Le 17-05-2008
El enmascarado de la musica #00
Il me semble que la jérémiade qui est à l'initiave de ce billet s'est déroulée, il y a, quelque temps, face à Yves Duel, mais peu importe, j'aurais pu tenir ce discours face à un (ou des) autre(s) et je ne me peux m'empêcher de le réitérer ici. Pire encore je vais essayer de mettre en pratique ce discours pour créer une nouvelle rubrique que je tenterais tant bien que mal de mettre à jour selon mon humeur.
Je me lamentais récemment, donc, sur le fait que la culture underground devenait finalement banale et perdait ainsi toute sa saveur. Qu'à force de googliser, youtuber et wikipédier tout et n'importe quoi, personne n'arrivait plus à faire de différences entre le sublime et le ridicule, le kitsch et le laid, l'accessoire et l'essentiel, à un point tel, d'ailleurs que tout perdait toute valeur. Il y a quelques années encore, c'était délicieusement subversif de se planter devant un film de Bollywood et de s'émerveiller devant une telle production. Aujourd'hui, c'est devenu d'un banal à faire frémir et, si l'on veut se distinguer de n'importe quel idiot du village global, mieux encore se réfugier devant Bergman ou Godard.
Je me lamentais récemment, donc, sur le fait que la culture underground devenait finalement banale et perdait ainsi toute sa saveur. Qu'à force de googliser, youtuber et wikipédier tout et n'importe quoi, personne n'arrivait plus à faire de différences entre le sublime et le ridicule, le kitsch et le laid, l'accessoire et l'essentiel, à un point tel, d'ailleurs que tout perdait toute valeur. Il y a quelques années encore, c'était délicieusement subversif de se planter devant un film de Bollywood et de s'émerveiller devant une telle production. Aujourd'hui, c'est devenu d'un banal à faire frémir et, si l'on veut se distinguer de n'importe quel idiot du village global, mieux encore se réfugier devant Bergman ou Godard.
Je me questionnais donc sur ce qui aujourd'hui était encore suffisamment branché et confidentiel pour être à la mode et me disais que, finalement, seule la lucha libre mexicaine avec ses catcheurs masqués aux dégaines improbables était encore susceptible de ne pas être totalement hors du coup.
C'est forcément vain que de s'émerveiller devant les prouesses de colosses bedonnants qui font semblant de se battre, habillés de costumes qui feraient palir de jalousie un patineur artistique roumain de la grande époque. C'est donc tout à fait indispensable et ça l'est d'autant plus que quiconque s'est déjà un peu intéressé au sujet de la lutte professionnelle s'est très vite rendu compte que les programmes offerts avaient parfois des ressorts scénaristiques d'un goût douteux.
Sérieusement, regardez El hijo de Santo dans son habit de lumière, ça donne envie, non ?

Et puis cet underground qui me semble destiné à le demeurer, ça tombe bien d'ailleurs. J'avais l'envie d'écrire différemment sur la musique et je comptais créer une succursale où je m'exprimerais brièvement et sans concessions sur la musique, en convoquant beaucoup plus de mauvaise foi que de coutume. Et s'il est bien un domaine où Labosonic n'est pas doué, c'est la mauvaise foi.
Je mettrais donc un masque de luchador et deviendrait El enmascarado de la musica, pour causer rapidement de ce qui me passe par les oreilles et la tête.
























Commentaires
héhé
Un costume digne de celui d'Iron man! J'espère qu'on aura l'occasion de voir bientôt les billets de ton alter ego masqué.
Boeb'is - 23.05.08 à 11:16 - # -