont changé de prénom pour des raisons de marketing assez aisées à comprendre.<br />
<br />
La réponse <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Jackson_5">ici</a><br />
<br />
<div align="center"><object width="425" height="355"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/RJpJ_S1vr8E&hl=en"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/RJpJ_S1vr8E&hl=en" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="355"></embed></object></div>
<hr />
<div style="text-align: justify;">Le masque de lucha qu'<b><i>El enmascarado de la musica</i></b> porte pour réveiller sa mémoire est un masque d'Ultimo Dragon.</div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Oh my god !</title>
		<author>
		<name>labosonic</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Les comparaisons sont parfois terriblement cruelles :





    
        
            
            Hier, au Grand Journal de Canal Plus, IAM faisait un joli live bien sympathique avec un megamix de ses plus grands succès.

            

            Aujourd&apos;hui, NTM a réalisé le même exercice avec Qu&apos;est-ce qu&apos;on attend pour foutre le feu ?
        
    







 
Le masque de lucha qu&apos;El enmascarado de la musica porte pour dire tout le bien qu&apos;il pense de NTM est un masque d&apos;Aguila Negra.







</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://labosonic.viabloga.com/news/oh-my-god"/>
		<id>http://labosonic.viabloga.com/news/oh-my-god</id>
		<issued>2008-05-22T18:41:10Z</issued>
		<modified>2008-05-23T09:58:36Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://labosonic.viabloga.com"><![CDATA[Les comparaisons sont parfois terriblement cruelles&#160;:<br />
<i><br />
</i>
<table width="100%" cellspacing="1" cellpadding="1" border="0">
    <tbody>
        <tr>
            <td><img src="/images/Luchadors/Elenmascadarodelamusica002.gif" alt="" /></td>
            <td>Hier, au Grand Journal de Canal Plus, IAM faisait un joli live bien sympathique avec un megamix de ses plus grands succès.<br />
            <br />
            Aujourd'hui, NTM a réalisé le même exercice avec <i>Qu'est-ce qu'on attend pour foutre le feu&#160;?</i></td>
        </tr>
    </tbody>
</table>
<span style="font-size: x-large;"><span style="font-family: Trebuchet;"><br />
</span></span> <hr />
<div style="text-align: justify;">Le masque de lucha qu'<b><i>El enmascarado de la musica</i></b> porte pour dire tout le bien qu'il pense de NTM est un masque d'Aguila Negra.</div>
<br />
<br />
<br />]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Oh, le vilain copieur ...</title>
		<author>
		<name>labosonic</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">C&apos;est une évidence, les années 80 reviennent au galop. C&apos;est la tendance et même si ça fait mal aux oreilles, il va falloir faire avec. S&apos;il fallait une preuve supplémentaire, découvrez ce clip d&apos;un dénommé Gilles Gabriel sorti tout droit des années Top 50.




Flou de Toi par Gilles Gabriel

envoyé par Gilles_Gabriel




Flou de toi, évidemment, est un canular destiné à promouvoir La personne aux deux personnes, un film présumé comique.




    
        
            
            J&apos;aimerais bien rire de la pitrerie d&apos;Alain Chabat mais franchement, ce n&apos;est pas possible.

            

            D&apos;abord parce que Peter &amp;amp; Sloane et François Valéry, ça m&apos;a jamais faire rire à l&apos;époque.

            

            Ensuite parce que Chabat était drôle quand il faisait ça avec les Nuls, il y a quinze ans. Mais bon, c&apos;était il ya quinze ans. Faudrait peut-être trouver une autre idée maintenant.

            

            En plus musicalement c&apos;est franchement inaudible.
        
    



Il ne demeure donc que l&apos;objet marketing : le procédé du faux clip années 80 intégré dans un cadre de fiction. C&apos;est amusant certes, mais la première fois. Dommage que l&apos;effet de surprise soit passé depuis 2006, quand le Let&apos;s go to the mall de Robin Sparkles faisait hurler de rire les spectateurs de la très réussie série How I met your mother.









C&apos;était d&apos;ailleurs si réussi qu&apos;ils ont récidivé récemment avec le second single de la dite Robin Sparkles (un morceau très Nothing gonna change my love for you).





Le résultat est sans appel : mieux joué, mieux filmé, les chansons sont en plus meilleures.


Entre la qualité française et la classe américaine, moi j&apos;ai choisi et vous ?









Le masque de lucha qu&apos;El enmascarado de la musica porte pour s&apos;énerver à propos d&apos;Alain Chabat est un masque de Rey Mysterio JR.

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://labosonic.viabloga.com/news/oh-le-vilain-copieur"/>
		<id>http://labosonic.viabloga.com/news/oh-le-vilain-copieur</id>
		<issued>2008-05-17T05:52:17Z</issued>
		<modified>2008-05-23T09:58:19Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://labosonic.viabloga.com"><![CDATA[<div style="text-align: justify;">C'est une évidence, les années 80 reviennent au galop. C'est la tendance et même si ça fait mal aux oreilles, il va falloir faire avec. S'il fallait une preuve supplémentaire, découvrez ce clip d'un dénommé Gilles Gabriel sorti tout droit des années Top 50.</div>
<div style="text-align: center;"><object width="420" height="357"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x4xp47&v3=1&colors=background:DEDEDE;glow:FFFFFF;foreground:333333;special:009BFF;&related=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x4xp47&v3=1&colors=background:DEDEDE;glow:FFFFFF;foreground:333333;special:009BFF;&related=0" type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="357" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><br />
<b><a href="http://www.dailymotion.com/video/x4xp47_flou-de-toi-par-gilles-gabriel_music">Flou de Toi par Gilles Gabriel</a></b><br />
<i>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/Gilles_Gabriel">Gilles_Gabriel</a></i></div>
<br />
<em>Flou de toi</em>, évidemment, est un canular destiné à promouvoir <em>La personne aux deux personnes</em>, un film présumé comique.<br />
<br />
<table width="99%" cellspacing="1" cellpadding="1" border="0">
    <tbody>
        <tr>
            <td><img width="350" height="350" src="/images/Luchadors/Elenmascadarodelamusica001.gif" alt="" /></td>
            <td>J'aimerais bien rire de la pitrerie d'Alain Chabat mais franchement, ce n'est pas possible.<br />
            <br />
            D'abord parce que Peter &amp; Sloane et François Valéry, ça m'a jamais faire rire à l'époque.<br />
            <br />
            Ensuite parce que Chabat était drôle quand il faisait ça avec les Nuls, il y a quinze ans. Mais bon, c'était il ya quinze ans. Faudrait peut-être trouver une autre idée maintenant.<br />
            <br />
            En plus musicalement c'est franchement inaudible.</td>
        </tr>
    </tbody>
</table>
<br />
Il ne demeure donc que l'objet marketing&#160;: le procédé du faux clip années 80 intégré dans un cadre de fiction. C'est amusant certes, mais la première fois. Dommage que l'effet de surprise soit passé depuis 2006, quand le <i>Let's go to the mall </i>de Robin Sparkles faisait hurler de rire les spectateurs de la très réussie série <i>How I met your mother</i>.<br />
<div align="center"><object width="425" height="355"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/9mJAsgIIfNM&hl=en"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/9mJAsgIIfNM&hl=en" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="355"></embed></object></div>
<div align="center"><object width="425" height="355"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/0bMRCKMkBDQ&hl=en"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/0bMRCKMkBDQ&hl=en" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="355"></embed></object></div>
<br />
C'était d'ailleurs si réussi qu'ils ont récidivé récemment avec le second single de la dite Robin Sparkles (un morceau très <i>Nothing gonna change my love for you</i>).<br />
<br />
<br />
Le résultat est sans appel&#160;: mieux joué, mieux filmé, les chansons sont en plus meilleures.
<div style="text-align: center;"><span style="font-size: x-large;"><span style="font-family: Trebuchet;"><br />
Entre la qualité française et la classe américaine, moi j'ai choisi et vous&#160;?<br />
</span></span></div>
<hr />
<div style="text-align: justify;">Le masque de lucha qu'<b><i>El enmascarado de la musica</i></b> porte pour s'énerver à propos d'Alain Chabat est un masque de Rey Mysterio JR.</div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Hurricanrana</title>
		<author>
		<name>labosonic</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Il me semble que la jérémiade qui est à l&apos;initiave de ce billet s&apos;est déroulée, il y a, quelque temps, face à Yves Duel, mais peu importe, j&apos;aurais pu tenir ce discours face à un (ou des) autre(s) et je ne me peux m&apos;empêcher de le réitérer ici. Pire encore je vais essayer de mettre en pratique ce discours pour créer une nouvelle rubrique que je tenterais tant bien que mal de mettre à jour selon mon humeur.



Je me lamentais récemment, donc, sur le fait que la culture underground devenait finalement banale et perdait ainsi toute sa saveur. Qu&apos;à force de googliser, youtuber et wikipédier tout et n&apos;importe quoi, personne n&apos;arrivait plus à faire de différences entre le sublime et le ridicule, le kitsch et le laid, l&apos;accessoire et l&apos;essentiel, à un point tel, d&apos;ailleurs que tout perdait toute valeur. Il y a quelques années encore, c&apos;était délicieusement subversif de se planter devant un film de Bollywood et de s&apos;émerveiller devant une telle production. Aujourd&apos;hui, c&apos;est devenu d&apos;un banal à faire frémir et, si l&apos;on veut se distinguer de n&apos;importe quel idiot du village global, mieux encore se réfugier devant Bergman ou Godard.




Je me questionnais donc sur ce qui aujourd&apos;hui était encore suffisamment branché et confidentiel pour être à la mode et me disais que, finalement, seule la lucha libre mexicaine avec ses catcheurs masqués aux dégaines improbables était encore susceptible de ne pas être totalement hors du coup.



C&apos;est forcément vain que de s&apos;émerveiller devant les prouesses de colosses bedonnants qui font semblant de se battre, habillés de costumes qui feraient palir de jalousie un patineur artistique roumain de la grande époque. C&apos;est donc tout à fait indispensable et ça l&apos;est d&apos;autant plus que quiconque s&apos;est déjà un peu intéressé au sujet de la lutte professionnelle s&apos;est très vite rendu compte que les programmes offerts avaient parfois des ressorts scénaristiques d&apos;un goût douteux.



Sérieusement, regardez El hijo de Santo dans son habit de lumière, ça donne envie, non ?









Et puis cet underground qui me semble destiné à le demeurer, ça tombe bien d&apos;ailleurs. J&apos;avais l&apos;envie d&apos;écrire différemment sur la musique et je comptais créer une succursale où je m&apos;exprimerais brièvement et sans concessions sur la musique, en convoquant beaucoup plus de mauvaise foi que de coutume. Et s&apos;il est bien un domaine où Labosonic n&apos;est pas doué, c&apos;est la mauvaise foi.



Je mettrais donc un masque de luchador et deviendrait El enmascarado de la musica, pour causer rapidement de ce qui me passe par les oreilles et la tête.






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		<modified>2008-05-17T02:36:27Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://labosonic.viabloga.com"><![CDATA[<div style="text-align: justify;">Il me semble que la jérémiade qui est à l'initiave de ce billet s'est déroulée, il y a, quelque temps, face à Yves Duel, mais peu importe, j'aurais pu tenir ce discours face à un (ou des) autre(s) et je ne me peux m'empêcher de le réitérer ici. Pire encore je vais essayer de mettre en pratique ce discours pour créer une nouvelle rubrique que je tenterais tant bien que mal de mettre à jour selon mon humeur.<br />
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Je me lamentais récemment, donc, sur le fait que la culture underground devenait finalement banale et perdait ainsi toute sa saveur. Qu'à force de googliser, youtuber et wikipédier tout et n'importe quoi, personne n'arrivait plus à faire de différences entre le sublime et le ridicule, le kitsch et le laid, l'accessoire et l'essentiel, à un point tel, d'ailleurs que tout perdait toute valeur. Il y a quelques années encore, c'était délicieusement subversif de se planter devant un film de Bollywood et de s'émerveiller devant une telle production. Aujourd'hui, c'est devenu d'un banal à faire frémir et, si l'on veut se distinguer de n'importe quel idiot du village global, mieux encore se réfugier devant Bergman ou Godard.</div>
<div style="text-align: justify;"><br />
Je me questionnais donc sur ce qui aujourd'hui était encore suffisamment branché et confidentiel pour être à la mode et me disais que, finalement, seule la <a href="http://www.luchawiki.org/index.php?title=Main_Page"><b><i>lucha libre</i></b></a> mexicaine avec ses catcheurs masqués aux dégaines improbables était encore susceptible de ne pas être totalement hors du coup.<br />
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C'est forcément vain que de s'émerveiller devant les prouesses de colosses bedonnants qui font semblant de se battre, habillés de costumes qui feraient palir de jalousie un patineur artistique roumain de la grande époque. C'est donc tout à fait indispensable et ça l'est d'autant plus que quiconque s'est déjà un peu intéressé au sujet de la lutte professionnelle s'est très vite rendu compte que les programmes offerts avaient parfois des ressorts scénaristiques d'un goût douteux.<br />
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Sérieusement, regardez El hijo de Santo dans son habit de lumière, ça donne envie, non&#160;?</div>
<div style="text-align: center;"><img width="300" height="266" src="/images/Luchadors/ElHijoDeSanto.jpg" alt="" /></div>
<div style="text-align: justify;"><br />
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Et puis cet underground qui me semble destiné à le demeurer, ça tombe bien d'ailleurs. J'avais l'envie d'écrire différemment sur la musique et je comptais créer une succursale où je m'exprimerais brièvement et sans concessions sur la musique, en convoquant beaucoup plus de mauvaise foi que de coutume. Et s'il est bien un domaine où Labosonic n'est pas doué, c'est la mauvaise foi.<br />
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Je mettrais donc un masque de luchador et deviendrait <b><i>El enmascarado de la musica</i></b>, pour causer rapidement de ce qui me passe par les oreilles et la tête.</div>
<div style="text-align: center;"><img width="288" height="187" alt="" src="/images/Luchadors/ElHijoDeSantoDJ.jpg" /></div>
<br />]]></content>
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		<title>Un jour noir</title>
		<author>
		<name>labosonic</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> 




Le moins que l&apos;on puisse dire c&apos;est que je suis peu présent sur ce blog et qu&apos;en plus que quand je me manifeste, c&apos;est pour m&apos;exprimer via une sorte de rébus émotionnel.

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		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://labosonic.viabloga.com"><![CDATA[<div style="text-align: center;"><img width="250" height="332" src="/images/Parks.jpg" alt="" /> <img width="250" height="332" src="/images/Cesaire.jpg" alt="" /></div>
<div style="text-align: justify;"><br />
Le moins que l'on puisse dire c'est que je suis peu présent sur ce blog et qu'en plus que quand je me manifeste, c'est pour m'exprimer via une sorte de rébus émotionnel.</div>]]></content>
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		<title>Present Music #030 : New Whirl Odor - Public Enemy</title>
		<author>
		<name>labosonic</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">C

&apos;est, forcément, un plaisir d&apos;écrire sur une légende en marche, surtout quand elle est au mieux de sa forme et fidèle à elle-même



. J&apos;aime beaucoup ma phrase qui définit le flow hip-hop dans cet article : &quot;les paroles ont une vie propre, un groove qui transforme les textes en un morne récitatif.&quot;. Ce n&apos;est peut-être pas un chef d&apos;oeuvre des Black Panthers du rap mais un album de bonne tenue qui ne les déshonore pas, loin de là.








Public Enemy, dix-huit ans après ses débuts, signe un nouvel album et c&apos;est un évènement. Que l&apos;on aime le mouvement hip-hop ou non, il faut reconnaître à ce groupe une aura hors pair : des plus obscurs tâcherons du rap aux virtuoses du genre, presque tous les citent dans leurs sources d&apos;inspiration. Le groupe, en effet, porte bien son nom. C&apos;est un ennemi car chacun de ses titres est un manifeste politique véhément : de leurs débuts (Rebel without a pause, 1987) jusqu&apos;à aujourd&apos;hui (Son of a bush, 2003), ils n&apos;ont ménagé personne et derrière les titres provocateurs et dénonciateurs se cachent un vrai discours politique articulé, construit à la manière de Black Panthers du hip-hop. Leur succès a même fait d&apos;eux l&apos;ennemi public numéro un : un simple décompte des ventes de leurs disques convaincra les plus réticents.


Ceux qui se surnomment PE n&apos;ont vraiment pas volé leur place. Ils ont réussi à installer le rap comme un style musical à part entière : le hip-hop est devenu grâce à eux un courant artistique majeur car en phase avec les tourments de la société, mais aussi surtout car musicalement élaboré : chacune de leurs chansons, si l&apos;on prend la peine d&apos;aller au-delà du message, frôle la perfection sonore tant dans les textes que les instrumentations. Les reprises que Tricky a pu réaliser à ses débuts de quelques-uns de leurs titres (Black Steel ou Lyrics of Fury) le démontrent aisément : Public Enemy ne se contente pas de fredonner ou de vociférer sur des instrumentaux à base de samples, mais construit de vrais morceaux avec une puissance musicale identique à celle du rock et dont les paroles ont une vie propre, un groove qui transforme leurs textes en autre chose qu&apos;un morne récitatif.


New Whirl Odor, leur nouvel album, a un titre qu&apos;on ne peut traduire qu&apos;approximativement, jeu de mots ironique sur le nouvel ordre mondial prôné par Georges W. Bush avec des relents que nos contestataires trouvent puants. Dès l&apos;introduction, And no one broadcasted louder than, Public Enemy donne le ton avec quelques comparaisons sans modestie : le rap est le CNN de la communauté noire et, eux, en sont le programme phare. La déclaration d&apos;intention est louable mais il va falloir le prouver et être à la hauteur de leur immense réputation. Depuis 1988, les temps ont changé. Eminem, à force de provocations parfois gratuites, marque les esprits par ses paroles. Les parrains du hip-hop west-coast (Pimp Diddy, Snoop Dog), malgré leurs fâcheuses tendances à s&apos;entourer de top-models et de voitures de luxe, s&apos;imposent parmi les rares musiciens tous styles confondus dont les mélodies font mouche à tous les coups.


Aucune inquiétude, PE va remettre les pendules à l&apos;heure sur tous les plans. Choquants ? Ils pourraient l&apos;être, mais jamais gratuitement, on préférera donc dire qu&apos;ils sont dérangeants : What a fool believes commence ainsi par un vindicatif « Power to the people » avant d&apos;égrener les questions que tout citoyen des États-Unis commence à poser à son gouvernement. Musicalement basé sur le mélange entre déluges de guitares et chorus féminins, Public Enemy hurle à la face des États-Unis les questions bien légitimes qui animeront le bilan de l&apos;équipe Bush, notamment sa propension à accuser de terrorisme tout opposant et celle de se permettre l&apos;inacceptable pour obtenir des aveux.


Either we together or we ain&apos;t est un instrumental de haute volée, un de ces interludes à bases de samples qui jalonnent l&apos;album. Il lui apporte les moments de respiration nécessaires, parenthèses de calme avant que recommence la fureur contestataire. Check what you&apos;re listening to correspond à un des meilleurs moments de l&apos;album. À l&apos;image de celui-ci, il dévoile les multiples talents de Public Enemy : la ligne rythmique basse-batterie composée pour l&apos;occasion permet au DJ de prouver l&apos;étendue de son talent : virtuose dans le scratch et d&apos;un goût plus que sûr dans le choix des extraits (on y trouvera des fragments jazzy et même du rap français). Vocalement, la démonstration est aussi impressionnante : le morceau initialement scandé en rythme se termine dans un a capella polyphonique mémorable.


New Whirl Odor est donc un album hip-hop qui ne surprendra par sa qualité que ceux qui n&apos;ont jamais écouté Public Enemy et rassurera les fans du groupe sur le leadership de celui-ci dans le paysage hip-hop mondial. Musicalement impeccable, il est aussi riche dans ses compositions instrumentales que dans les parties composées dans la grande tradition scratchée du rap. Sans aucune concession textuelle, il évite l&apos;écueil des provocations gratuites et reste fidèle à la légende militante que Public Enemy a construit au fil des années. Un album indispensable qu&apos;il serait dommage de ne conseiller qu&apos;aux fans de rap.





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		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://labosonic.viabloga.com"><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: xx-large;"><i>C</i></span><i><span style="font-size: medium;">'est, forcément, un plaisir d'écrire sur une légende en marche, surtout quand elle est au mieux de sa forme et fidèle à elle-même</span></i></span><span style="font-family: Verdana;"><i><span style="font-size: medium;">. J'aime beaucoup ma phrase qui définit le flow hip-hop dans cet article&#160;: "les paroles ont une vie propre, un groove qui transforme les textes en un morne récitatif.". Ce n'est peut-être pas un chef d'oeuvre des Black Panthers du rap mais un album de bonne tenue qui ne les déshonore pas, loin de là.<br />
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</span></i></span><a href="http://www.amazon.fr/gp/redirect.html?ie=UTF8&amp;location=http%3A%2F%2Fwww.amazon.fr%2FNew-Whirl-Odor-Public-Enemy%2Fdp%2FB000B5KRSY%3Fie%3DUTF8%26s%3Dmusic%26qid%3D1203761341%26sr%3D1-1&amp;tag=labosonbienve-21&amp;linkCode=ur2&amp;camp=1642&amp;creative=6746"><img width="200" vspace="5" hspace="5" height="200" align="right" src="http://ecx.images-amazon.com/images/I/51FG6STHT8L._AA240_.jpg" alt="New Whirl Odor - Public Enemy" /></a><img src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=labosonbienve-21&amp;l=ur2&amp;o=8" style="display: none;" alt="" />
<p><a title="Site officiel de Public Enemy (en anglais)" href="http://www.publicenemy.com/">Public Enemy</a>, dix-huit ans après ses débuts, signe un nouvel album et c’est un évènement. Que l’on aime le mouvement hip-hop ou non, il faut reconnaître à ce groupe une aura hors pair&#160;: des plus obscurs tâcherons du rap aux virtuoses du genre, presque tous les citent dans leurs sources d’inspiration. Le groupe, en effet, porte bien son nom. C’est un ennemi car chacun de ses titres est un manifeste politique véhément&#160;: de leurs débuts (<em>Rebel without a pause</em>, 1987) jusqu’à aujourd’hui (<em>Son of a bush</em>, 2003), ils n’ont ménagé personne et derrière les titres provocateurs et dénonciateurs se cachent un vrai discours politique articulé, construit à la manière de Black Panthers du hip-hop. Leur succès a même fait d’eux l’ennemi public numéro un&#160;: un simple décompte des ventes de leurs disques convaincra les plus réticents.</p>
<p>Ceux qui se surnomment PE n’ont vraiment pas volé leur place. Ils ont réussi à installer le rap comme un style musical à part entière&#160;: le hip-hop est devenu grâce à eux un courant artistique majeur car en phase avec les tourments de la société, mais aussi surtout car musicalement élaboré&#160;: chacune de leurs chansons, si l’on prend la peine d’aller au-delà du message, frôle la perfection sonore tant dans les textes que les instrumentations. Les reprises que <a title="Site officiel de Tricky (en anglais)" href="http://www.trickyonline.com/">Tricky</a> a pu réaliser à ses débuts de quelques-uns de leurs titres (<em>Black Steel</em> ou <em>Lyrics of Fury</em>) le démontrent aisément&#160;: Public Enemy ne se contente pas de fredonner ou de vociférer sur des instrumentaux à base de samples, mais construit de vrais morceaux avec une puissance musicale identique à celle du rock et dont les paroles ont une vie propre, un <em>groove</em> qui transforme leurs textes en autre chose qu’un morne récitatif.</p>
<p><strong><em>New Whirl Odor</em></strong>, leur nouvel album, a un titre qu’on ne peut traduire qu’approximativement, jeu de mots ironique sur le nouvel ordre mondial prôné par Georges W. Bush avec des relents que nos contestataires trouvent puants. Dès l’introduction, <em>And no one broadcasted louder than</em>, Public Enemy donne le ton avec quelques comparaisons sans modestie&#160;: le rap est le CNN de la communauté noire et, eux, en sont le programme phare. La déclaration d’intention est louable mais il va falloir le prouver et être à la hauteur de leur immense réputation. Depuis 1988, les temps ont changé. Eminem, à force de provocations parfois gratuites, marque les esprits par ses paroles. Les parrains du hip-hop <em>west-coast</em> (<a title="Site officiel de Diddy (en anglais)" href="http://www.diddyonline.com/">Pimp Diddy</a>, <a title="Site officiel de Snoop Dog (en anglais)" href="http://www.snoopdogg.com/">Snoop Dog</a>), malgré leurs fâcheuses tendances à s’entourer de top-models et de voitures de luxe, s’imposent parmi les rares musiciens tous styles confondus dont les mélodies font mouche à tous les coups.</p>
<p>Aucune inquiétude, PE va remettre les pendules à l’heure sur tous les plans. Choquants&#160;? Ils pourraient l’être, mais jamais gratuitement, on préférera donc dire qu’ils sont dérangeants&#160;: <em>What a fool believes</em> commence ainsi par un vindicatif «&#160;Power to the people&#160;» avant d’égrener les questions que tout citoyen des États-Unis commence à poser à son gouvernement. Musicalement basé sur le mélange entre déluges de guitares et chorus féminins, Public Enemy hurle à la face des États-Unis les questions bien légitimes qui animeront le bilan de l’équipe Bush, notamment sa propension à accuser de terrorisme tout opposant et celle de se permettre l’inacceptable pour obtenir des aveux.</p>
<p><em>Either we together or we ain’t</em> est un instrumental de haute volée, un de ces interludes à bases de samples qui jalonnent l’album. Il lui apporte les moments de respiration nécessaires, parenthèses de calme avant que recommence la fureur contestataire. <em>Check what you’re listening to</em> correspond à un des meilleurs moments de l’album. À l’image de celui-ci, il dévoile les multiples talents de Public Enemy&#160;: la ligne rythmique basse-batterie composée pour l’occasion permet au DJ de prouver l’étendue de son talent&#160;: virtuose dans le scratch et d’un goût plus que sûr dans le choix des extraits (on y trouvera des fragments jazzy et même du rap français). Vocalement, la démonstration est aussi impressionnante&#160;: le morceau initialement scandé en rythme se termine dans un <em>a capella</em> polyphonique mémorable.</p>
<p><strong><em>New Whirl Odor</em></strong> est donc un album hip-hop qui ne surprendra par sa qualité que ceux qui n’ont jamais écouté Public Enemy et rassurera les fans du groupe sur le <em>leadership</em> de celui-ci dans le paysage hip-hop mondial. Musicalement impeccable, il est aussi riche dans ses compositions instrumentales que dans les parties composées dans la grande tradition scratchée du rap. Sans aucune concession textuelle, il évite l’écueil des provocations gratuites et reste fidèle à la légende militante que Public Enemy a construit au fil des années. Un album indispensable qu’il serait dommage de ne conseiller qu’aux fans de rap.</p>
<h2>{{Parution initiale dans Culturofil}}</h2>
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		<title>Present Music #029 : Rock Swings - Paul Anka</title>
		<author>
		<name>labosonic</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">S

i le disque en lui-même est loin d&apos;être remarquable, je dois bien avouer que le personnage de Paul Anka



, crooner 100 % yankee, au teint saturé de bétacarotène et à la retraite dorée à Vegas, est une source d&apos;inspiration sans limite aucune. Tant mieux, il faut parfois pouvoir se raccrocher à de tels béquilles pour pouvoir écrire sur des albums sans grande saveur








Paul Anka a probablement une grande carrière musicale à son actif outre-atlantique. Mais, rien n&apos;y fait, pour nous, en France, il restera celui qui a le premier chanté My Way, l&apos;adaptation anglaise de Comme d&apos;habitude. Comble du comble, il a eu le malheur de s&apos;approprier la chanson au point d&apos;oublier de verser des droits d&apos;auteur à notre Cloclo National. Le genre de crime de lèse- majesté péroxydée qui nous donne une image négative d&apos;un monsieur qui a pourtant commencé sa carrière en vendant neuf millions d&apos;exemplaires de son premier disque. Et on oubliera aussi volontiers que notre roi de la chorégraphie qui faisait « zip » quand il roulait, « bap » quand il tournait et « brr » quand il marchait n&apos;a probablement aucune paternité dans cette chanson, hormis une signature de partition en échange de son interprétation.


On imagine assez bien Paul Anka, condamné à des shows d&apos;un goût douteux sur la scène d&apos;un casino de Las Vegas, juste bon à entonner My Way entre le T-Bone Steack et le Sundae King Size d&apos;un public ventripotent, plus intéressé par les bandits manchots que par sa musique. C&apos;est ainsi que se conçoit une retraite dorée des superstars de la chanson aux USA. Mais voilà, qu&apos;on le veuille ou non, les crooners reviennent à la mode depuis que tout le monde a terminé le deuil de Frank Sinatra et chacun tente de récupérer un peu de la place qu&apos;il a laissé béante. La France a proposé Henry Salvador, les Etats-Unis Tom Jones, requinqué par un remix électro de son Sex Bomb et une participation très second degré au Mars Attacks de Tim Burton. Le Royaume-Uni a quant à lui joué la carte de la jeunesse avec un Robbie Williams convaincant et glamour.


Paul Anka tente lui aussi sa chance dans ce challenge avec Rock swings. Il va jouer sur deux atouts : sa crédibilité naturelle - en plus du succès de My Way, on lui doit la composition de She&apos;s a lady de Tom Jones - et l&apos;originalité rock - qui rappelle qu&apos;il a aussi composé pour Buddy Holy. Il conçoit donc un album de reprises de « standards » du rock réorchestrés pour un grand orchestre et pour donner libre cours à ses performances vocales.


Eye of the tiger, le générique de Rocky, est peut-être la meilleure illustration du sentiment global qu&apos;inspire Rock swings. L&apos;orchestration est si éloignée de l&apos;original qu&apos;elle en devient parodique ; le chant est parfait, trop même, pour la reprise d&apos;un tel morceau. Le rugissement final que pousse Paul Anka ne fait qu&apos;accentuer le malaise en ne levant pas l&apos;incertitude. On se pose une multitude de questions : est-on face à un projet artistique au premier degré ? Y a-t-il une ironie dans de telles reprises ? S&apos;il y a dérision, de qui Paul Anka se moque-t-il le plus : des crooners ou des rockers ?


Les balades et autres chansons originellement lentes peuvent paraître les plus faciles à reprendre mais les reprises ne sont finalement que peu intéressantes car assez peu surprenantes. Everybody hurts de REM, Eyes without a face de Billy Idol ou Tears in Heaven d&apos;Eric Clapton sont beaucoup trop prévisibles et leurs réinterprétations n&apos;apportent que peu de relief aux originaux, à l&apos;exception du Black Hole Sun de Soundgarden et du It&apos;s a Sin des Pet Shop Boys, transfigurés pour notre plus grand plaisir.


C&apos;est paradoxalement du côté des titres les plus rapides que l&apos;on a les plus grandes surprises. The way you make me feel de Michael Jackson ne swingue pas pour deux sous, ce qui est plutôt étonnant vu la réputation du king of pop. Mais Jump, qu&apos;Anka a transformé en un croisement entre l&apos;hymne des stades composé par Van Halen et le générique de Sacrée Soirée, possède un groove insoupçonnable. A l&apos;identique, Smells like teen spirit de Nirvana et Wonderwall d&apos;Oasis sont deux bons exemples démontrant de réelles qualités musicales que des déluges de guitare nous avaient trop longtemps caché.


Choix des morceaux, trop hétéroclites dans leurs versions originales, plus ou moins bonne qualité des reprises, on ne sait définitivement pas quoi penser de ce disque. C&apos;est un mauvais album de swing qui n&apos;égalerait certainement pas ce qu&apos;Anka pourrait réaliser avec sa voix de crooner et des standards du genre. C&apos;est un mauvais album de reprises, car il y a trop souvent des ratés qui ne lui donnent pas l&apos;homogénéité qu&apos;offrait il y a peu Nouvelle Vague. Il ne reste donc que l&apos;idée des reprises saugrenues qui n&apos;est hélas pas nouvelle : il y a presque dix ans, les Mike Flowers Pops l&apos;avaient déjà eue, avec de kitschissimes covers au second degré. Le résultat, quoique amusant, était assez inégal, tout comme l&apos;est aujourd&apos;hui Rock Swings. On oscille trop souvent entre le génie (Nirvana, Pet Shop Boys, Cure) et l&apos;exécrable bouillie pour les oreilles (Clapton, Jackson, Idol). Accordons juste à ce disque un mérite : il permet à chaque auditeur de l&apos;album de Paul Anka de savoir si sa chanson préférée a quelques qualités musicales en dehors de sa version originale.





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		<issued>2008-02-21T09:52:28Z</issued>
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<br />
</span></i></span><a href="http://www.amazon.fr/gp/redirect.html?ie=UTF8&amp;location=http%3A%2F%2Fwww.amazon.fr%2FRock-Swings-Paul-Anka%2Fdp%2FB0009A1BXG%3Fie%3DUTF8%26s%3Dmusic%26qid%3D1203759367%26sr%3D8-1&amp;tag=labosonbienve-21&amp;linkCode=ur2&amp;camp=1642&amp;creative=6746"><img width="200" vspace="5" hspace="5" height="200" align="right" alt="Rock Swings - Paul Anka" src="http://ecx.images-amazon.com/images/I/41P8JBMRHVL._AA240_.jpg" /></a><img alt="" style="display: none;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=labosonbienve-21&amp;l=ur2&amp;o=8" />
<p>Paul Anka a probablement une grande carrière musicale à son actif outre-atlantique. Mais, rien n’y fait, pour nous, en France, il restera celui qui a le premier chanté <em>My Way</em>, l’adaptation anglaise de <em>Comme d’habitude</em>. Comble du comble, il a eu le malheur de s’approprier la chanson au point d’oublier de verser des droits d’auteur à notre Cloclo National. Le genre de crime de lèse- majesté péroxydée qui nous donne une image négative d’un monsieur qui a pourtant commencé sa carrière en vendant neuf millions d’exemplaires de son premier disque. Et on oubliera aussi volontiers que notre roi de la chorégraphie qui faisait «&#160;zip&#160;» quand il roulait, «&#160;bap&#160;» quand il tournait et «&#160;brr&#160;» quand il marchait n’a probablement aucune paternité dans cette chanson, hormis une signature de partition en échange de son interprétation.</p>
<p>On imagine assez bien Paul Anka, condamné à des shows d’un goût douteux sur la scène d’un casino de Las Vegas, juste bon à entonner <em>My Way</em> entre le T-Bone Steack et le Sundae King Size d’un public ventripotent, plus intéressé par les bandits manchots que par sa musique. C’est ainsi que se conçoit une retraite dorée des superstars de la chanson aux USA. Mais voilà, qu’on le veuille ou non, les crooners reviennent à la mode depuis que tout le monde a terminé le deuil de Frank Sinatra et chacun tente de récupérer un peu de la place qu’il a laissé béante. La France a proposé Henry Salvador, les Etats-Unis Tom Jones, requinqué par un remix électro de son <em>Sex Bomb</em> et une participation très second degré au <em>Mars Attacks</em> de Tim Burton. Le Royaume-Uni a quant à lui joué la carte de la jeunesse avec un Robbie Williams convaincant et glamour.</p>
<p>Paul Anka tente lui aussi sa chance dans ce challenge avec <strong><em>Rock swings</em></strong>. Il va jouer sur deux atouts&#160;: sa crédibilité naturelle - en plus du succès de <em>My Way</em>, on lui doit la composition de <em>She’s a lady</em> de Tom Jones - et l’originalité rock - qui rappelle qu’il a aussi composé pour Buddy Holy. Il conçoit donc un album de reprises de «&#160;standards&#160;» du rock réorchestrés pour un grand orchestre et pour donner libre cours à ses performances vocales.</p>
<p><em>Eye of the tiger</em>, le générique de <em>Rocky</em>, est peut-être la meilleure illustration du sentiment global qu’inspire <strong><em>Rock swings</em></strong>. L’orchestration est si éloignée de l’original qu’elle en devient parodique&#160;; le chant est parfait, trop même, pour la reprise d’un tel morceau. Le rugissement final que pousse Paul Anka ne fait qu’accentuer le malaise en ne levant pas l’incertitude. On se pose une multitude de questions&#160;: est-on face à un projet artistique au premier degré&#160;? Y a-t-il une ironie dans de telles reprises&#160;? S’il y a dérision, de qui Paul Anka se moque-t-il le plus&#160;: des crooners ou des rockers&#160;?</p>
<p>Les balades et autres chansons originellement lentes peuvent paraître les plus faciles à reprendre mais les reprises ne sont finalement que peu intéressantes car assez peu surprenantes. <em>Everybody hurts</em> de REM, <em>Eyes without a face</em> de Billy Idol ou <em>Tears in Heaven</em> d’Eric Clapton sont beaucoup trop prévisibles et leurs réinterprétations n’apportent que peu de relief aux originaux, à l’exception du <em>Black Hole Sun</em> de Soundgarden et du <em>It’s a Sin</em> des Pet Shop Boys, transfigurés pour notre plus grand plaisir.</p>
<p>C’est paradoxalement du côté des titres les plus rapides que l’on a les plus grandes surprises. <em>The way you make me feel</em> de Michael Jackson ne swingue pas pour deux sous, ce qui est plutôt étonnant vu la réputation du king of pop. Mais <em>Jump</em>, qu’Anka a transformé en un croisement entre l’hymne des stades composé par Van Halen et le générique de <em>Sacrée Soirée</em>, possède un groove insoupçonnable. A l’identique, <em>Smells like teen spirit</em> de Nirvana et <em>Wonderwall</em> d’Oasis sont deux bons exemples démontrant de réelles qualités musicales que des déluges de guitare nous avaient trop longtemps caché.</p>
<p>Choix des morceaux, trop hétéroclites dans leurs versions originales, plus ou moins bonne qualité des reprises, on ne sait définitivement pas quoi penser de ce disque. C’est un mauvais album de swing qui n’égalerait certainement pas ce qu’Anka pourrait réaliser avec sa voix de crooner et des standards du genre. C’est un mauvais album de reprises, car il y a trop souvent des ratés qui ne lui donnent pas l’homogénéité qu’offrait il y a peu <em>Nouvelle Vague</em>. Il ne reste donc que l’idée des reprises saugrenues qui n’est hélas pas nouvelle&#160;: il y a presque dix ans, les Mike Flowers Pops l’avaient déjà eue, avec de kitschissimes <em>covers</em> au second degré. Le résultat, quoique amusant, était assez inégal, tout comme l’est aujourd’hui <strong><em>Rock Swings</em></strong>. On oscille trop souvent entre le génie (Nirvana, Pet Shop Boys, Cure) et l’exécrable bouillie pour les oreilles (Clapton, Jackson, Idol). Accordons juste à ce disque un mérite&#160;: il permet à chaque auditeur de l’album de Paul Anka de savoir si sa chanson préférée a quelques qualités musicales en dehors de sa version originale.</p>
<h2>{{Parution initiale dans Culturofil}}</h2>
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		<title>Present Music #028 : Ali Farka Touré</title>
		<author>
		<name>labosonic</name>
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		<summary type="text/plain">C

&apos;est peut-être une anecdote, un détail ou un oubli de ma part



 mais il me semble que cet article est l&apos;un des premiers portraits publiés sur le web francophone d&apos;Ali Farka Touré. Evidemment, je suis très attaché à AFT et je l&apos;ai déjà écrit ici de nombreuses fois. Si le portrait est assez convenu et finalement pas très original, cet exercice difficile est assez complet au niveau factuel, c&apos;est peut-être pour ça qu&apos;il manque d&apos;un peu d&apos;originalité.








L&apos;actualité nous a récemment donné de mauvaises nouvelles d&apos;Ali Farka Touré. Plus encore que le dernier album auquel il a participé, In the heart of the moon, sa trajectoire musicale mérite d&apos;être détaillée. Un regard rétrospectif sur sa carrière permet de mieux appréhender la musique africaine et d&apos;avoir aussi une vision différente d&apos;un continent détenteur d&apos;une infinie richesse musicale, sous bon nombre d&apos;inspirations.

De la naissance d&apos;Ali Ibrahim Touré en 1939, il n&apos;y a que peu de choses à dire, hormis l&apos;irruption d&apos;un surnom : Farka, signifiant la mule. Ali est un enfant du Mali, robuste, costaud comme l&apos;animal, premier d&apos;une lignée de dix à atteindre l&apos;âge adolescent et à survire à un environnement hostile. Doué pour la musique, le jeune Ali apprend quelques instruments : flûte peul, luth ngoni et guitare traditionnelle à quatre cordes.

Si son éveil à la vie musicale fut rapide, les années 60 qui verront naître un Mali indépendant, lui apporteront une opportunité sans précédent. Le nouveau gouvernement, conscient de l&apos;infinie richesse sonore de ses multiples cultures, crée de grands ensembles orchestraux régionaux, permettant ainsi à l&apos;âme musicale du pays neuf de grandir et de s&apos;épanouir. Ali officie pour la troupe du district de Niafunké, il y joue de l&apos;accordéon, du tambour et de la guitare occidentale, un instrument qu&apos;il ne possède pas mais qui lui permet de jouer facilement les partitions traditionnelles écrites pour quatre cordes.


1968, fut pour Ali, une année clé : une première tournée à l&apos;étranger à Sofia, où il accède enfin à la propriété d&apos;une guitare à six cordes et surtout, la découverte au Mali d&apos;une musique noire américaine qui va marquer sa vie : James Brown, Aretha Franklin, Otis Redding. Dès la première écoute, Ali est pétrifié, frappé même, par la ressemblance entre ces microsillons qui ont traversé l&apos;Atlantique et les airs traditionnels qu&apos;il joue depuis sa plus tendre enfance. D&apos;ailleurs, les nouvelles musiques africaines comme la rumba congolaise, le style guitare guinéen et la folie funk nigérienne de Fela Kuti commencent elles aussi à s&apos;en inspirer.


Ali Farka Touré, lui, se passionne pour le blues, qu&apos;il trouve étrangement proche des mélodies Tamascheq. Ses idoles Jimmy Smith, Albert King, John Lee Hooker, revendiquent une musique inventée par un certain Robert Johnson, Faust moderne ayant vendu son âme au diable dans les fins fonds du Delta du Mississipi. Ils y expriment au mieux le vague à l&apos;âme humain. Ali entend derrière l&apos;expression musicale de cette souffrance les chants des bergers de son pays. Son oreille décèle la part inconsciente de culture ancestrale que les fils d&apos;évadés de champ de coton en Caroline ont laissé de l&apos;autre côté de l&apos;océan.


Ali jouera du blues, en solo et durant les années 70, en complément de son travail de technicien à Radio Mali, perfectionnant ainsi sa vision propre d&apos;une musique importée et exportée, à qui il redonne son berceau originel. Le temps aidant, il publie dès 1976 grâce à Sonodisc un album intitulé Farka, dont le succès au Mali sera étendu au monde entier, réservé au petit cercle de la diaspora africaine.


L&apos;Europe ne le découvre que tard, en 1987, quand Ali vient y enregistrer un album et donner des concerts. Son blues y est alors à son apogée et tous ses disques en ont cette couleur si particulière, mi-américaine, mi-malienne. Il est alors reconnu comme le véritable instrumentiste virtuose qu&apos;il est et reçoit de prestigieuses visites sur ses disques : Taj Mahal l&apos;accompagnera sur son chef-d&apos; uvre qu&apos;est The Source et  Ry Cooder jouera sur l&apos;ensemble de Talking Timbuktu. Mais l&apos;âme des albums d&apos;Ali Farka Touré est autant dans la musique que dans les textes. Quelle que soit la langue qu&apos;il emploie pour chanter, il tient toujours le rôle traditionnel du griot : mi-raconteur d&apos;histoires mi-moteur de progrès social. Dofana, présent sur The Source, en est probablement la meilleure illustration : hymne musical à un village agricole transfiguré par l&apos;irrigation.


De nos jours, Ali Farka Touré a enfin sa place dans le panthéon de la musique et les fans de blues de par le monde le reconnaissent à sa juste valeur. Sa présence dans un des volets de la série documentaire de Martin Scorsese, From Mali to Mississipi, dont il inspire plus ou moins le titre, l&apos;atteste. En semi-retraite musicale, il ne sort plus de son silence que pour accompagner quelques amis : Toumani Diabaté et sa kora sur In the Heart of the moon, parrainer des débutants tels que Rokia Traoré et organiser des festivals musicaux dans sa ville. L&apos;âge aidant, il est passé du rôle d&apos;ambassadeur d&apos;une certaine musique africaine à celui de conservateur : à la fois gardien de la mémoire sonore du continent et formidable passeur.





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		<issued>2008-02-20T12:33:10Z</issued>
		<modified>2008-04-28T15:44:58Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://labosonic.viabloga.com"><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: xx-large;"><i>C</i></span><i><span style="font-size: medium;">'est peut-être une anecdote, un détail ou un oubli de ma part</span></i></span><span style="font-family: Verdana;"><i><span style="font-size: medium;"> mais il me semble que cet article est l'un des premiers portraits publiés sur le web francophone d'Ali Farka Touré. Evidemment, je suis très attaché à AFT et je l'ai déjà écrit ici de nombreuses fois. Si le portrait est assez convenu et finalement pas très original, cet exercice difficile est assez complet au niveau factuel, c'est peut-être pour ça qu'il manque d'un peu d'originalité.<br />
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</span></i></span>
<p>L’actualité nous a récemment donné de <a href="http://www.jeuneafrique.com/gabarits/articleDEP_online.asp?art_cle=PAN50025lemussebmaj0" title="Ali Farka Touré paralysé des deux jambes">mauvaises nouvelles</a> d’Ali Farka Touré. Plus encore que le dernier album auquel il a participé, <strong><em>In the heart of the moon</em></strong>, sa trajectoire musicale mérite d’être détaillée. Un regard rétrospectif sur sa carrière permet de mieux appréhender la musique africaine et d’avoir aussi une vision différente d’un continent détenteur d’une infinie richesse musicale, sous bon nombre d’inspirations.<br />
De la naissance d’<a href="http://mali-music.com/Cat/CatA/AFT/AFT.htm" title="Biographie d'Ali Farka Touré sur Mali Music">Ali Ibrahim Touré</a> en 1939, il n’y a que peu de choses à dire, hormis l’irruption d’un surnom&#160;: Farka, signifiant la mule. Ali est un enfant du Mali, robuste, costaud comme l’animal, premier d’une lignée de dix à atteindre l’âge adolescent et à survire à un environnement hostile. Doué pour la musique, le jeune Ali apprend quelques instruments&#160;: flûte peul, luth ngoni et guitare traditionnelle à quatre cordes.<br />
Si son éveil à la vie musicale fut rapide, les années 60 qui verront naître un Mali indépendant, lui apporteront une opportunité sans précédent. Le nouveau gouvernement, conscient de l’infinie richesse sonore de ses multiples cultures, crée de grands ensembles orchestraux régionaux, permettant ainsi à l’âme musicale du pays neuf de grandir et de s’épanouir. Ali officie pour la troupe du district de Niafunké, il y joue de l’accordéon, du tambour et de la guitare occidentale, un instrument qu’il ne possède pas mais qui lui permet de jouer facilement les partitions traditionnelles écrites pour quatre cordes.</p>
<p>1968, fut pour Ali, une année clé&#160;: une première tournée à l’étranger à Sofia, où il accède enfin à la propriété d’une guitare à six cordes et surtout, la découverte au Mali d’une musique noire américaine qui va marquer sa vie&#160;: <a href="http://www.funky-stuff.com/jamesbrown/" title="Site sur James Brown">James Brown</a>, <a href="http://www.legacyrecordings.com/arethafranklin/" title="Site officiel d'Aretha Franklin sur Legacy Records (en anglais)">Aretha Franklin</a>, <a href="http://jpp-product.club.fr/" title="Site sur Otis Redding">Otis Redding</a>. Dès la première écoute, Ali est pétrifié, frappé même, par la ressemblance entre ces microsillons qui ont traversé l’Atlantique et les airs traditionnels qu’il joue depuis sa plus tendre enfance. D’ailleurs, les nouvelles musiques africaines comme la rumba congolaise, le style guitare guinéen et la folie funk nigérienne de <a href="http://www.felaproject.net/" title="The Fela Kuti Project (en anglais)">Fela Kuti</a> commencent elles aussi à s’en inspirer.</p>
<p>Ali Farka Touré, lui, se passionne pour le blues, qu’il trouve étrangement proche des mélodies Tamascheq. Ses idoles <a href="http://www.vervemusicgroup.com/artist.aspx?aid=2740" title="Jimmy Smith sur Verve Records (en anglais)">Jimmy Smith</a>, <a href="http://staxrecords.free.fr/king.htm" title="Albert King sur Stax Records (en anglais)">Albert King</a>, <a href="http://www.johnleehooker.com/" title="Site officiel de John Lee Hooker (en anglais)">John Lee Hooker</a>, revendiquent une musique inventée par un certain Robert Johnson, Faust moderne ayant vendu son âme au diable dans les fins fonds du Delta du Mississipi. Ils y expriment au mieux le vague à l’âme humain. Ali entend derrière l’expression musicale de cette souffrance les chants des bergers de son pays. Son oreille décèle la part inconsciente de culture ancestrale que les fils d’évadés de champ de coton en Caroline ont laissé de l’autre côté de l’océan.</p>
<p>Ali jouera du blues, en solo et durant les années 70, en complément de son travail de technicien à Radio Mali, perfectionnant ainsi sa vision propre d’une musique importée et exportée, à qui il redonne son berceau originel. Le temps aidant, il publie dès 1976 grâce à <a href="http://www.afrik.com/musik/label.php?id_label=145" title="Sonodisc sur Musik d'Afrik">Sonodisc</a> un album intitulé <strong><em>Farka</em></strong>, dont le succès au Mali sera étendu au monde entier, réservé au petit cercle de la diaspora africaine.</p>
<p>L’Europe ne le découvre que tard, en 1987, quand Ali vient y enregistrer un album et donner des concerts. Son blues y est alors à son apogée et tous ses disques en ont cette couleur si particulière, mi-américaine, mi-malienne. Il est alors reconnu comme le véritable instrumentiste virtuose qu’il est et reçoit de prestigieuses visites sur ses disques&#160;: <a href="http://www.taj-mo-roots.com/" title="Taj Mahal (en anglais)">Taj Mahal</a> l’accompagnera sur son chef-d’œuvre qu’est <strong><em>The Source</em></strong> et  <a href="http://www.ryland-cooder.com/" title="Site sur Ry Cooder (en anglais)">Ry Cooder</a> jouera sur l’ensemble de <strong><em>Talking Timbuktu</em></strong>. Mais l’âme des albums d’Ali Farka Touré est autant dans la musique que dans les textes. Quelle que soit la langue qu’il emploie pour chanter, il tient toujours le rôle traditionnel du griot&#160;: mi-raconteur d’histoires mi-moteur de progrès social. <em>Dofana</em>, présent sur <strong><em>The Source</em></strong>, en est probablement la meilleure illustration&#160;: hymne musical à un village agricole transfiguré par l’irrigation.</p>
<p>De nos jours, Ali Farka Touré a enfin sa place dans le panthéon de la musique et les fans de blues de par le monde le reconnaissent à sa juste valeur. Sa présence dans un des volets de la série documentaire de Martin Scorsese, <a href="http://www.100blues.com/tribune.php?n=09" title="Le film de Scorcese vu par T'as pas 100 blues"><strong><em>From Mali to Mississipi</em></strong></a>, dont il inspire plus ou moins le titre, l’atteste. En semi-retraite musicale, il ne sort plus de son silence que pour accompagner quelques amis&#160;: <a href="http://mali-music.com/Cat/CatT/ToumaniDiabate.htm" title="Toumani Diabate sur Mali Music">Toumani Diabaté</a> et sa kora sur <strong><em>In the Heart of the moon</em></strong>, parrainer des débutants tels que <a href="http://www.rokiatraore.net/" title="Site officiel de Rokia Traoré">Rokia Traoré</a> et organiser des festivals musicaux dans sa ville. L’âge aidant, il est passé du rôle d’ambassadeur d’une certaine musique africaine à celui de conservateur&#160;: à la fois gardien de la mémoire sonore du continent et formidable passeur.</p>
<h2>{{Parution initiale dans Culturofil}}</h2>
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		<title>Present Music #027 : DE9: Transitions - Richie Hawtin</title>
		<author>
		<name>labosonic</name>
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		<summary type="text/plain">C

ommençons par un aveu : parmi la pile de disques que j&apos;ai chroniqué, il y a à peine une demi-douzaine 



d&apos;oeuvres qui arrivent à la hauteur de celle-ci. En effet, Hawtin est parmi les meilleurs sur la scène électronique : il a 



non seulement



 du talent en temps que compositeur mais aussi comme DJ et producteur et, croyez-moi, ils sont peu nombreux dans ce cas. Cet album-ci est probablement l&apos;un de ses plus aboutis, peut-être pas le meilleur ni le plus accessible, mais définitivement l&apos;un des plus excitants qu&apos;il ait jamais composé.








Richie Hawtin, aussi connu sous le pseudonyme de Plastikman, est probablement l&apos;artiste techno qui a le mieux marqué la dichotomie entre les deux aspects artistiques de son métier. Comme Disc-Jockey, il officie sous son nom propre et réalise des DJ-Sets d&apos;une techno dure, presque violente dans la lignée d&apos;un son rave originel. Par sa collaboration avec l&apos;allemand Sven Väth, pour l&apos;organisation des soirées Cocoon d&apos;Ibiza, il a redonné à l&apos;île une couleur musicale que beaucoup désespéraient d&apos;y entendre de nouveau. En tant que producteur et compositeur, Plastikman a réalisé un travail conceptuel qui restera dans les annales, caractéristique d&apos;une tendance dite minimaliste. Ses albums Artifacts BC et Consumed constituent deux des tentatives les plus marquantes de création à partir de l&apos;élément le plus souvent ignoré de la musique, à savoir le silence. Mais les travaux de défrichage de Plastikman sont désormais terminés et Richie Hawtin signe de son nom, auquel il accole un mystérieux DE9, ses nouvelles expérimentations.


DE9: Closer to the edit, paru en 2001, était un des premiers albums qui tentait de concilier les deux orientations de la scène électronique : production et mixage. Basé sur le collage, il juxtaposait plus de cent extraits des plus grandes productions électroniques en l&apos;espace de trente et un morceaux originaux et enchaînés. DE9: Transitions, la suite de ce projet, est plus ambitieux et encore plus abouti, offrant à la fois un CD et un DVD.


L&apos;écoute du CD démontre qu&apos;il a mis encore plus de soin dans la sélection des extraits de morceaux. Chacune des compositions qui s&apos;enchaînent en un mix parfait ont un air de déjà-vu sans pour autant permettre aux plus érudits d&apos;en reconnaître l&apos;origine. Par instants, on capte une rythmique empruntée aux productions de Basic Channel, des nappes synthétiques sorties de la discographie de Carl Craig, des similitudes avec les meilleurs réalisations de Ricardo Villalobos et bien sur du Plastikman. Mais rien n&apos;est clairement identifiable, chaque citation, chaque emprunt est bref, retravaillé, trituré, jusqu&apos;à devenir une parcelle originale, à la fois allusion ténue et minuscule pièce d&apos;un gigantesque puzzle musical.


L&apos;art du Disc-Jockey consiste à enchaîner les réalisations d&apos;autrui et d&apos;y apporter via sa touche personnelle une cohérence. Le talent de Richie Hawtin lui permet de réaliser une mise en abîme de cet exercice périlleux en se confrontant au double défi de réaliser cette performance sur la durée d&apos;un morceau et à l&apos;échelle d&apos;un disque complet. Autant dire que plus que jamais, c&apos;est du grand art, de l&apos;orfèvrerie sonore et, pourtant, ce CD est décevant en comparaison du DVD dont il n&apos;est que le condensé musical.


Richie Hawtin a en effet offert à son public un des rares DVD musicaux qui apportent, enfin, un véritable plus à la musique. Fait suffisamment exceptionnel pour être signalé, c&apos;est une des rares productions musicales créées spécialement pour le Dolby 5.1[1] et qui, de plus, ajoute un contenu visuel intelligent. Pour chaque morceau, constitué du collage d&apos;éléments musicaux, la piste vidéo présente sobrement le nom des briques de l&apos;édifice sonore, comme autant d&apos;invitations à mieux découvrir les entrailles de ce chef-d&apos; uvre. Ce DJ-Mix est agrémenté de deux bandes-annonces, d&apos;un petit documentaire sur sa conception et d&apos;un extrait d&apos;une performance live. On n&apos;est donc autant confronté à quatre-vingt seize minutes de musique, qu&apos;à des bonus qu&apos;on est plutôt en droit d&apos;attendre d&apos;un film.


On savait déjà que Richie Hawtin était un musicien très doué, avec de protéiformes facettes sonores. Grâce à DE9: Transitions, il semble s&apos;engager sur une voie encore plus complète qui lui permet à la fois de tirer le meilleur parti possible de la technique actuelle, de continuer ses expérimentations sonores et d&apos;y adjoindre un contenu vidéo qui sort des traditionnels clips de qualité trop souvent inégale.

Autant l&apos;avouer, ce coffret le fait sortir du lot des simples musiciens pour le faire rentrer dans le cercle très fermé de l&apos;art contemporain musical. Les anglais de Coldcut par leurs collages hip-hop qui alliaient James Brown et Prokofiev avaient déjà une place reconnue dans les musées. Jeff Mills, magicien des platines, s&apos;était frotté aux performances d&apos;artistes dans certains de ses travaux : The Exhibitionnist, performance live dans la vitrine d&apos;un magasin, Three Ages et Metropolis, relectures musicales des films muets de Buster Keaton et Fritz Lang. Richie Hawtin, par son excellence, vient de les rejoindre.


[1]. Les titres disponibles dans ce format le sont aussi en version stéréo standard, au format MP3 que Richie Hawtin a promu depuis des années, notamment en aidant à la mise au point de systèmes de mixage intuitif des fichiers numériques à partir d&apos;une platine vinyle.





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		<issued>2008-02-19T11:44:42Z</issued>
		<modified>2008-04-28T15:44:48Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://labosonic.viabloga.com"><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: xx-large;"><i>C</i></span><i><span style="font-size: medium;">ommençons par un aveu&#160;: parmi la pile de disques que j'ai chroniqué, il y a à peine une demi-douzaine </span></i></span><span style="font-family: Verdana;"><i><span style="font-size: medium;">d'oeuvres qui arrivent à la hauteur de celle-ci. En effet, Hawtin est parmi les meilleurs sur la scène électronique&#160;: il a </span></i></span><span style="font-family: Verdana;"><i><span style="font-size: medium;">non seulement</span></i></span><span style="font-family: Verdana;"><i><span style="font-size: medium;"> du talent en temps que compositeur mais aussi comme DJ et producteur et, croyez-moi, ils sont peu nombreux dans ce cas. Cet album-ci est probablement l'un de ses plus aboutis, peut-être pas le meilleur ni le plus accessible, mais définitivement l'un des plus excitants qu'il ait jamais composé.<br />
<br />
</span></i></span><a href="http://www.amazon.fr/gp/redirect.html?ie=UTF8&amp;location=http%3A%2F%2Fwww.amazon.fr%2FDe9-Transitions-Cd%252BDvd-Richie-Hawtin%2Fdp%2FB000CBNY0A%3Fie%3DUTF8%26s%3Dmusic%26qid%3D1203419576%26sr%3D8-2&amp;tag=labosonbienve-21&amp;linkCode=ur2&amp;camp=1642&amp;creative=6746"><img width="200" vspace="5" hspace="5" height="200" align="right" src="http://ecx.images-amazon.com/images/I/214317ZTN2L._AA192_.jpg" alt="DE9: Transitions - Richie Hawtin" /></a><img src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=labosonbienve-21&amp;l=ur2&amp;o=8" style="display: none;" alt="" />
<p>Richie Hawtin, aussi connu sous le pseudonyme de <a title="Site de Plastikman (en anglais)" href="http://www.plastikman.com/">Plastikman</a>, est probablement l’artiste techno qui a le mieux marqué la dichotomie entre les deux aspects artistiques de son métier. Comme Disc-Jockey, il officie sous son nom propre et réalise des DJ-Sets d’une techno dure, presque violente dans la lignée d’un son rave originel. Par sa collaboration avec l’allemand Sven Väth, pour l’organisation des soirées <a title="Cocoon.net (en anglais)" href="http://cocoon.net/">Cocoon</a> d’Ibiza, il a redonné à l’île une couleur musicale que beaucoup désespéraient d’y entendre de nouveau. En tant que producteur et compositeur, Plastikman a réalisé un travail conceptuel qui restera dans les annales, caractéristique d’une tendance dite minimaliste. Ses albums <em>Artifacts BC</em> et <em>Consumed</em> constituent deux des tentatives les plus marquantes de création à partir de l’élément le plus souvent ignoré de la musique, à savoir le silence. Mais les travaux de défrichage de Plastikman sont désormais terminés et Richie Hawtin signe de son nom, auquel il accole un mystérieux DE9, ses nouvelles expérimentations.</p>
<p><em>DE9: Closer to the edit</em>, paru en 2001, était un des premiers albums qui tentait de concilier les deux orientations de la scène électronique&#160;: production et mixage. Basé sur le collage, il juxtaposait plus de cent extraits des plus grandes productions électroniques en l’espace de trente et un morceaux originaux et enchaînés. <a title="Site de promotion du disque (en anglais)" href="http://www.richiehawtin.com/"><strong><em>DE9: Transitions</em></strong></a>, la suite de ce projet, est plus ambitieux et encore plus abouti, offrant à la fois un CD et un DVD.</p>
<p>L’écoute du CD démontre qu’il a mis encore plus de soin dans la sélection des extraits de morceaux. Chacune des compositions qui s’enchaînent en un mix parfait ont un air de déjà-vu sans pour autant permettre aux plus érudits d’en reconnaître l’origine. Par instants, on capte une rythmique empruntée aux productions de <a title="Site du label (en anglais)" href="http://basicchannel.com/">Basic Channel</a>, des nappes synthétiques sorties de la discographie de Carl Craig, des similitudes avec les meilleurs réalisations de <a title="Site de Ricardo Villalobos chez Logistic Records" href="http://www.logisticrecords.com/fr/artist.php?id=28">Ricardo Villalobos</a> et bien sur du Plastikman. Mais rien n’est clairement identifiable, chaque citation, chaque emprunt est bref, retravaillé, trituré, jusqu’à devenir une parcelle originale, à la fois allusion ténue et minuscule pièce d’un gigantesque puzzle musical.</p>
<p>L’art du Disc-Jockey consiste à enchaîner les réalisations d’autrui et d’y apporter via sa touche personnelle une cohérence. Le talent de Richie Hawtin lui permet de réaliser une mise en abîme de cet exercice périlleux en se confrontant au double défi de réaliser cette performance sur la durée d’un morceau et à l’échelle d’un disque complet. Autant dire que plus que jamais, c’est du grand art, de l’orfèvrerie sonore et, pourtant, ce CD est décevant en comparaison du DVD dont il n’est que le condensé musical.</p>
<p>Richie Hawtin a en effet offert à son public un des rares DVD musicaux qui apportent, enfin, un véritable plus à la musique. Fait suffisamment exceptionnel pour être signalé, c’est une des rares productions musicales créées spécialement pour le Dolby 5.1<sup>[1]</sup> et qui, de plus, ajoute un contenu visuel intelligent. Pour chaque morceau, constitué du collage d’éléments musicaux, la piste vidéo présente sobrement le nom des briques de l’édifice sonore, comme autant d’invitations à mieux découvrir les entrailles de ce chef-d’œuvre. Ce DJ-Mix est agrémenté de deux bandes-annonces, d’un petit documentaire sur sa conception et d’un extrait d’une performance live. On n’est donc autant confronté à quatre-vingt seize minutes de musique, qu’à des bonus qu’on est plutôt en droit d’attendre d’un film.</p>
<p>On savait déjà que Richie Hawtin était un musicien très doué, avec de protéiformes facettes sonores. Grâce à <strong><em>DE9: Transitions</em></strong>, il semble s’engager sur une voie encore plus complète qui lui permet à la fois de tirer le meilleur parti possible de la technique actuelle, de continuer ses expérimentations sonores et d’y adjoindre un contenu vidéo qui sort des traditionnels clips de qualité trop souvent inégale.<br />
Autant l’avouer, ce coffret le fait sortir du lot des simples musiciens pour le faire rentrer dans le cercle très fermé de l’art contemporain musical. Les anglais de <a title="Site de Coldcut (en anglais)" href="http://www.coldcut.net/">Coldcut</a> par leurs collages hip-hop qui alliaient James Brown et Prokofiev avaient déjà une place reconnue dans les musées. <a title="Jeff Mills chez Axis Records (en anglais)" href="http://www.axisrecords.com/">Jeff Mills</a>, magicien des platines, s’était frotté aux performances d’artistes dans certains de ses travaux&#160;: <em>The Exhibitionnist</em>, performance <em>live</em> dans la vitrine d’un magasin, <em>Three Ages</em> et <em>Metropolis</em>, relectures musicales des films muets de <a title="Société internationale autour de Buster Keaton (en anglais)" href="http://www.busterkeaton.com/">Buster Keaton</a> et Fritz Lang. Richie Hawtin, par son excellence, vient de les rejoindre.</p>
<p><em>[1]. Les titres disponibles dans ce format le sont aussi en version stéréo standard, au format MP3 que Richie Hawtin a promu depuis des années, notamment en aidant à la mise au point de systèmes de mixage intuitif des fichiers numériques à partir d’une platine vinyle.</em></p>
<h2>{{Parution initiale dans Culturofil}}</h2>
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		<title>Present Music #026 : dEUS vs. Franz Ferdinand</title>
		<author>
		<name>labosonic</name>
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		<summary type="text/plain">U

ne fois n&apos;est pas coutume, j&apos;ai tenté de courir deux lièvres à la fois et je traite de deux albums que j&apos;aurais écarté de ma sélection autrement



. Cet éternel dessus de la pile de nouveautés est toujours remplacé par une sortie à venir plus séduisante ou plus mauvaise, qui inspire plus du goût ou dégoût que ces disques-ci. Ces disques sont bons mais font partie de mes regrets de chroniqueur, qui n&apos;arrivent pas à trouver leur place dans un planning trop chargé, d&apos;où l&apos;idée de leur consacrer au moins une fois une chronique.








Un simple coup d&apos; il rétrospectif sur le calendrier des sorties musicales fait craindre le pire. Avouons-le, les oreilles mélomanes se sont pas mal ennuyées cette année, du moins jusqu&apos;à cette rentrée. L&apos;industrie musicale donne la vague impression de se structurer comme celle du livre : avec une ou deux périodes clés, incontournables pour placer des poulains dans les starting-blocks d&apos;une course aux récompenses et du chemin vers la hotte du Père Noël. Ces mois de septembre et d&apos;octobre ont ainsi vu se déployer un arsenal de nouveautés françaises et anglo-saxonnes. Côté français, les majors ont parié sur la nostalgie doucereuse (Souchon, M, Noir Désir), et le marché international, mû par le lancement de la tournée des Rolling Stones, joue la corde des anciens (Depeche Mode, Paul Mac Cartney) et du rock.

Cette pratique commerciale discutable, auparavant limitée au morceau futile destiné à devenir le tube de l&apos;été, laisse malheureusement en jachère nos oreilles pendant quelques mois et lance une course vaine, celle du  meilleur  album de l&apos;année dans les classements des magazines spécialisés, comme si la qualité était chiffrable. Comparons donc deux des prétendants rockers en course et prouvons la vacuité d&apos;une telle compétition.


Le quatrième album des belges de dEUS, Pocket Revolution, et You could have it so much better, deuxième opus de Franz Ferdinand, n&apos;ont rien en commun. Ces derniers, peut-être propulsés un peu vite nouvel espoir du renouveau par la presse anglaise toujours friande de ces figures salvatrices, livrent un album presque photocopié du précédent, tandis que les cinq flamands semblent avoir franchi une nouvelle étape.


Le successeur de Franz Ferdinand, premier album du groupe éponyme, en semble la copie conforme : des mélodies rock basiques. Comme pour devenir immédiatement identifiable et ne pas décevoir les fans, l&apos;album repose essentiellement sur le jeu de deux guitares saturées avec une basse lourde et une batterie métronomique. Le chant, scandé avec ce phrasé si caractéristique qui a fait leur succès, finit d&apos;achever la réalisation d&apos;un album qui n&apos;innove finalement que par quelques mélodies pop moyennement remuantes : Walk Away, Fade Together et Eleanor put your boots on. Cette dernière, allusion délibérée aux Beatles, tout comme Do you Want to semble être un hommage au My Sharona des Knacks, n&apos;a cependant pas la force des autres et on sent malgré tout que Franz Ferdinand excelle avant tout dans le rock, plus dynamique.


dEUS quant à lui propose une révolution de poche : difficile de décrire mieux l&apos;ambition de leur dernier album. Chaque chanson est une invitation à sortir des sentiers battus du rock, une alternative pleine de maturité à cette musique qui n&apos;était finalement au commencement qu&apos;une nouvelle danse bruyante pour jeunes gens insouciants, ce que Franz Ferdinand illustre à merveille.

Chacun des morceaux de Pocket Revolution a son climat propre basé sur l&apos;établissement d&apos;une ambiance, son évolution au fil du temps et des vrombissements électriques des guitares. La construction de chaque mélodie y est réglée avec une précision diabolique, à l&apos;image de Start Stop Nature, chanson rock innocente en son début, dont chaque seconde gagne en intensité jusqu&apos;à un paroxysme insoupçonnable. Pocket Revolution, fera penser, excusez-du peu, aux meilleurs expérimentations de Sonic Youth, par ses mélodies travaillées, la richesse des orchestrations, sa volonté délibérée de faire du rock une chose sérieuse, capable de susciter des émotions, de retranscrire un chaotique air du temps grâce à des instruments.


Franz Ferdinand réalise un album trop identique au précédent pour qu&apos;on ne puisse éviter de se questionner sur leurs ambitions mercantiles, leurs suites dans les idées, leur persévérance ou leur volonté de s&apos;auto-parodier. Quelles que soient les réponses, il serait idiot de décréter que You could have it so much better est un album raté sous prétexte qu&apos;il se sert de recettes pour transformer chacun de ses titres en un tube en puissance, condensé d&apos;énergie rock désinvolte, à l&apos;image de This boy. Cet album a la fraîcheur de la jeunesse et permet à ceux qui l&apos;auraient perdue de la retrouver dans l&apos;espace des trois minutes d&apos;une chanson.

dEUS, diamétralement opposé, fait un pas de plus vers une certaine forme de  grande musique  à base de riffs de guitares. Pocket Revolution, avec une application si virtuose qu&apos;elle en devient spontanée et des morceaux plus longs que ceux de You could have it so much better, permet à chacun d&apos;y gagner en maturité. Comment choisir, et surtout dans quel but, entre les deux visages du rock, ceux-là même qui font sa magie, ceux qui font que des blanc-becs d&apos;une vingtaine d&apos;année sembleront toujours pouvoir en remontrer à leurs aînés, alors que ceux-ci continuent encore à leur enseigner des choses ?





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		<issued>2008-02-18T13:00:00Z</issued>
		<modified>2008-04-28T15:43:53Z</modified>
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</span></i></span>
<p>Un simple coup d’œil rétrospectif sur le calendrier des sorties musicales fait craindre le pire. Avouons-le, les oreilles mélomanes se sont pas mal ennuyées cette année, du moins jusqu’à cette rentrée. L’industrie musicale donne la vague impression de se structurer comme celle du livre&#160;: avec une ou deux périodes clés, incontournables pour placer des poulains dans les starting-blocks d’une course aux récompenses et du chemin vers la hotte du Père Noël. Ces mois de septembre et d’octobre ont ainsi vu se déployer un arsenal de nouveautés françaises et anglo-saxonnes. Côté français, les majors ont parié sur la nostalgie doucereuse (Souchon, M, Noir Désir), et le marché international, mû par le lancement de la tournée des Rolling Stones, joue la corde des anciens (Depeche Mode, Paul Mac Cartney) et du rock.<br />
Cette pratique commerciale discutable, auparavant limitée au morceau futile destiné à devenir le tube de l’été, laisse malheureusement en jachère nos oreilles pendant quelques mois et lance une course vaine, celle du “meilleur” album de l’année dans les classements des magazines spécialisés, comme si la qualité était chiffrable. Comparons donc deux des prétendants rockers en course et prouvons la vacuité d’une telle compétition.</p>
<p>Le quatrième album des belges de <a title="Site officiel de dEUS (en anglais)" href="http://www.deus.be/">dEUS</a>, <strong><em>Pocket Revolution</em></strong>, et <strong><em>You could have it so much better</em></strong>, deuxième opus de <a title="Site officiel de Franz Ferdinand (en anglais)" href="http://www.franzferdinand.co.uk/">Franz Ferdinand</a>, n’ont rien en commun. Ces derniers, peut-être propulsés un peu vite nouvel espoir du renouveau par la presse anglaise toujours friande de ces figures salvatrices, livrent un album presque photocopié du précédent, tandis que les cinq flamands semblent avoir franchi une nouvelle étape.</p>
<p>Le successeur de <em>Franz Ferdinand</em>, premier album du groupe éponyme, en semble la copie conforme&#160;: des mélodies rock basiques. Comme pour devenir immédiatement identifiable et ne pas décevoir les fans, l’album repose essentiellement sur le jeu de deux guitares saturées avec une basse lourde et une batterie métronomique. Le chant, scandé avec ce phrasé si caractéristique qui a fait leur succès, finit d’achever la réalisation d’un album qui n’innove finalement que par quelques mélodies pop moyennement remuantes&#160;: <em>Walk Away</em>, <em>Fade Together</em> et <em>Eleanor put your boots on</em>. Cette dernière, allusion délibérée aux Beatles, tout comme <em>Do you Want to</em> semble être un hommage au <em>My Sharona</em> des Knacks, n’a cependant pas la force des autres et on sent malgré tout que Franz Ferdinand excelle avant tout dans le rock, plus dynamique.</p>
<p>dEUS quant à lui propose une révolution de poche&#160;: difficile de décrire mieux l’ambition de leur dernier album. Chaque chanson est une invitation à sortir des sentiers battus du rock, une alternative pleine de maturité à cette musique qui n’était finalement au commencement qu’une nouvelle danse bruyante pour jeunes gens insouciants, ce que Franz Ferdinand illustre à merveille.<br />
Chacun des morceaux de <strong><em>Pocket Revolution</em></strong> a son climat propre basé sur l’établissement d’une ambiance, son évolution au fil du temps et des vrombissements électriques des guitares. La construction de chaque mélodie y est réglée avec une précision diabolique, à l’image de <em>Start Stop Nature</em>, chanson rock innocente en son début, dont chaque seconde gagne en intensité jusqu’à un paroxysme insoupçonnable. <strong><em>Pocket Revolution</em></strong>, fera penser, excusez-du peu, aux meilleurs expérimentations de <a title="Site officiel de Sonic Youth (en anglais)" href="http://www.sonicyouth.com/">Sonic Youth</a>, par ses mélodies travaillées, la richesse des orchestrations, sa volonté délibérée de faire du rock une chose sérieuse, capable de susciter des émotions, de retranscrire un chaotique air du temps grâce à des instruments.</p>
<p>Franz Ferdinand réalise un album trop identique au précédent pour qu’on ne puisse éviter de se questionner sur leurs ambitions mercantiles, leurs suites dans les idées, leur persévérance ou leur volonté de s’auto-parodier. Quelles que soient les réponses, il serait idiot de décréter que <strong><em>You could have it so much better</em></strong> est un album raté sous prétexte qu’il se sert de recettes pour transformer chacun de ses titres en un tube en puissance, condensé d’énergie rock désinvolte, à l’image de <em>This boy</em>. Cet album a la fraîcheur de la jeunesse et permet à ceux qui l’auraient perdue de la retrouver dans l’espace des trois minutes d’une chanson.<br />
dEUS, diamétralement opposé, fait un pas de plus vers une certaine forme de “grande musique” à base de riffs de guitares. <strong><em>Pocket Revolution</em></strong>, avec une application si virtuose qu’elle en devient spontanée et des morceaux plus longs que ceux de <strong><em>You could have it so much better</em></strong>, permet à chacun d’y gagner en maturité. Comment choisir, et surtout dans quel but, entre les deux visages du rock, ceux-là même qui font sa magie, ceux qui font que des blanc-becs d’une vingtaine d’année sembleront toujours pouvoir en remontrer à leurs aînés, alors que ceux-ci continuent encore à leur enseigner des choses ?</p>
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		<summary type="text/plain">Difficile de savoir où donner de la tête quand on a, comme moi en ce moment : les mains dans le CSS pour créer le nouveau design de Critico-blog, les oreilles dans des disques, les yeux ouverts sur le web et plein d&apos;autres activités.



Avec un tel planning, je me suis octroyé une grosse semaine de répit dans ma série musicale (Present Music &amp;amp; All Time Music) mais le travail d&apos;inventaire et d&apos;écriture de nouveaux articles continue, puisque cette semaine la série continue avec mes chroniques de Culturofil 26 à 30 et ce week end un article sur un des disques qui ont marqué ma vie et qui constituent les favoris de ma discothèque.

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		<issued>2008-02-18T11:07:31Z</issued>
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Avec un tel planning, je me suis octroyé une grosse semaine de répit dans ma série musicale (Present Music &amp; All Time Music) mais le travail d'inventaire et d'écriture de nouveaux articles continue, puisque cette semaine la série continue avec mes chroniques de Culturofil 26 à 30 et ce week end un article sur un des disques qui ont marqué ma vie et qui constituent les favoris de ma discothèque.</div>]]></content>
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