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Comme un seul homme

Le 04-05-2007
pour une seule femme

J'aurais tenu jusqu'à deux jours du scrutin présidentiel pour éviter de vous donner mon opinion sur le choix à faire ce dimanche. Les raisons que j'avais de me taire sont légitimes, certes, mais je préfère cesser de me mordre les lèvres pour garder un silence qui me pèse de plus en plus plutôt que de m'en mordre les doigts dans une centaine d'heures.

L'enjeu de cette élection est aussi simple que riche de conséquences : choisir entre un candidat et une candidate pour savoir qui des deux dirigera le pays dans les cinq années à venir. L'un et l'autre ont probablement des qualités et des défauts que chacun verra plus ou moins exarcerbés selon les tendances politiques qui sont placées sur eux. Je ne vous parlerais pourtant ni de droite, ni de gauche pour expliquer ce qui va me motiver à glisser mon bulletin dans l'urne mais de démocratie, car je crois bien plus en cette notion, qu'en des étiquettes qui ont plus valsé ces derniers temps qu'en période de soldes dans le magasin de prêt à porter en bas de chez moi.

Je suis profondément attaché à la démocratie, y compris dans le respect dans ce qu'elle a de plus essentiel : permettre à toutes les voies, même, voire surtout, divergentes de s'exprimer. Je pense même, quelque part et à mon humble niveau, y participer quotidiennement. Je sais bien que le système électoral est imparfait, qu'il assène facilement un malheur aux vaincus tout sauf juste alors que ceux-ci ne seront finalement que très peu inférieurs en proportion et que sur dix votants le déséquilibre sera de 5 et des poussières contre 5 moins quelques centièmes après la virgule. Mais qu'importe, je persiste à croire qu'il n'y a pas pour le moment de meilleurs systèmes. Et les larmes de joie ou d'amertume que je verserais ce dimanche ne seront que celles d'un citoyen déçu ou enthousiaste mais, en aucun cas, celles d'un homme blessé par un système qu'il trouve injuste.

Certains ont souligné ces derniers temps, la tentation du candidat Sarkozy à embrasser des thèmes qui vont bien au delà de son camp supposé, notamment sa propension à récupérer la mémoire des figures historiques d'un camp prétendument opposé (Jean Jaurès, Guy Mocquet) tandis qu'il incorporait à son discours des éléments proches d'une thématique qui avait déserté la droite républicaine française depuis des années (assimilation des valeurs de Mai 1968 aux dérives du capitalisme financier, prises de positions controversées sur la génétique).

Tenter de voir clair dans ce grand écart idéologique est nécessaire car si Nicolas Sarkozy revendique effectivement une certaine forme de rupture, ce n'est certainement pas celle qu'il affirme.

En premier lieu, il rompt avec la tradition gaulliste de la droite qu'incarnait Jacques Chirac. Celle-ci avait ses qualités et ses défauts mais disposait avant tout d'un mérite, celui de la clarté absolue vis à vis des valeurs défendues par le père fondateur de la cinquième République et celles de la République en général. Quant en 1995, Jacques Chirac réalise le discours dit du Vel' d'Hiv, le plus marquant de ses deux mandats, celui où il assume, avec courage, le fait de briser le tabou de la France collaborationniste, il dénonce les pires exactions commises lors de la Collaboration (probablement les plus noirs actes criminels réalisés par un pays allié aux nazis).

Difficile d'en dire autant d'un Nicolas Sarkozy, qui n'hésite pas à affirmer :
(..) Je veux leur dire qu’ils auront à choisir entre ceux qui assument toute l’Histoire de France et les adeptes de la repentance qui veulent ressusciter les haines du passé en exigeant des fils qu’ils expient les fautes supposées de leur père et de leurs aïeux. Je suis de ceux qui pensent que la France n’a pas à rougir de son histoire. Elle n’a pas commis de génocide. Elle n’a pas inventé la solution finale. Elle a inventé les droits de l’Homme et elle est le pays du monde qui s’est le plus battu pour la liberté.
Discours à Nice, le 30 mars 2007

Contrairement à Nicolas Sarkozy et, à l'identique de Jacques Chirac, lorsque mes pas parcourent le pavé parisien et s'égarent Rue Nélaton ou Avenue Henri-Martin, je conserve toujours en mémoire le souvenir des français qui ont, il y a 60 ans, été conduit à l'enfer par leurs zélés concitoyens. Et au cas où la mémoire me manquerait, une plaque commémorative est d'ailleurs placée sur le mur de l'école qui me sert de bureau de vote et elle mentionne clairement que les déportations juifs furent le fait de la milice française.

Cette rupture marquée clairement se pose la question de quelle droite incarne Nicolas Sarkozy, notamment ses relations avec l'extrême droite française. Nice, là encore apporte un éclairage puisque le candidat de l'UMP pose l'enjeu de l'élection présidentielle en une opposition claire la France contre l'Anti-France :
(..) Je veux dire aux Français qu’ils auront à choisir entre ceux qui aiment la France et ceux qui affichent leur détestation de la France.
On est là clairement dans une posture qui fleure bon l'extrême-droite (Qui n'est pas avec moi est contre moi et ne mérite pas même d'être considéré comme membre de notre nation.) et l'appel du pied à l'électorat du Front National. S'il n'est pas interdit de vouloir ramener dans le droit chemin de la démocratie, l'électorat d'un parti aux idées aussi extrêmes que nauséabondes, il est des bornes à ne pas dépasser et l'ex-ministre de l'intérieur n'hésite jamais à les fouler au pied. Les mot-clés de ses discours sur la France et l'Europe sont respectivement, au point de vue migratoire et économique : Identité Nationale et Préférence Communautaire. N'inversez surtout pas les épithètes, vous y trouveriez fort aisément des expressions qui vous feront dresser les cheveux sur la tête.

Ces prises de position font-elles pour autant du candidat Sarkozy un candidat d'extrême-droite ? La question mérite d'être posée d'autant plus qu'un faisceau de présomption aménerait à le penser :
  • Ses fréquentations, d'abord.
  • Jamais l'entourage proche d'un candidat n'avait été aussi dense en anciens du groupe Occident (Devedjian, Goasguen, Longuet). Chaque camp a ses membres au passé trouble, certes, mais il est quand même surprenant de voir autant de partisans d'une sévérité extrême du Ministère de l'Intérieur avoir joué de la barre de fer et du cocktail molotov dans leur jeunesse et proner aujourd'hui la tolérance zéro.
  • Gianfranco Fini, ami et leader de l'ex-droite fasciste (pro-mussolinienne jusqu'en 1994), a édité et préfacé les versions italiennes de deux de ses livres (La République, les religions, l'espérance & Témoignage).
  • Certains de ses slogans et actions en accord avec les idées de Jean-Marie Le Pen
  • La plus fameuse est certainement le "La France, on l'aime ou on la quitte.", directement recyclé des slogans de 1995 de la section jeunesse du Front National.
  • La liste est plus longue et assez exhaustivement détaillée par ReSo.net.
Pourtant, malgré certains points communs, extrêmement génants sur le plan idéologique, Nicolas Sarkozy est aussi en rupture avec la tradition française d'extrême-droite. Ses prises de position sur la discrimination positive, l'immigration choisie par quotas, ses déclarations d'intention sur le droit de vote des immigrés ne sont absolument pas de l'ordre du discours de Jean-Marie Le Pen.

Cette double-rupture avec les deux grands pôles de la droite française, cette droite décomplexée dont se revendique l'actuel UMP est donc suffisamment différente de ses ancêtres pour incarner un véritable changement de cap. Evidemment, certaines méthodes des deux blocs ont été conservées.

Côté ex-RPR, on retrouvera un goût prononcé pour l'affairisme immobilier et la connivence avec le complexe médiatico-industiel.
Nicolas Sarkozy, contrairement à toutes ses promesses et à ses 11 autres concurrents, n'a pas publié l'état de son patrimoine personnel avant le scrutin présidentiel.
Les plus grands industriels, patrons de presse et autres actionnaires principaux des grands médias du pays sont ses amis personnels et si cet univers peut être soumis à une certaine omerta sur d'éventuels connivences, il est quand même plus que dérangeant que les conflits d'intérêts qui en découleraient ne soient pas suffisamment observés à la loupe. Une retranscription d'un propos off d'un journaliste d'I-Télé où il n'apparaît pas sous son meilleur jour ? Officiellement retiré à la demande de la rédaction de la chaîne. Une partie, la plus scandaleuse, de l'émission de l'émission phare de TF1 manquante sur le site web de la chaîne ? C'est une erreur technique. Un directeur de rédaction limogé, c'est une coïncidence. Un livre non publié suite à un entretien Place Beauveau, une caricature qui déplaît en une d'un quotidien et c'est l'envoi d'un motard en tenue. Calomnies, affabulations ou faits avérés ? Les exemples sont trop nombreux pour que l'on se puisse se contenter de démentis axés sur l'unique argument du "Si l'on m'attaque autant sur ce sujet, c'est bien la preuve que les médias sont libres." sans songer à une simple partie émergée de l'iceberg et ni Martin Bouygues, ni Arnaud Lagardère ne peuvent être disculpés de ces soupçons par une telle stratégie de défense.

Du côté du FN, le candidat Sarkozy a gardé le goût de la pratique oratoire ambigüe :
- Le recours, sous prétexte d'échapper à une certaine pensée unique, à l'utilisation de concepts tendancieux, par exemple le mot race :
(...) la France, ce n'est pas une ethnie, la France, ce n'est pas une race, prenons la Chine. 90 % des chinois sont des "hans", on peut dire que l'empire colossal chinois, c'est une race, c'est une ethnie (...)
- L'utilisation de certaines des expressions clés du discours du Front National :
Pourquoi tant de haine ? Parce que je dis tout haut ce que tout le monde pense tout bas, que si l’on n’aime pas la France on n’est pas obligé d’y venir et on n’est pas obligé d’y rester (...)
Discours à Nice, le 30 mars 2007

- L'auto-contradiction selon l'interlocuteur et l'objectif visé :
Mais on trahit l’idéal que l’on prétend inculquer à la jeunesse quand on prive une partie de la jeunesse de l’accès aux grandes œuvres de l’esprit en prétendant qu’elle n’est pas capable de faire l’effort nécessaire pour les comprendre, que c’est trop compliqué pour elle et que cela ne lui sert à rien, quand on refuse d’enseigner Antigone au fils d’ouvrier ou à l’enfant d’immigré (...) Quand il n’y aura plus qu’une toute petite partie de la jeunesse qui comprendra ce que signifie la phrase d’Antigone : « Je ne suis pas venue pour partager la haine mais pour partager l’amour », nous n’aurons pas préparé une société de l’amour mais une société de la haine.
Discours à Nice, le 30 mars 2007
L’autre jour, je m’amusais, on s’amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d’attaché d’administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d’interroger les concurrents sur laPrincesse de Clèves. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu’elle pensait de la Princesse de Clèves… Imaginez un peu le spectacle !
Discours à Lyon, le 23 février 2006

- La stigmatisation systématique par l'amalgame d'une pratique minoritaire à la majorité honnie :
On n'est pas polygame, on pratique pas l'excision sur ses filles, on égorge pas le mouton dans son appartement et on respecte les règles républicaines.
TF1
- L'illustration, dans la même veine, par le fait divers (renforcé toujours par l'affirmation d'une rencontre).
J’y suis allé avec en moi le souvenir de cette famille à la Courneuve qui pleurait la mort d’un petit garçon de onze ans. C’était le jour de la fête des pères, deux bandes rivales s’affrontaient au pied de l’immeuble, il a pris une balle perdue. C’était le jour où j’ai parlé du Karcher. Je ne regrette rien.
Discours à Lyon, le 23 février 2006

Le procédé est simple et très prisé par Nicolas Sarkozy : La mise en scène du candidat confronté en tant qu'individu à un fait divers inacceptable, permet de justifier tant l'horreur de l'acte énoncé est importante, toutes les propositions énoncées après, y compris celles qui sont inacceptables à elle-même. Le recours à l'émotion de l'auditeur coupe naturellement son aptitude à la réflexion et l'action proposée (ou la solution proposée) est systématiquement analysée avec le coeur et non l'intellect, donc justifiée car l'objection y est interdite et considérée comme légitime pour tous les cas alors qu'elle ne pourrait éventuellement l'être que dans ce cas extrême.

En guise de contre-exemple, j'ai utilisé le même procédé pour dénoncer le caractère aggravant d'une peine de prison.

- Le soit-disant diktat d'une pensée unique :
J'aimerais que l’on puisse dire j'aime la France, sans être nationaliste. J'aimerais que l’on puisse parler de l’immigration, sans être traîté de raciste. Je veux que l’on puisse dire que le rôle de l'Etat, c'est de protéger, sans être traîté de protectionniste. On ne peut plus rien dire sur rien.
TF1
Par ce discours conclu sur le "on ne peut plus rien dire sur rien", Nicolas Sarkozy pose deux choses :

- la juxtaposition du "je" et du "on" qui permet de justifier l'injustifiable, non seulement ses propos mais aussi ceux, prononcés par son auditoire, qui sont (éventuellement) racistes et, à ce titre, punis par les lois de la République. Cette phrase même est l'illustration de ce que signifie le terme droite décomplexée.

- Il pose aussi l'affirmation d'une diabolisation :
On notera par exemple la récurrence du Pourquoi tant de haine ? scandé comme un leitmotiv dans le discours de Dijon du 23 avril 2007.

Une telle récupération des procédés (et pas les plus dignes) des deux droites françaises (et pas uniquement la plus fréquentable) ne doit pas masquer un réel divorce avec les traditions profondes de ces deux entités. La droite incarnée par Nicolas Sarkozy n'est ni le gaullisme social du RPF, ni le poujadisme démagogique tendance gros rouge et saucisson. Non, le candidat de l'UMP n'est ni d'une droite modérée, ni d'extrême-droite. Il est d'une droite extrême qui emploie les mêmes mots que l'extrême-droite mais pas dans le même ordre pour défendre sa vision de société. Et cette vision, quelle est-elle ?

Economiquement, elle est bien plus inspirée des idées anglo-saxonnes que de la tradition française incarnée par Jacques Chirac. Si l'on se place en comparaison avec le modèle anglais, elle a plus de similarités avec Margaret Thatcher que Tony Blair. La comparaison pourrait être flatteuse si elle ne se produisait pas à contretemps (un quart de siècle de retard) et si le bilan social des années de celle qu'on surnommait Tina (pour There is no alternative) n'avait pas été si catastrophique (Mon côté mélomane renverra volontiers aux White Riots chantées par les Clash, pour plus de détails, la lecture d'England's dreaming de Jon Savage).

Idéologiquement, elle flirte avec le nationalisme dans un culte de la nation très proche de la culture américaine. Celle-là même où la question Vous n'aimez pas l'Amérique ? coupe court à tout débat, (C'est l'argument du
ceux qui aiment la France et ceux qui affichent leur détestation de la France). Celle-là même qui pose systématiquement l'opposition entre blocs (have/have not) :
- ceux qui ont un travail (et donc peuvent travailler plus) et ceux qui n'en ont pas
- ceux qui ont une religion (plus ou moins bien considérés selon leur foi, on a vu l'utilisation des préjugés à propos de l'Islam - amalgames fréquents sur la Turquie Etat laïc où la Cappadoce est considérée comme un repère d'intégristes).
- ceux qui ont de l'argent et ceux qui n'en ont pas (c'est le principe du bouclier fiscal qui éxonère et favorise les grosses fortunes).
- ceux qui grimpent l'échelle sociale au mérite et ceux qui héritent (avec l'abolition des droits de succession).

On est donc dans un modèle néo-conservateur très inspiré de Georges W. Bush qui s'enveloppe dans un discours idéologique aussi efficace que le discours d'un camelot de foire.

Les argumentaires de Nicolas Sarkozy et de l'UMP sont aussi spécieux et simplificateurs que les slogans publicitaires d'organisme de crédit (à ceci près qu'ils sont dépourvus de l'astérisque qui stipule dans une fonte ridiculement petite les conditions inadmissibles de ceux-ci et d'une clause légale de dédir de sept jours si l'on désire changer d'avis) :

- Recours répété à l'émotion (Illustration par le fait divers).

- Elément discursif résolumment tourné de la manière la plus habile possible :
Travailler 50 minutes de plus par jour permet de gagner 15 % de rémunération à la fin du mois.
En termes numériques, cela équivaut à passer de 35 à 39 h en volume horaire par semaine soit un gain en temps travaillé pour l'entreprise 11,43 %.
Le gain en terme salarial est de 15 %, soit environ 3,6 points d'augmentation effective , ce qui est immédiatement moins attrayant surtout quand cette condition n'est possible que sur la base d'un hypothétique volontariat.

- Volontairement provocateurs sur certaines thématiques sensibles :
- Le terme même d'identité nationale juxtaposé à celui d'immigration se réfère à des thèses culturellement proches de celles des extrêmes droites de type Nouvelle Droite (dont Jorg Haider fut le plus emblématique représentant tant le tollé au parlement européen fut retentissant suite à son élection).
- La digression impromptue sur la génétique :
"J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a mille deux cents ou mille trois cents jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense."
Ce genre de dérapages est proprement scandaleux par les amalgames qu'il sous-entend et autorise avec d'autant plus de vigueur que sont martelés par ailleurs les thématiques du "On ne peut plus rien dire" et de la "majorité silencieuse". Si certains se drapent dans des argumentaires alambiqués, pseudo-scientifiques et/ou historiques pour justifier des positions ouvrant la porte aussi aisément aux malentendus, c'est qu'ils considèrent le candidat de l'UMP comme un piètre orateur incapable de prendre une position claire.

- On ajoutera à toutes ces postures, une réelle incapacité du système médiatique à opposer une critique cohérente digne de ce nom. On notera, par exemple, une volonté de gommer les erreurs lors du débat télévisé, l'amnésie collective sur ses cinq ans dans les derniers gouvernements, une réflexion acerbe du candidat lors du 100 minutes pour convaincre de l'entre deux tours où Arlette Chabot a été qualifiée de pas aimable parce qu'elle insistait sur une question.

Il y a dans cette liste au moins une demi-douzaine d'éléments susceptibles d'alarmer quiconque a une conception même restreinte de ce qu'est la démocratie ou le respect d'autrui et tout autant de périls à venir pour la République si Nicolas Sarkozy est élu.
Glisser le bulletin marqué de ce nom dans l'urne n'est pas uniquement un risque que nous ne pouvons nous permettre de prendre.
Il est essentiel pour l'avenir de ce pays d'assumer clairement un vote d'opposition à un candidat qui mêle argumentaires de bas étages, théories économiques accroissant les inégalités, politiques sécuritaires et idéologies qui mettront tôt ou tard le pays dans une situation sociale inconfortable.


En d'autres termes, et sans états d'âme, abstention ou vote blanc, il faut voter comme un seul homme pour une seule femme.


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5 Commentaires


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Commentaires

Merci pour cet article, je vais essayer de faire en sorte qu'un maximum de personnes le lise.

eustazio - 05.05.07 à 00:45 - # -

← Re: bravo

article formidable. Je vais faire un lien depuis mon blog. Merci pour ces analyses fines.

Juju - 05.05.07 à 10:38 - # -

J'approuve...

Chacun à sa manière...

Moi aussi, j'ai craqué tout à l'heure... J'ai exprimé ma préférence, laissant mes inquiétudes en filigranes.

J'M.

Justine Miso. - 05.05.07 à 14:05 - # -

Bravo. Je me suis permis de reprendre cet article dans sa quasi intégralité (avec lien vers ce blog, et lien vers l'article ici même) sur mes deux blogs (ici et là). Suppression possible si nécessaire. Mais je crois qu'il faut diffuser cet article à un maximum de gens car il est bien écrit, clair et facile à lire. Merci encore !

Leto - 05.05.07 à 17:51 - # -

← Re:

Merci, Leto pour ces gentils mots, j'ajoute effectivement une mention identique à celle que j'avais utilisé pour mon article sur les sondages et je n'ai aucun souci avec les troncatures que vous avez réalisé.

Mentions spéciales :
- qu'il est, au contraire des autres articles de cet espace, reproductible à loisir à condition de faire mention de son auteur, d'un lien vers l'article originel et d'accorder à son auteur un droit de réponse en cas de troncature d'une citation.

labosonic - 05.05.07 à 18:58 - # -

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