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Dans la série, Labosonic n'a peur de rien

Le 04-01-2006
Labosonic blasphème

a doit être l'effet d'un an de blog et de presque autant de chroniques musicales. Je commence à dire du mal d'albums sur lesquels la critique est unanimement bonne. Et en plus interprétés par une légende. 

Vous découvrirez tout ça dans Culturofil (Si c'est pas du teasing, ça ...). Mais ça va aussi me permettre de vous expliquer un peu comment je travaille dessus et finalement pourquoi elles vous plaisent ... Parce que près de 1000 lectures par mois, ici, elles doivent bien vous plaire un peu, non ?

Régle numéro 1 :
Moins j'ai de contact avec les maisons de disque, mieux je me porte. C'est idiot, je sais, certains attaché(e)s de presse sont très cools et pas forcément toujours dans le rôle du VRP en représentation (J'ai quelques exemples en tête de gens que j'ai pu rencontrer par le passé mais je vais pas les citer, ça ferait des jaloux). Mais c'est comme ça, les maisons de disques avec des AP sympas ne sont pas plus avantagées que les autres. Ca me permet en même de temps en temps d'aller faire traîner mes oreilles en dehors des sentiers battus (Chris Coco n'a été que très peu promu en France, Les trois accords ne le sont pas encore assez mais ça va arriver, moi, je vous le dis ...). Donc, si un jour vous voyez un type traîner dans un magasin de disques et passer trop de temps sur la borne d'écoute, c'est peut-être moi.
En plus, ça m'évite parfois des échanges de courriels un peu déplaisants du style : "On a bien écouté le même album ?" qui ne font finalement que dégrader des rapports de courtoisie entre les gens. Je ne suis pas un professionnel de la musique et n'aspire pas à l'être. Je revendique donc le droit de me tromper, d'éviter de me greffer tel une sangsue sur le Music Business alors que je n'y ai pas ma place. D'autres blogueurs, bien plus doués que moi, font d'ailleurs des choses bien mieux que les miennes.

Régle numéro 2 :
J'arrive "vierge" devant un disque. En ayant appliqué la règle numéro 1, je n'ai à aucun moment la tentation de reprendre les mots ou les idées de documents à destination de promotion des artistes. De la même manière, j'évite scrupuleusement de lire les avis d'autres blogueurs émérites sur les disques dont je sais que je vais parler, ceux de la presse subissent le même ostracisme. Résultat, mon avis sur un disque est personnel et ce n'est qu'après que je lis ce qu'en pensent les autres.

Régle numéro 3 :
Je considère un disque écouté uniquement quand il est écouté au casque.

Régle numéro 4 :
Quand je n'aime pas un disque, je le dis ou j'évite d'en parler (Le portrait d'Ali Farka Touré m'a par exemple permis d'éviter de dire ce que je pensais de son album duo avec Toumani Diabaté). Si je parle d'un disque et que j'en dis du mal : c'est déjà qu'il mérite que j'en parle. Soit parce qu'il était attendu et décevant, soit parce qu'il implique un artiste qui même s'il n'a pas réalisé là son chef d'oeuvre mérite quand même qu'on parle de lui : le dernier Thiéfaine, la compilation de Jacques Higelin.

Régle numéro 5 :
Je m'accorde le droit de me tromper sur un disque, deux disques, dix disques et toute la ligne. Je ne donne que mon avis et rien ne remplacera jamais le fait d'aller écouter avant d'acheter.
Et ce n'est pas parce que je me trompe sur un disque que je rectifierai le tir plus tard, ni si le disque est unaniment bon selon tous les autres avis, ni même s'il se vend à des milliers d'exemplaires.
Chaque chronique n'est qu'une humeur musicale, un avis du moment couché sur le papier. Si j'ai des regrets sur celui-ci, ça risque à terme de m'influencer sur d'autres disques du même style (On se souviendra des Inrockuptibles qui, navrés d'avoir dit tant de mal du premier Daft Punk, ont passé cinq ans à trouver génial toute l'électro française, y compris les pires productions) et devenir pénible pour vous et moi.

D'ailleurs, sur leur classement des 50 disques de l'année, je suis au regret de vous dire que je n'en ai chroniqué que quatre et n'en ai aimé que trois. C'est pas ici que vous allez trouver de la hype.


Régle numéro 6 :
J'ai eu l'occasion de passer d'agréables moments avec des artistes dont les disques se vendent (et même parfois plutôt pas mal)
. Je ne vous en parlerais pas pour le moment.



2 Commentaires


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Commentaires

Si je chroniquais réellement mes lectures sur un blog, ce que tu écris de ta manière de traiter les disques s'y appliquerait parfaitement.

Jusqu'à ce que tu dis au sujet de Chris Coco (que j'avoue ne pas connaître), d'autant plus qu'il m'est arrivé hier d'avoir (une fois de plus (allez, je m'autorise à faire ma crâneuse parce que je suis récidiviste)) la satisfaction immense qu'un auteur que je suis depuis de belles années en ayant parfois du mal à me procurer ses livres, soit enfin mentionnée (c'était Elisabeth Horem et c'était dans Métro).

Comme quoi ça finit pafois par se savoir, quand quelqu'un oublie d'être mauvais et purement formaté marketing !

gilda - 04.01.06 à 12:10 - # -

Trompé?

Je ne vois pas pourquoi tu dis que tu peux te tromper dans les chroniques que tu écris : une critique, qu'elle soit musicale ou cullinaire, n'est que subjective et ne témoigne donc que du goût de celui qui l'a écrite.
Ainsi tu ne te trompes jamais, tu ne fais que partager ton point de vue, qui peut bien sûr être différent de celui d'une autre personne.

Marie Guyot - 04.01.06 à 12:26 - # -

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