Le 01-01-2008
Première publication le 2 mars 2005

Cet album est basé sur un constat simple et amusant : Bossa Nova et New Wave, les deux styles musicaux marquants qui composent l'album, sont en fait synonymes. Tous deux signifient Nouvelle Vague en français. C'est donc ainsi que s'appellera le résultat du travail de Marc Colin et Olivier Libaux, basé sur une idée simple : réorchestrer à la sauce brésilienne des classiques anglais de la période post-punk.
Il est vrai que la cover, puisque c'est ainsi qu'on appelle une reprise pour faire branché, est un genre à la mode. Une émission de télévision - Paris Dernière - en a même fait sa marque de fabrique, dérivée en trois compilations du même nom. On a tous aussi en tête la version japonaise déjantée de Joe le taxi et les autres pépites amusantes sorties de la collection des deux belges de 2 Many Djs, inclues dans leurs performances mixées. Le défi pour nos duettistes était donc, aussi paradoxal que cela puisse paraître, de ne pas manquer d'originalité. Alors, Nouvelle Vague, fausse bonne idée?
Ne soyons pas réducteurs et ne limitons pas le challenge à ceci, car s'attaquer à Joy Division, Clash, Cure ou The Specials, c'est quand même une autre paire de manches que de se confronter à Vanessa Paradis ou au J'aime regarder les filles de Patrick Coutin. Autant être clair, Nouvelle Vague, affronte des mythes, avec le risque d'être parfois blasphématoire.
L'album s'ouvre avec deux bossa-nova, dont une très belle relecture du Just can't get enough de Depeche Mode, dansante et enjouée. Puis la formation brésilienne s'adapte et offre des versions beaucoup plus calmes, en particulier une sublime transfiguration façon ballade jazzy du Guns of Brixton des Clash, avant de s'énerver avec le Too drunk to fuck des Dead Kennedys. Jamais les treize chansons, interprétées par huit chanteuses différentes, ne sont ennuyeuses. Colin et Libaux évitent de faire de la bossa-nova au kilomètre. S'il y a bien quelques reprises trop proches des originaux qui pourraient lasser (XTC ou Cure), on a plus souvent affaire à des hommages inventifs qu'à des covers classiques, à l'image du Friday Night Saturday Morning des Specials qui clôt magnifiquement l'album.
























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