. - -




More
  • Pensées musicales et pensez politique (1)
Things
  • Un jour noir (2)
  • Break
  • Unfinished streak
Food
  • Kozlika's lunchbox #1 (9)
Revolutionary
  • La musique et l'ère digitale (3)
Art
  • Who's the black private dick that's a sex machine to all the chicks ?
  • Petit guide de subversion musicale à l'usage des jeunes générations
  • J'ai un petit creux
  • Forgotten but pretty cool, indeed (1)
  • Oh my god !
  • Oh, le vilain copieur ... (1)
Critico-Blog
Culturofil
  • - Mirrors d’Alexandre Aja
    - Coq de combat de Soi Cheang, le DVD
    - Mise en bouche : de l’art délicat de la séduction en milieu explosif
    - Laver les ombres, de Jeanne Benameur
    - Montmartre, Mont des Martyrs, de Chantal Pelletier
    - Wicked de Stephen Schwartz et Winnie Holzman
  • Pirate - David Bowie - Live at the Tower of Philadelphia #1
  • jjcoqueluche - Kozlika's lunchbox #1 #9
  • Bladsurb - Pensées musicales et pensez politique #1
  • Bladsurb - Forgotten but pretty cool, indeed #1
  • el papou - Oh, le vilain copieur ... #1

→ plus de commentaires

People
  • Barney's Legend...ary weblog Barney's Legend...ary weblog
  • (Not) Dorothy Parker (Not) Dorothy Parker
  • Cook-Ort Cook-Ort
  • Le complot des papillons Le complot des papillons
  • Vroumette Vroumette
Music
  • Scan X : MySpace

    Scan X (My Space)
Other People
  • Art-Rock
  • Et Action !
  • In the mood for cinéma
  • In vivo
  • Sylvanito

Present Music #002 : Nouvelle Vague - Nouvelle Vague

Le 01-01-2008
Première publication le 2 mars 2005

Comme pour l'article précédent, je pense qu'il y aurait beaucoup de choses à réécrire dans cet article. Mon opinion sur le disque n'a pas changé mais l'article manque de beaucoup de petites choses attachantes. La citation d'une ou deux artistes du disque (Camille en l'occurence) n'aurait pas fait de mal et il aurait été très judicieux de choisir un vrai angle d'attaque alternatif sur le syndrôme de l'illustrateur sonore (qui utilisent tous les mêmes instrumentaux aux mêmes moments dans les pubs, reportages et émissions télévisées) pour réussir à rendre le texte plus attractif.


Nouvelle Vague - Nouvelle Vague

Cet album est basé sur un constat simple et amusant : Bossa Nova et New Wave, les deux styles musicaux marquants qui composent l'album, sont en fait synonymes. Tous deux signifient Nouvelle Vague en français. C'est donc ainsi que s'appellera le résultat du travail de Marc Colin et Olivier Libaux, basé sur une idée simple : réorchestrer à la sauce brésilienne des classiques anglais de la période post-punk.

Il est vrai que la cover, puisque c'est ainsi qu'on appelle une reprise pour faire branché, est un genre à la mode. Une émission de télévision - Paris Dernière - en a même fait sa marque de fabrique, dérivée en trois compilations du même nom. On a tous aussi en tête la version japonaise déjantée de Joe le taxi et les autres pépites amusantes sorties de la collection des deux belges de 2 Many Djs, inclues dans leurs performances mixées. Le défi pour nos duettistes était donc, aussi paradoxal que cela puisse paraître, de ne pas manquer d'originalité. Alors, Nouvelle Vague, fausse bonne idée?

Ne soyons pas réducteurs et ne limitons pas le challenge à ceci, car s'attaquer à Joy Division, Clash, Cure ou The Specials, c'est quand même une autre paire de manches que de se confronter à Vanessa Paradis ou au J'aime regarder les filles de Patrick Coutin. Autant être clair, Nouvelle Vague, affronte des mythes, avec le risque d'être parfois blasphématoire.

L'album s'ouvre avec deux bossa-nova, dont une très belle relecture du Just can't get enough de Depeche Mode, dansante et enjouée. Puis la formation brésilienne s'adapte et offre des versions beaucoup plus calmes, en particulier une sublime transfiguration façon ballade jazzy du Guns of Brixton des Clash, avant de s'énerver avec le Too drunk to fuck des Dead Kennedys. Jamais les treize chansons, interprétées par huit chanteuses différentes, ne sont ennuyeuses. Colin et Libaux évitent de faire de la bossa-nova au kilomètre. S'il y a bien quelques reprises trop proches des originaux qui pourraient lasser (XTC ou Cure), on a plus souvent affaire à des hommages inventifs qu'à des covers classiques, à l'image du Friday Night Saturday Morning des Specials qui clôt magnifiquement l'album.

Nouvelle Vague peut donc être considéré comme un succès, avec des morceaux judicieusement choisis, ni trop connus, ni trop obscurs, assez souvent réinterprétés de manière inventive. Mais, le succès est trop beau et nuit aux réussites : la Nouvelle Vague se transforme en raz de marée. Il n'est pas à l'heure actuelle une seule chaîne de télévision qui n'utilise pas cet album pour une illustration sonore de reportage ou une bande-annonce. Et, si l'on ajoute à ce manque cruel d'imagination des programmateurs musicaux de fréquents passages radio, on a un peu l'impression d'écouter de la musique d'ascenseur. Dommage pour un si bon album : le mieux est encore de l'acheter et d'attendre que tout le monde en soit lassé pour enfin le découvrir.


Cet article est initialement paru dans Culturofil, le webzine culturel auquel je contribue et sur lequel vous trouverez mes humeurs musicales en exclusivité.


Commenter
0 commentaire


<> -

Labosonic Moteur : ViaBloga
Thème : Aquabahn