Le 04-05-2007
Ou comment ne pas répondre aux questions que tout le monde se pose.
Contrairement au premier tour de l'électon, je ne vais pas procéder pour ce billet avec la même méthodologie que pour le billet précédent qui traitait du premier tour du même scrutin. Ayant en effet donné mon opinion personnelle, il serait trop aisé pour mes lecteurs de plaquer ma vision de l'enjeu sur des chiffres que je m'appliquerais à étudier en toute neutralité (Ceux auraient pu en douter auraient toujours pu remarquer à quel point mon analyse purement numérique du premier tour était neutre). Je conseillerais cependant à qui veut entreprendre une étude semblable de ne considérer :
Il est nécessaire de rappeller aussi les marges d'erreurs standard d'un sondage ( +/- 3.8 % pour mille individus sondés dans un rapport de force 50 % - 50 %) et la conclusion importante de l'étude précédente :
- que la dernière mesure effectuée par les 6 instituts de sondages. Je doute de l'intérêt d'une étude de tendance ou d'évolution au fil du temps.
- des mesures procédant de la méthodologie même de ce que l'on appelle un sondage (c'est à dire des études comprenant un redressement mathématique des opinions brutes collectées, un échantillon représentatif de la population, etc ...). Cela exclut donc tous les systémes de vote en ligne réalisés sur le web.
Il est nécessaire de rappeller aussi les marges d'erreurs standard d'un sondage ( +/- 3.8 % pour mille individus sondés dans un rapport de force 50 % - 50 %) et la conclusion importante de l'étude précédente :
qui constatait que les deux candidats sélectionnés pour ce deuxième tour de scrutin ont aussi été les deux candidats les plus sous-estimés.
Je postulerais, par contre qu'aucun institut n'est meilleur que l'autre et qu'il faut accorder la même confiance à chacun quelles que soient ses performances en terme de corrélation lors du tour précédent (en partant du principe que ceux ayant obtenu les plus grandes erreurs ont oeuvré pour corriger leurs méthodologies dans l'entre deux-tours si besoin était).
Mise à jour à partir des résultats définitifs (ce lundi 7 mai 2007).
Relevé des résultats de chaque dernière enquête des 6 grands instituts :
| BVA | CSA | Ifop | Ipsos | LH2 | TNS Sofrès | ||
| Echantillon | 807 | 1005 | 961 | 992 | 1002 | 1000 | |
| Date | 4 | 4 | 4 | 4 | 27/28 | 3 | Définitif |
| Royal | 45 | 47 | 47 | 45 | 48 | 45,5 | 46,94 |
| Sarkozy | 55 | 53 | 53 | 55 | 52 | 54,5 | 53,06 |
Sur les dernières valeurs annoncées par les différents instituts deux remarques :
- La taille toujours plus faible des échantillons de BVA.
- L'ancienneté de l'étude de LH2 (probablement dûe à son carnet de commandes et aux impératifs du second-tour) qui justifie l'écart de ses mesures d'opinion avec les autres réalisées.
Le descriptif de la méthode a été donné précédemment dans le détail de l'article traitant du premier tour.
| Moyenne Pondérée | Moyenne | Min | Médiane | Max | Ecart type | Intervalle min | Intervalle Max | Intervalle confiance |
| 46,29 | 46,25 | 45 | 46,25 | 48 | 1,25 | 42,74 | 49,76 | 2,8 |
| 53,71 | 53,75 | 52 | 53,75 | 55 | 1,25 | 50,24 | 57,26 | 2,8 |
Conclusions :
Tous les sondages ont donné le résultat du scrutin avec une marge d'erreur de moins de deux points pour ce second tour. L'analyse des divergences de résultats entre les différents instituts peut être résumées aux différentes dates de réalisation et aux tailles d'échantillon. A ceux qui voudraient jeter la pierre à un institut ou un autre, on remarquera juste que les deux sondages les plus proches du score final réel ont été réalisés par des instituts qui n'étaient pas les meilleurs (et de loin, parfois) au premier tour.
L'étude globale des données des divers instituts et le calcul des intervalles de confiance permettaient d'approcher assez aisément le rapport de force final. On remarquera cependant une légère sur-estimation de Nicolas Sarkozy (-19.51 % de la moyenne de l'intervalle de confiance calculé) et la sous-évaluation équivalente de Ségolène Royal. Rien qui ne soit cependant aussi intéressant à analyser qu'au prmeier tour
L'étude globale des données des divers instituts et le calcul des intervalles de confiance permettaient d'approcher assez aisément le rapport de force final. On remarquera cependant une légère sur-estimation de Nicolas Sarkozy (-19.51 % de la moyenne de l'intervalle de confiance calculé) et la sous-évaluation équivalente de Ségolène Royal. Rien qui ne soit cependant aussi intéressant à analyser qu'au prmeier tour
Résultats et conclusions définitifs :
Les résultats définitifs donnent :
| Vote | |
| Sarkozy | 18 983 383 |
| Royal | 16 790 830 |
| Nul | 1 568 305 |
| Somme | 37 342 518 |
On rappellera pour information qu'au premier tour, 36 719 518 votants avaient participé au scrutin pour 534 846 suffrages comptés comme nuls/blancs (1,46 %). Si l'on effectue le pourcentage des votes réalisés, on obtient :
Nicolas Sarkozy : 50,84 % - Ségolène Royal : 44,96 % - Nul, invalide, blanc : 4,20 %
Le triplement de la part du vote nul ou blanc est à mon avis quelque chose d'important et doit refléter un réel état de l'opinion (par contre lequel, je n'en ai pas la moindre idée).
On a, par contre, à la lueur des deux analyses réalisées la démonstration que l'outil de la mesure d'opinion a été plus qu'efficace lors des deux tours de scrutin présidentiel et a permis de donner à chaque fois, le résultat du scrutin avant son déroulement. C'est la preuve pour qui doutait de son efficacité lorsque la question posée est simple, sans ambiguité et dépourvue d'orientation spécieuse dans sa formulation, le tout étant renforcé par la multiplication des instituts). Reste bien évidemment, toujours la question de la poule et de l'oeuf, à savoir celle de la rétro-action: de l'influence de la parution d'un résultat sur l'opinion.
Cette campagne fut véritablement la première où fut soulevé l'argument du "Votez pour tel candidat, il a les meilleures chances de gagner au second tour vis à vis de ses concurrents probables", un argument sur lequel il faut bien revenir. Il a été avancé de manière très malhonnête dans le sens où aucune étude d'opinion n'a réellement envisagé le cas de manière rigoureuse. Il eut fallu pour donner un éventuel crédit à de telles études prospectives qu'elles soient complètes (c'est à dire qu'elles envisagent effectivement le cas complètement en publiant, au minimum, la question avec tous les candidats opposés à l'un ou à l'autre des favoris des sondages, au mieux toutes les combinaisons possibles de second tour (y compris les plus fantaisistes). Il est regrettable que des chiffres aient été publié sans une seule analyse complète et rigoureuse de la situation.
Mentions spéciales :
Compte-tenu du contenu de ce billet, il est important de préciser :
- qu'il est, a priori, relu et sans erreur numérique (de calcul ou de report). Si ce n'est pas le cas, merci de le signaler en commentaires et ce ne serait que le fait malheureux du hasard.
- qu'il est le fait d'un auteur indépendant professionnellement d'un des quelconques instituts cités, mais d'un amateur de chiffres éclairé dont la statistique n'est pas le métier (Si une erreur de raisonnement s'y est glissé, merci de le signaler en commentaires) et non militant dans un quelconque des partis engagés à cette élection.
- qu'il est, au contraire des autres articles de cet espace, reproductible à loisir à condition de faire mention de son auteur, d'un lien vers l'article originel et d'accorder à son auteur un droit de réponse en cas de troncature d'une citation.
- qu'il sera, sans aucune exception, appliqué une politique de modération très stricte à propos des commentaires de ce billet pour les expurger de toute opinion partisane, quelle qu'elle soit.
Le triplement de la part du vote nul ou blanc est à mon avis quelque chose d'important et doit refléter un réel état de l'opinion (par contre lequel, je n'en ai pas la moindre idée).
On a, par contre, à la lueur des deux analyses réalisées la démonstration que l'outil de la mesure d'opinion a été plus qu'efficace lors des deux tours de scrutin présidentiel et a permis de donner à chaque fois, le résultat du scrutin avant son déroulement. C'est la preuve pour qui doutait de son efficacité lorsque la question posée est simple, sans ambiguité et dépourvue d'orientation spécieuse dans sa formulation, le tout étant renforcé par la multiplication des instituts). Reste bien évidemment, toujours la question de la poule et de l'oeuf, à savoir celle de la rétro-action: de l'influence de la parution d'un résultat sur l'opinion.
Cette campagne fut véritablement la première où fut soulevé l'argument du "Votez pour tel candidat, il a les meilleures chances de gagner au second tour vis à vis de ses concurrents probables", un argument sur lequel il faut bien revenir. Il a été avancé de manière très malhonnête dans le sens où aucune étude d'opinion n'a réellement envisagé le cas de manière rigoureuse. Il eut fallu pour donner un éventuel crédit à de telles études prospectives qu'elles soient complètes (c'est à dire qu'elles envisagent effectivement le cas complètement en publiant, au minimum, la question avec tous les candidats opposés à l'un ou à l'autre des favoris des sondages, au mieux toutes les combinaisons possibles de second tour (y compris les plus fantaisistes). Il est regrettable que des chiffres aient été publié sans une seule analyse complète et rigoureuse de la situation.
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- qu'il est, a priori, relu et sans erreur numérique (de calcul ou de report). Si ce n'est pas le cas, merci de le signaler en commentaires et ce ne serait que le fait malheureux du hasard.
- qu'il est le fait d'un auteur indépendant professionnellement d'un des quelconques instituts cités, mais d'un amateur de chiffres éclairé dont la statistique n'est pas le métier (Si une erreur de raisonnement s'y est glissé, merci de le signaler en commentaires) et non militant dans un quelconque des partis engagés à cette élection.
- qu'il est, au contraire des autres articles de cet espace, reproductible à loisir à condition de faire mention de son auteur, d'un lien vers l'article originel et d'accorder à son auteur un droit de réponse en cas de troncature d'une citation.
- qu'il sera, sans aucune exception, appliqué une politique de modération très stricte à propos des commentaires de ce billet pour les expurger de toute opinion partisane, quelle qu'elle soit.

























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