Le 06-01-2006
En guise d'anniversaire
Ce laboratoire, fouillis de ma trace sur la toile, est avant tout destiné à me rappeler des choses que je ne souhaite pas forcément oublier : pénibles ou non. Certains d'entre vous y trouvent un intérêt et je m'en réjouis : qu'ils passent en silence ou laissent de temps en autres un petit mot gentil.
Il a, depuis que j'en ai posé les premiers mots, a deux ou trois jours près, un an. Et je m'en vais essayer de vous offrir 12 occasions de vous replonger en lui, une par mois où j'ai écrit.
Douze articles qui ne sont ni la crème des crèmes de ce que j'ai pu commettre mais juste treize petits instantanés de mes humeurs, pour raconter un peu de l'histoire de ma vie à tous ceux qui en ont pris le train en marche et qui n'auraient pas envie de s'y plonger intégralement.
Histoire de compléter cette sélection et de plonger complétement dans l'autocontemplation, j'ai associé à ces mois des morceaux de musique que j'ai enchainés (comme j'ai pu) dans
Si vous souhaitez écouter la bande son du début d'une histoire dont le mot fin n'est pas près de se produire, la lire, voire même faire les deux en même temps (si vous avez 40 minutes à tuer et un bon casque), voilà une occasion de ne pas vous perdre dans mes archives.
Janvier 2005 :
Les premiers mots qui apparaissent ne sont finalement que des banalités qui n'intéressent pas grand monde : évocations de dégoûts du moment, de joies passées, rien de bien intéressant. De tout cela, dans les non-dits, les silences ou les trop rares aveux d'une situation dont je peine moi-même à formuler le constat, rejaillit en filigrane une douleur mélancolique que j'attribue volontiers à de l'insomnie. Je devrais pourtant bien me résoudre à appeler par son nom : la dépression.
En guise d'introduction
Wim Mertens - Close Cover
Février 2005 :
Enfin, j'ai écrit le mot tabou et entamé un travail nécessaire. Les choses mélancoliques tombent dans un paroxysme douloureux. Ne pas dormir, ne pas manger, entre autres. La léthargie atteint des sommets qui seraient inquiétants si la conscience de mon mal et un début de réflexion n'étaient pas les premières solutions.
Mathématiques modernes et appétit
A Reminiscent Drive - Side Effect
Mars 2005 :
Il est des coups qu'on encaisse
sans surprise et presque sans douleur. Je perd mon travail. Et alors ? J'ai bien failli m'y perdre. Je sais que l'essentiel pour moi est ailleurs. L'"humeur mélancolique"
qui me hante s'éclaircit peu à peu malgré les fracas d'un monde
extérieur qui ne fait pourtant pas grand chose pour me favoriser la
tâche.
Spirit of the People is better than man's technology
DJ Shadow - Building Steam with a Grain of Salt (No overdub version)
Avril 2005 :
La rupture avec mon passé professionnel est consommée. J'avoue conserver alors une certaine rancoeur avec cette part de mon passé. Je change de plate-forme de blog et de médicaments : double ordonnance.
100 % Banane Warholienne
Shinju Gumi - Blindwhisper
Mai 2005 : La lucidité est ce qu'il y a de plus pénible dans une dépression. Au fur et à mesure que vous voyez votre état s'améliorer, vous perdez un peu de vos capacités à l'auto-apitoyement au dépens d'un sens critique qui est finalement encore plus pénible. C'est le prix à payer du chemin de la guérison Les dix symptômes les plus ridicules de ma dépression Juin 2005 :
A mesure que mon état s'améliore, je peux recommencer une vie (presque) normale. Des incidents de parcours, toujours. Un peu moins, mais qui me rappellent qu'on ne passe pas du plus bas au plus haut en un jour. Ca s'appelle une convalescence. Un jeudi en enfer Juillet 2005 : Eté et Tour de France obligent, le je d'ici se taît et un autre jeu prend le pas. Un excellent moyen pour moi de prendre du recul sur l'exercice d'écriture de ce blog qui, à force de se centrer sur mon nombril, ne pouvait s'en détacher comme hypnotisé. De quoi commencer : Un nouveau cycle Aout 2005 : Eté propice aux changements, moins de douleurs, plus de mesure. Ce qui n'était finalement que le journal d'une dépression carabinée, a mûri au soleil en même temps que son auteur. Où ma vie devient banale Septembre 2005 : Je confesse un pêché mignon. This is not a love song Octobre 2005 : Ce blog devenant de plus en plus grand, j'en fixe son prix. Une meilleure offre ? Des choses passent, des choses se passent Novembre 2005 : A force de bloguer, je termine par faire des posts laconiques. Plus de véritable sujet, juste un lien ... Message à caractère politique Decembre 2005 : Je ne parle presque plus de moi, juste en guise de prétexte à d'autres énervements légitimes . Des choses passent, des choses se passent
François de Roubaix - Theme from Le Samouraï
Dimitri from Paris - Souvenir de Paris
John Coltrane - After The Rain
Richie Hawtin - Transitions
Round Five - Na Fe Throw (Version)
Tricky - Pumpkin (Ambient Version)
Iggy Pop - Night Clubbing
Ace Frehley - New York groove
























Commentaires
Classe
Jolie programmation, même si je puis pas fan de tous tes morceaux, l'ensemble sonne bien, et le dernier donne une note bien joyeuse je trouve! well done!
Laton - 06.01.06 à 10:36 - # -
Merci pour cette année récapitulée, je suis heureuse de voir le voile et les nuages se dissiper peu à peu.. Je n'en suis au premier morceau, très aérien (piano), et il est magnifique. Shaggoo en mets aussi souvent de très beaux morceaux pour illustrer ses billets, j'avoue que j'aime la douce mélancolie qui accompagne souvent ces partitions (et t'as vu, pas du boulot, ce coup-ci).
Ah tient, c'est le deuxième morceau maintenant (j'aime bien te faire mes remarques en live !). Mouaih, bizarre. J'avoue être moins fan. Bon j'attends le troisième.
Vroumette - 06.01.06 à 15:39 - # -