Le 16-03-2007
En guise de conclusion(s)
J'ai terminé ma petite enquête qui n'intéressera probablement que moi sur ce que sont sont les blogs politiques en regard de ce qu'ils devraient ou pourraient être à mon sens. Et autant l'écrire noir sur blanc, je ne ressors pas de ce tour d'horizon avec un sentiment très positif, plutôt partagé entre la nausée et le mépris.
J'en ai lu énormément de ces blogs et de toutes sortes : ceux qui sont ouvertement militants, ceux qui définitivement tentent de promouvoir une autre vision du monde basés sur de nouveaux outils numériques qui influeraient sur la société de demain, j'ai lu des centaines de billets d'humeurs politiques de toute origine : des soit-disant incontournables "blogueurs influents" jusqu'aux avis les plus marginaux émis une ou deux fois sur un blog qui traite de tout sauf de la chose publique. Je devrais par esprit de rigueur en donner une liste partielle ou mieux encore exhaustive. Mais, sérieusement, il n'est pas dans mes habitudes de montrer du doigt et mon impression générale ferait de tout lien une désignation d'une de mes sources de dégoût, par honnêteté intellectuelle, je m'en dispenserais. Je n'accorderais donc qu'à ces lectures un unique mérite : celui de témoigner de l'intérêt de mes concitoyens pour la chose publique.
Maintenant, qu'ai-je lu réellement : des gens aveuglés par leurs opinions qui cultivaient la mauvaise foi, des guerres d'ego basées pour la place de tel ou tel sur un moteur de recherche, des fils de commentaires dont la dynamique sociale ressemblait étrangement à celle d'une meute de bêtes sauvages ? Rien de bien rassurant en tout cas pour tout utopiste qui penserait que l'émergence de moyens d'expressions citoyens serait la clé d'un nouvel âge démocratique. En me laissant aller aux calembours douteux et en passant sur les trop rares exceptions (croisées plutôt par hasard et pas vraiment là où je m'y attendais), je pourrais même parler d'egocentristes, de gauchistes extrêmement maladroits - logiquement, y a tout : gauche, centre, droite et extremes.
Plus inquiétant encore, j'ai lu des dizaines de gens qui avaient un avis sur des sondages (tantôt vrais tantôt faux selon que le vent soufflait dans les voiles de leurs idées ou non) mais aucun qui n'ait pris ne serait ce que la peine de rappeler comment ils sont faits et de quel ordre est la marge d'erreur réelle de telles mesures d'opinion.
Rien de bien rassurant, en somme.
J'en ai lu énormément de ces blogs et de toutes sortes : ceux qui sont ouvertement militants, ceux qui définitivement tentent de promouvoir une autre vision du monde basés sur de nouveaux outils numériques qui influeraient sur la société de demain, j'ai lu des centaines de billets d'humeurs politiques de toute origine : des soit-disant incontournables "blogueurs influents" jusqu'aux avis les plus marginaux émis une ou deux fois sur un blog qui traite de tout sauf de la chose publique. Je devrais par esprit de rigueur en donner une liste partielle ou mieux encore exhaustive. Mais, sérieusement, il n'est pas dans mes habitudes de montrer du doigt et mon impression générale ferait de tout lien une désignation d'une de mes sources de dégoût, par honnêteté intellectuelle, je m'en dispenserais. Je n'accorderais donc qu'à ces lectures un unique mérite : celui de témoigner de l'intérêt de mes concitoyens pour la chose publique.
Maintenant, qu'ai-je lu réellement : des gens aveuglés par leurs opinions qui cultivaient la mauvaise foi, des guerres d'ego basées pour la place de tel ou tel sur un moteur de recherche, des fils de commentaires dont la dynamique sociale ressemblait étrangement à celle d'une meute de bêtes sauvages ? Rien de bien rassurant en tout cas pour tout utopiste qui penserait que l'émergence de moyens d'expressions citoyens serait la clé d'un nouvel âge démocratique. En me laissant aller aux calembours douteux et en passant sur les trop rares exceptions (croisées plutôt par hasard et pas vraiment là où je m'y attendais), je pourrais même parler d'egocentristes, de gauchistes extrêmement maladroits - logiquement, y a tout : gauche, centre, droite et extremes.
Plus inquiétant encore, j'ai lu des dizaines de gens qui avaient un avis sur des sondages (tantôt vrais tantôt faux selon que le vent soufflait dans les voiles de leurs idées ou non) mais aucun qui n'ait pris ne serait ce que la peine de rappeler comment ils sont faits et de quel ordre est la marge d'erreur réelle de telles mesures d'opinion.
Rien de bien rassurant, en somme.
























Commentaires
comme des militants...
salut,
c'est vrai que le niveau n'est pas forcément toujours élevé : en même temps, je ne suis pas sûr que le niveau d'objectivité intellectuelle du militant de base l'est beaucoup plus, non ?
Finalement, je préfère les blogs (ou les journaux, ou les médias) qui affichent la couleur, et qui ensuite livrent leur vision du monde, de la société objectivement. Je n'aime ni ceux qui se cachent, ni ceux qui sont tellement partisans qu'ils ne font QUE de la propagande, et plus du tout de politique....
et complètement d'accord avec ta remarque sur les sondages : c'est bien de les critiquer, mais encore faut-il savoir comment ils sont faits...
a+
lomig - 13.04.07 à 07:52 - # -