Le 13-10-2005
Initialement publié le 29 Septembre 2005
par hasard et réalise pour lui deux clips de l'album 30 juxtaposés dans un très étrange moyen métrage musical, intitulé Nightmare Sandwiches.

e destin de Quentin Dupieux, plus connu sous le pseudonyme de Mr
Oizo, ferait facilement figure de conte de fée dans le microcosme de la
musique électronique. Vidéaste amateur, il rencontre Laurent Garnier
Fort de ce succès, il est contacté par Levi's pour trois spots de sa
campagne publicitaire. Flat Eric, la marionnette jaune qui se
trémoussait dans le clip, deviendra une véritable icône de la marque.
Le succès fut tel qu'elle dut même dans l'urgence être déclinée en
peluche.
Mais surtout ce muppet couleur canari se dandinait aux rythmes de Flat Beat, morceau techno qui sera le tube de cet été-là. Quentin Dupieux, devenu Mr Oizo, suite à sa fréquentation des équipes du label F Com,
avait composé, en guise de coup d'essai et de bande-son, le coup de
maître absolu. Il ne sera plus uniquement vidéaste, mais deviendra
aussi musicien.
Blagues à part, ce CD est une des rares réalisations électroniques qui ne s'adresse ni aux hanches du danseur, ni à l'âme vagabonde du rêveur. Il n'est pas même conçu pour les oreilles de celui qui l'écoute mais bien plus pour le cerveau qui se trouve entre ces dernières. Tous les codes de ce qui fait la musique électronique y sont employés mais soigneusement détournés de leur usage initial.
La production, travail méticuleux du son synthétique pour en obtenir la quintessence, est la première victime. La sublime mélodie de Nurse Bob se voit affublée d'un grésillement à la limite du supportable. La boucle rythmique, autre élément essentiel, est elle-aussi consciencieusement massacrée. Celle de Straw Anxious aurait pu, multipliée à l'infini, servir de base à un tube électro-disco, mais une minute plus tard, elle est méconnaissable et indansable. Toutes les ficelles du genre sont ainsi soigneusement démontées : Drop Urge Need Elle possède tous les ingrédients d'un bon morceau mais un démoniaque copier-coller l'a transformé en un bric à brac qui regorge de surprises toutes les cinq secondes.
Cette critique est initialement parue il y a deux semaines dans Culturofil, le webzine culturel auquel je collabore et sur lequel vous retrouverez toutes mes humeurs musicales en exclusivité.

























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