Le 15-03-2007
Partie III
Il est préférable de lire les deux parties précédentes pour bien saisir tous les aspects de ce billet.
Y-a-t-il un réel débat politique possible sur les blogs ?
L'objectif de cette dernière partie sur ce que j'ai nommé blogoboulimie politique concerne les commentaires Car c'est finalement, le propre des blogs que de créer autre chose qu'un discours unilatéral et descendant d'un auteur unique à une infinité de lecteurs. Pour paraphraser Loïc Le Meur, on pourrait même dire que Les blogs démarrent des conversations.
- La première chose à rappeler est que la qualité d'un blog est autant dans ses commentaires que dans son contenu :
Cela implique aussi que le travail de modération et de réaction constitue une réelle part de l'exercice constitué par la tenue d'un carnet qui parle de politique. Malheureusement, ce travail n'est pas proportionnel au travail fourni mais au nombre de lecteurs/commentateurs (là encore, les deux ne sont pas liés). La preuve la plus frappante en est donnée par ce billet de Loïc Le Meur qui fut contraint de les fermer un temps (un comble vu sa baseline).
- Le seconde chose point est plus délicat à saisir mais démontre de manière très claire que le fil des commentaires d'un blog est tout sauf démocratique :
Les commentateurs d'un blog ne sont pas tous à égalité. Les commentateurs sont clairement discriminés par le maître des lieux selon qu'il sont des habitués, voire des amis, ou non. Ce qui dans les propos de l'un pourra être interprété comme du premier degré sera immédiatement interprété comme du second s'il est émis par l'autre. Si c'est extrêment naturel ou légitime à l'usage, cela peut-être génant quand on voit qu'on est bien loin du principe final du scrutin.
- Le dialogue peut-il s'installer dans un fil des commentaires ?
La question peut légitimement être posée quand on voit l'usage général qui consiste à accuser systématiquement quiconque possédant d'une opinion divergeante du qualificatif de troll, mot d'argot propre aux communautés numériques désignant les importuns qui soutiennent mordicus des positions (parfois extrêmes). S'il existe réellement des excités et des fanatiques du clavier réfugiés derrière l'apparent anonymat de leur écran et qu'ils rendent effectivement pénibles les débats, avouons qu'ils sont bien moins nombreux que ceux qu'on montre ainsi du doigt. Très souvent celui qui est désigné ainsi (par la dynamique de groupe d'une communauté de commentateurs réguliers très souvent) ne l'est pas plus que ça et n'exprime qu'une opinion divergente.
Difficile dans ce cas, s'il faut à la fois montrer patte blanche et opiner du bonnet, de créer un réel dialogue (oui, je sais cette phrase est excessive et caricaturale mais moins que les accusations parfois lancées ici ou là).
Difficile dans ce cas, s'il faut à la fois montrer patte blanche et opiner du bonnet, de créer un réel dialogue (oui, je sais cette phrase est excessive et caricaturale mais moins que les accusations parfois lancées ici ou là).
- Les commentaires peuvent-ils être parasités par des militants ?
Bien entendu, le fil des commentaires d'un billet peut être parasité par des interventions de militants peu ouverts au dialogue. Même si les consignes de bonne conduite abondent du côté de l'état major des partis (question d'image), c'est parfois excessif et tend naturellement à détruire le dialogue qui pourrait s'installer soit par une véhémence trop forte (c'est l'effet troll) soit par une multiplicité d'avis tous conformes et rédigés à l'identique (c'est le phénomène du flooding).
Ceci dit et à la décharge des éventuels militants "parasites", l'argument même du "ce que tu écris est commandité par ton parti" est parfois utilisé par les administrateurs des blogs eux-mêmes pour décribiliser le discours d'un commentateur qu'ils trouvent déplaisants avec de tels arguments (notamment en utilisant le scaractéristiques éventuelles de leur adresse IP).
En conclusion rapide et brève, je suis extrémement peu convaincu par les divers fils de commentaires que je parcours et l'apport réel qu'ils apportent aux débats politiques. Plus encore peut-être que dans les blogs eux-mêmes, on a l'impression globale d'une réelle pauvreté (à quelques exception près) et celle-ci est d'autant plus importante que le blog est commenté (renommé ?).
Ceci dit et à la décharge des éventuels militants "parasites", l'argument même du "ce que tu écris est commandité par ton parti" est parfois utilisé par les administrateurs des blogs eux-mêmes pour décribiliser le discours d'un commentateur qu'ils trouvent déplaisants avec de tels arguments (notamment en utilisant le scaractéristiques éventuelles de leur adresse IP).
En conclusion rapide et brève, je suis extrémement peu convaincu par les divers fils de commentaires que je parcours et l'apport réel qu'ils apportent aux débats politiques. Plus encore peut-être que dans les blogs eux-mêmes, on a l'impression globale d'une réelle pauvreté (à quelques exception près) et celle-ci est d'autant plus importante que le blog est commenté (renommé ?).
























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