. - -




More
  • Pauvre Ferry, il n'a jamais été très brillant mais là, il touche effectivement le fond. (4)
Things
  • Un jour noir (2)
  • Break
  • Unfinished streak
Food
  • Kozlika's lunchbox #1 (8)
Revolutionary
  • La musique et l'ère digitale (3)
Art
  • Present Music #030 : New Whirl Odor - Public Enemy (2)
  • Present Music #029 : Rock Swings - Paul Anka (1)
  • Present Music #028 : Ali Farka Touré
  • Present Music #027 : DE9: Transitions - Richie Hawtin
  • Present Music #026 : dEUS vs. Franz Ferdinand
  • Present Music #025 : Adieu Tristesse - Arthur H (1)
Critico-Blog
Culturofil
  • - Boxes de Jane Birkin et Mon meilleur ennemi de Kevin Macdonald, les DVD
    - Autobio : écologie bien ordonnée commence par soi-même
    - Harriet Marin, Très à l’ouest d’Eden
    - Saez : retour du petit prince torturé
    - Many things : Seun Kuti reprend le business familial
    - Jackpot, de Tom Vaughan
  • Anonyme - Present Music #014 : Minimum maximum - Kraftwerk #1
  • Boeb'is - Un jour noir #2
  • gilda - Un jour noir #1
  • labosonic - Present Music #030 : New Whirl Odor - Public Enemy #2
  • thom - Present Music #029 : Rock Swings - Paul Anka #1
People
  • Music Business Music Business
  • Miss Parker Miss Parker
  • Akynou Akynou
  • Pop-Rock.com Pop-Rock.com
  • Food for your ears Food for your ears
Music
  • Dan Cortez : MySpace

    Dan Cortez (My Space)
Other People
  • Art-Rock
  • Acide Critique
  • CinémaniaC
  • BMR & MAM
  • Itinéraire(s)
  • Les Irréductibles
  • Berceuse électrique
  • Les bouquins de maman
  • Thé toi et lis
  • Devotionall

Kozlika's lunchbox #1

Le 26-01-2007
Repas hivernal et italien

Premier panier repas à destination de Kozlika et premier souci : Si j'étais un éminent gastronome, je composerais un quelque chose en forme de menu qui soit résolumment de saison et avec les produits adaptés. Mais je ne fais pas ces billets pour donner des cours de cuisine en forme d'almanach, alors, je fais les plats que je veux ! Et puis, de toute façon ... Y a plus de saison, ma bonne dame ! Vous avez vu la semaine dernière, les 14 degrés qu'il faisait en plein janvier et le temps de cette semaine ? Devant une assiette, l'humanité entière devient une femme enceinte avec des accès de boulimie sélective et irrationnelle. Chaque être redevient le foetus qu'il fut et cède de nouveau à son premier caprice intra-utérin, celui qui poussait maman à avoir des envies de fraise ou d'autre chose.
Moi, c'était les artichauts qui me travaillaient, depuis qu'un joli fagot de minuscules spécimens m'avait fait de l'oeil sur un étal du marché. Ils étaient sublimes ceux-là, petits, rangés en fagots, si menus qu'avec ma botte de cinq à la main, j'avais l'impression d'avoir un bouquet de tulipe à offrir à une amoureuse que je n'ai pas. Des légumes comme ça, qui ressemblent autant à des fleurs, faut les chérir. Pas question de les livrer tels quels à dépecer dans l'assiette. Hors de propos de faire la dissection d'aussi jolis choses lors du repas. Oublier le banal artichaut vinaigrette et penser poivrade. C'est du légume superstar, genre vedette internationale, qui n'entre sur scène qu'une fois maquillée et parée de ses plus beaux atours dans les coulisses de la cuisine.
Donc, les artichauts dans mon panier, va falloir les soigner au préalable. Qu'ils arrivent dans l'assiette sans qu'on leur voie les poils, juste le coeur. En terme technique culinaire, on dit dans une délicieuse métonymie qu'on les tourne. Et, comme ces bijoux sont fragiles, ne pas oublier d'acheter du citron pour les y tremper, sinon ils s'oxydent et perdent leur teint de porcelaine à peine coupés.
Une fois leurs petits coeurs mis à nu, j'en fais quoi ? J'ai bien envie de les emmener en voyage vers l'Italie car c'est le pays dont la cuisine sait peut-être le mieux mettre en valeur les bons produits. La France est avant tout un pays de recettes tandis que la gastronomie de la botte a plus la vocation de mettre en valeur des produits exceptionnels. Je vais donc essayer de les intégrer à un risotto où ils pourront s'ébattre à coeur joie avec d'autres légumes de bonne compagnie.

Pour le risotto, c'est assez facile à faire, il n'y a que deux approches. La première, que je trouve assez pénible, consiste à penser en chimiste : parler de la quantité d'amidon qui va permettre à chaque grain de coller à son voisin comme dans un slow langoureux. Manque de pot, j'ai jamais aimé les histoires d'amour qui se réduisent à des dosages de phéromones. Je vais donc m'en occuper comme un alchimiste. Pour réussir un risotto, c'est facile, il faut un bon riz, un bon bouillon et du temps. Pour le riz, le top c'est l'arborio, bien rond, qui sue un jus blanchâtre à mesure qu'il cuit. Pour le bouillon, avec un tiers de vin blanc, c'est meilleur ... Le seul secret est dans la patience. Question de timing. L'arborio, faut juste le mouiller : jamais le noyer, ni le laisser s'assécher. Tu le laisses cuire tranquille, à feu moyen, dans sa poële et tu gardes une oreille dessus, tu lui donnes à boire dès qu'il glougloute de soif mais pas trop, juste ce qu'il faut et tu peux pas le rater ...

Comme compagnons de jeux pour mes divins artichauts, j'ai choisi un casting assez ordinaire : des petits oignons frais et une demie échalote pour ajouter un goût pas trop prononcé, un poivron autant pour la touche de couleur verte que pour le goût, une courgette, plus pour sa texture qui absorbera bien les arômes environnants que pour sa saveur propre et, miracle, une grosse poignée de fèves que j'ai eu le plaisir de trouver au détour d'un autre étal du marché Mon risotto ne sera qu'une symphonie bichrone en vert et blanc..

Un risotto, c'est sympa, mais ça n'est qu'un accompagnement et il faudrait donc réussir à lui trouver des compagnons d'assiette sur le thème italien. Un truc pas trop lourd, bien sûr, mais un petit quelque-chose quand même, histoire que le repas ne se résume pas à une platrée de riz. Ca ferait vulgaire, aussi bon soit-il. C'est à ce moment que j'ai pensé à une focaccia, version bottée de la fougasse franchouillarde que je pourrais fourrer de quelques petits ingrédients savoureux.

Sauf que ma focaccia, par flemme et par commodité, vu l'exercice de la lunchbox, je vais l'adapter à ma manière. Une fougasse, c'est de la pâte à pain. Comme je suis un peu fainéant, je me contenterais d'un rouleau de pâte à pizza toute faite, elle sera bâtarde sans être du pain pour autant. Et pour la réchauffer plus facilement, je vais pas en faire une grosse mais plusieurs petites et bien remplies, un peu comme un bun américain. Ce sera plus facile à réchauffer d'une part et chacun pourra avoir le plaisir de l'ouvrir dans son assiette et de se prendre un jet de vapeur savoureuse en coupant sa croûte avec la pointe du couteau. Je vais la garnir de choses plutôt légères, en contrepoint d'un risotto plutôt consistant : du chèvre frais allongé d'un trait d'huile d'olive dans lequel j'aurais incorporé des morceaux d'échalote, d'oignon, un peu de roquette poivrée, une touche de pesto, des pignons de pin.

Et dans l'assiette, j'aurais donc le petit pain tout rond, tout chaud, à base de chèvre et de pesto qui tiendra compagnie à mon risotto sur un joli lit de roquette que j'assaisonnerais d'une vinaigrette maison à base d'huile d'olive avec une touche de basilic pour renforcer la couleur locale.

La liste de course :
4 artichauts, un citron, du riz arborio, deux bottes d'oignons jeunes, un poivron vert, deux carottes, une courgette, une échalote, des fèves, de la roquette poivrée, du chèvre, des pignons de pin,

Sans blabla :

Le risotto

Tourner les artichauts et conserver les coeurs dans de l'eau citronnée.
Couper en brunoise (en dès, donc) les carottes, les oignons, les échalotes, le poivron et la courgette.
Réserver un peu de la brunoise d'oignon et d'échalotte pour la préparation au chèvre.
Ecosser les fèves et les faire blanchir une petite dizaine de minute avec les carottes dans un bouillon de légumes.
Réaliser un risotto de manière classique dans lequel vous incorporez les légumes et le bouillon associé.

La foccacia
Préparer une pâte à base de chèvre frais dans laquelle vous incorporerez :
- un filet d'huile d'olive
- la roquette et les pignons de pin grossièrement hachés
- la brunoise d'oignon et d'échalote préalablement réservée
- une gousse d'ail hachée
Réaliser 8 cercles de pate à pizza de taille identique
Tartiner la pâte à base de chèvre sur 4 des cercles et une touche de pesto sur les autres
Former quatres petits pains ronds en joignant les 8 cercles deux par deux.
Enfournez dans un four préchauffé à 180° pendant 30 minutes.
Servez-le tout sur le reste de roquette assaisonné avec une touche de pesto.



8 Commentaires


Le marché

Le 25-01-2007

J'ai déjà eu l'occasion de l'aborder de manière discrète : j'ai le privilège d'entretenir avec Kozlika une relation un peu spéciale. Les hasards de sa vie font qu'elle travaille littéralement en bas de chez moi et que ses horaires (atypiques et harassants) conviennent assez bien à mon emploi du temps. Il arrive parfois que nous nous retrouvions au moment où elle débauche pour prendre un café aux alentours de 14 heures et discuter un brin.

Lors de notre dernière rencontre autour d'une tasse fumante, elle a émis l'idée que je cuisine de temps en temps pour elle en lui préparant un petit doggy bag qu'elle pourra emmener et faire réchauffer le soir même. Et j'avoue que l'idée me plaît. Si les dons culinaires de Kozlika sont légendaires, notamment son clafoutis, il est de notoriété publique qu'elle n'a pas beaucoup de patience pour confectionner un repas. A l'opposé, je fais partie de ceux qui ne rechigent jamais à prendre de leur temps pour confectionner un plat.

D'un côté des bouches à nourrir (trois personnes chez elle) et de l'autre un célibataire qui adore cuisiner mais , je l'avoue, a toujours un peu de peine à confectionner une vraie recette car si la qualité est parfois au rendez-vous, les quantités le sont toujours et chaque exploit culinaire s'étale sur deux à trois repas. J'ai donc décidé de vous faire régulièrement part de mes expériences de plats à emporter que je vais confectionner pour elle.



2 Commentaires


A la soupe, à la soupe !!!

Le 12-08-2006
Parce que je dois bien ça à Vroumette

Ne croyez jamais à tout ce que j'écris sur mon blog : la preuve, je me suis récemment extirpé de la zone merveilleuse que constitue l'intérieur du périphérique pour aller en banlieue et en RER chez Vroumette.

Je ne vous livrerais aucune impression particulière sur cette soirée partagée avec Ka, la maîtresse de maison et son Zorro. C'est de l'ordre du privé mais je vais volontiers vous filer quelques tuyaux sur la soupe avec laquelle je suis arrivé. C'est parfois dans mes habitudes de célibataire de répondre aux invitations en venant accompagné d'un plat, en l'occurence une entrée, une soupe froide au melon.


La photo a été réalisée par la maitresse de maison.


L'idée globale de la soupe :
L'objectif va être de jouer sur l'inattendu avec une soupe froide (fort à propos vu la saison). Dans nos contrées, nous sommes plutôt habitués aux bonnes soupes fumantes et copieuses après la pluie automnale ou la giboulée printannière. Pour renforcer l'effet de surprise, cette soupe est sucrée (mais pas trop, elle constitue une entrée, pas un dessert) et légèrement relevée. Cette entrée est essentiellement basée sur la fraîcheur (pour celà, on utilisera quelques ingrédients annexes pour relever le goût du melon).

Les ingrédients de la recette :
Pour huit personnes (soit deux litres), j'ai utilisé :
- Une pastèque moyenne (de 10 à 15 centimètres de diamètre)
- Quatre melons de taille normale (type charentais)
- Un quart de botte d'oignons frais.
- quelques brins de coriandre
- quelques ingrédients de mon fond d'épicerie (ail, huile, vinaigre, tabasco, crème)

Ce sont des ingrédients et des proportions données à titre indicatif, vous verrez ensuite (dans la partie variante) que l'on peut modifier tout ça selon les besoins.

La principe de la recette :
Il est super simple : tout balancer dans le mixer qui va tout faire pour nous.
Pour ceux qui disposent d'un bol blender, c'est l'instrument idéal. Le plongeur à soupe pourra aussi faire l'affaire si vous coupez vos ingrédients plus finement avant. Un babycook peut aussi peut-être faire l'affaire.
Pour ceux qui n'ont pas de mixeur, allez faire un tour là, vous verrez comme c'est bien un robot.

Le secret de la recette :
Quelques heures avant de tout mettre dans le robot, vous coupez en morceau la pastèque, les melons, les oignons et l'ail (2 à trois gousses selon leur taille). Entreposez-le tout au réfrigérateur avec un trait d'huile d'olive et un à deux traits de vinaigre (de Xérés ou de vin rouge) et laissez le reposer (idéalement une nuit fait l'affaire histoire que toutes les saveurs se mélangent).

Ensuite, mixez-le tout, vous obtiendrez une soupe de base.

Ajuster la soupe de base :
Vous avez maintenant une soupe d'une jolie couleur rouge orangée et vous allez la goûter pour l'adapter aux goûts de vos convives et/ou à vos idées de présentations : logiquement si vous avez suivi les proportions vous avez un goût de la soupe assez sucré et doux avec un arrière-goût un peu plus fort et légèrement piquant.

- Si la soupe vous paraît trop liquide, ajoutez une tranche de pain (rassis, idéalement, si évite de gâcher les restes) pour l'épaissir.

- Ajuster le goût :
  • rajouter un ou deux oignons nouveaux dans le robot jouera sur l'arrière goût en le rendant un peu plus doucereux.
  • rajouter une demie ou une gousse d'ail renforcera le côté piquant de l'arrière-goût.
  • augmenter la dose de vinaigre renforcera cet aspect en donnant un goût plus pimenté.
Les doses que j'ai donné au départ donnent un équilibre assez standard et intéressant mais si vous savez que vos convives aiment plus tel ou tel aspect renforcez-le.

- Rajouter une goutte de tabasco ou un trait de citron, ça augmente toujours un peu le contraste entre le goût et l'arrière-goût (enfin, moi, je trouve mais c'est peut-être psychologique ...)

Le dressage (ou suggestions de présentations) :

C'est ce qui permet de transformer un animal sauvage en meilleur ami de l'homme, de la même manière c'est ce qui permet de transformer une suite d'aliments en un plat.


La manière la plus simple de présenter la soupe est de la servir dans un verre assez haut du genre demi-pinte de bière.

Une manière un peu plus élaborée pourrait consister en la servir à même le melon que vous aurez évidé et coupé en dents de requins (un exemple ici puisque je suis fanatique de ces découpes). L'inconvénient est alors que vous aurez à faire attention à ne pas abîmer le melon quand vous préparez la recette.

Si vous servez à l'assiette, vous pourrez vous amuser à faire un joli dessin en blanc avec de la crème fraîche et rajouter quelques touches de vert (la coriandre avec son goût frais se marie très bien).

Si vous voulez servir de manière "super frime", réutilisez la présentation dans un verre et présentez la soupe en "cappucinno" : remplissez la pinte de 2/3 de soupe et d'un 1/3 d'une crème que vous aurez monté au fouet pour figurer la mousse, vous saupoudrerez d'un peu de piment doux en poudre par dessus la mousse. Dans ce cas, préméditez votre présentation en faisant une soupe plutôt épaisse pour jouer sur le contraste entre la légèreté du dessus du verre et la densité de la soupe située en dessous.

Quelques variantes :
Si vous avez des difficultés avec les pastèques (parce que c'est gros ces machins là), vous pouvez la remplacer des melons verts et des melons d'eau. Votre couleur de soupe sera peut-être un peu moins rouge et plus orangée.
Si vous voulez une soupe très sucrée, ajoutez un trait de porto dans votre soupe de base en même temps que le vinaigre et l'huile.
Si vous n'aimez pas le melon et la pastèque mais avez quand même envie d'une soupe froide de cette couleur orangée, vous pouvez faire cuire des carottes (plutôt petites et jeunes) et faire une soupe froide à base de carottes que vous accorderez avec des épices de circonstances (du cumin ou du gingembre selon votre palais). Evitez juste de la servir dans un demi melon, ce serait un peu bête.



13 Commentaires


And she's buying

Le 03-03-2006
C'est un joli paradis

J'ai toujours, naïvement, pensé que le Stairway to Heaven de Led Zeppelin serait un escalier qui monterait vers le septième ciel et que je le franchirais avec la femme de ma vie. C'était compter sans Nawal, qui m'a prouvé tout le contraire.

Ce n'est pas celle avec qui je partagerais mes jours et mes nuits, même si j'ai toujours plaisir à partager d'excellents moments avec elle. Et, surtout, elle m'a entraîné dans un escalier qui plongeait vers une cave, dotée d'un mot de passe. Des coups frappés en cadence sur une porte marquée privée une porte s'ouvre et son sourire, comme un sésame, fait le reste, elle m'a entraînée, sûre de son fait dans la cuisine du lieu, où d'autres compères devisent par ailleurs.

Poser les pieds dans un tel lieu, ce fut pour moi comme avoir le privilège de visiter les coulisses d'un théâtre pendant le spectacle ou mieux encore celui de retrouver mes 3 ans et de pouvoir passer la nuit dans un magasin de jouets. L'endroit n'a pas le luxe du rez-de-chaussée, il n'est qu'un couloir bien aménagé et chauffé par les fourneaux. Il dispose d'un piano mais ce n'est pas le même et l'homme qui y opère d'un geste sûr devise tranquillement avec nous.

Faire la cuisine est une chose, de la restauration est une autre. L'énoncé du nombre de couverts que Joseph assure seul est impressionnant. Nawal et moi profitons du passage du chef au passe pour nous planter au milieu de son espace et le contempler. On en rêve tous les deux. En tout cas moi, au moins, une fois, d'être au piano et de le faire, ce service spécial, idéalement pour des amis qui seraient en haut. De pouvoir faire la plus belle chose du monde et dans le lieu le plus adapté. Une soirée Open Style, au moins une fois dans ma vie.

Merci Nawal pour m'avoir donné ce nouveau rêve.



1 Commentaire

>

Labosonic Moteur : ViaBloga
Thème : Aquabahn