. - -




More
  • Pensées musicales et pensez politique (2)
Things
  • Sorry, we can't
  • Un jour noir (2)
  • Break
Food
  • Kozlika's lunchbox #1 (9)
Revolutionary
  • La musique et l'ère digitale (3)
Art
  • Who's the black private dick that's a sex machine to all the chicks ?
  • Petit guide de subversion musicale à l'usage des jeunes générations
  • J'ai un petit creux
  • Forgotten but pretty cool, indeed (1)
  • Oh my god !
  • Oh, le vilain copieur ... (1)
Critico-Blog
Culturofil
  • - Erik Nietzsche de Jacob Thuesen
    - Slumdog Millionaire de Danny Boyle
    - Nouvelles re-vertes, recueil collectif
    - One Piece Vol 3 - coffret 3 DVD.
    - Catalogue de parents pour les enfants qui veulent en changer de Claude Ponti
    - Un fou ordinaire d’Edward Abbey
  • Nawal - Pensées musicales et pensez politique #2
  • Pirate - David Bowie - Live at the Tower of Philadelphia #1
  • jjcoqueluche - Kozlika's lunchbox #1 #9
  • Bladsurb - Pensées musicales et pensez politique #1
  • Bladsurb - Forgotten but pretty cool, indeed #1

→ plus de commentaires

People
  • Pop-Rock.com Pop-Rock.com
  • Coming soon ? Coming soon ?
  • Ars Industrialis Ars Industrialis
  • (Not) Dorothy Parker (Not) Dorothy Parker
  • Celinextenso Celinextenso
Music
  • Laurent Garnier : My Space

    Laurent Garnier (My Space)
Other People
  • Les Irréductibles
  • Art-Rock
  • Planet Gong
  • Critiques clunysiennes
  • Dr Orlof

Mon nombril, mon cul, ma prostate

Le 18-04-2006
Amis poètes, désolé ....

J'ai coutume de dire, avec mes expressions imagées que j'écris comme je pisse. Considérant que j'écris essentiellement mes humeurs, vous ne serez donc pas surpris que, pour décrire ma modeste activité ici, je fasse référence à deux parties de mon anatomie sur lesquelles je vous laisse le choix. Par un facétieux hasard être, ces deux références correspondent à la plus laide et à la plus jolie des parties de mon corps. Qu'importe, l'essentiel est de parler de mon problème de prostate ou plutôt d'écriture et de la raison qui fait que je n'alimente que très peu ce blog ces derniers temps.

Entendons-nous bien, quand je dis que j'écris comme je pisse, ce n'est pas forcément une comparaison vulgaire mais bel et bien la transcription du sentiment que j'éprouve lorsque je couche des mots sur le papier. Le fait d'uriner, surtout chez l'être mâle, relève parfois de bien plus que de la satisfaction d'un besoin naturel, en particulier le fait de marquer son territoire et comme le disait Céline : Les hommes aiment pisser dans les fleuves ...

Désolé pour l'image qui n'est même pas métaphore mais j'ai rien trouvé de mieux. Disons juste que quand je m'installe devant tout espace vierge à remplir de mots, je suis exactement dans les mêmes dispositions et pousse le vice jusqu'à camper les pieds le mieux possible dans le sol. Et ce que je fais n'est pas un plaisir, juste un besoin naturel à exercer, une purge faite par nécessité. Et à chaque fois, tandis que je manipule cette chose qui est mon essence même et pourtant me dépasse, je ne sais ni exactement comment ça marche, ni combien de temps ça va durer. Et finis toujours par contempler d'un oeil étrange le flot qui sort de moi-même dans un jet continu ou discontinu. La seule satisfaction que je puisse tirer de cette pratique est celle d'avoir au moins pour cette fois là la certitude de ne pas exploser jusque la prochaine fois.

Filons l'image plus loin pour expliquer le silence actuel. En ce moment, sans que ma vie soit pour autant plus pesante qu'avant, j'ai quelques difficultés avec cet exercice (d'écriture, entendons-nous bien, ne convoquez pas d'urgence à mon chevet un urologue). Je rédige beaucoup mais ai un mal fou à terminer ou à publier des textes achevés.

Par pudeur ? Non, je ne pense pas en avoir beaucoup usé ici. Les silences qui planent sur ces textes sont ceux qui planent sur ma vie.

Par manque de temps ? Il serait certes facile pour moi de me réfugier derrière le succès grandissant de Critico-blog pour légitimer le fait que mon rôle d'aiguilleur là bas est plus utile que celui d'auteur ici. Que sa fréquentation est une fois et demie plus importante que celle-ci mais je doute fort qu'une telle vérité serait actuelle si j'avais publié un vrai billet ici ce sderniers temps.

Par lassitude ? Ma vie est remplie de lassitudes et mon blog a toujours été un moyen de la combler1.

Le problème est sans doute ailleurs, plus profondément ancré en moi. J'empile une foule de mots que je ne destine pas à être publié : des mots simples, des mots beaux, des mots sur ce qui me désole. Mais tout celà ne me paraît pas sonner juste avec ce que je veux faire de cet endroit. J'ai donc créé une énième succursale où je vais via un personnage fictif laisser s'exprimer un autre moi, un énième fantôme dédié à laisser vagadonder ma plume.

A vous de le trouver, il n'est pas caché, juste discret.

1. Je trouve cette phrase terrifiante, pas vous ?



1 Commentaire


<> -

Commentaires

1 => oui cette phrase est terrifiante, j'ai buté dessus.

Sur le fond de ce que tu pisses (une fois n'est pas coutume, je vais faire un compliment, mais surtout que ça ne s'ébruite pas). Je trouves que tu mets des mots sur des sentiments, des ressentis, des états d'âme que j'en suis souvent bluffée/jalouse.

Même si j'avoue zapper certaines critiques relatives à certains disques (pas toujours le temps), je reconnais attendre avidemment tes textes, tes coups de gueule, plein d'humeur, plein d'humour, difficiles aussi parfois.

M'en vais farfouiller pour trouver donc ce personnage que j'espère prochainement trouver. Aurons-nous des indices en cas d'échec ?

Vroumette - 24.04.06 à 20:06 - # -

Labosonic Moteur : ViaBloga
Thème : Aquabahn