Le 05-10-2007
Billet en sablier (4)
Je continue à défaut d'avoir une énorme envie (et une énorme disponibilité) d'alimenter ce blog à jouer à quelques jeux propres à la blogosphère. Voici donc mon premier Billet en sablier de cette session organisée par Kozlika et Samantdi (Websorcières siamoises). Le principe est toujours le même : la cyber-sorcière prend le début d'un début billet sur le web chez un blogueur qui l'a gentiment autorisé et chacun imagine ce que pourrait en être la fin.
Ce matin, entre Adler et Duhamel, l’immuable créneau de ma douche d’avant départ au boulot, agitant mes mains ensavonnées je fais tomber mon alliance. Je la remets aussitôt mais avec beaucoup de difficultés qui me seront l’occasion de plusieurs vagues d’interrogation lors des minutes et heures suivantes, du séchage aux rebutantes tâches journalières et néanmoins professionnelles.
Toute la journée, l'anneau joue pour ainsi dire au yoyo, je le fais coulisser constamment le long de mon doigt, l'enlève, le place dans une poche, puis l'autre. Je le remet, soudain pris de remords, sur le coup de midi mais il ne demeure à ma main que le temps du repas puisqu'il échoue invariablement d'une manière ou d'une autre au fond de mon pantalon. Ma décision est prise et, pour rien au monde, je ne veux redevenir dessus. La peur fut trop longtemps mauvaise conseillère.
Le travail de l'après-midi est vite abandonné, une urgence prétextée pour le quitter sans Au revoir. En chemin, je m'arrête à la banque et déleste mon compte d'une épaisse liasse. L'appartement, vide d'elle qui ne rentrera que plus tard, luit de l'étrange soleil de l'après-midi. J'y prends une pile de vétement et saute dans le premier taxi venu.
Par le hublot de l'avion, en contemplant l'océan, je songe au mot laissé à la hâte sur la table du salon : "Je ne te quitte pas toi mais le monde. Il a failli avoir raison de moi, je disparais". J'ai toujours révé de vivre à Los Angeles. Pas celui en Californie du sud, non, ils en ont un aussi en Patagonie du sud.
Toute la journée, l'anneau joue pour ainsi dire au yoyo, je le fais coulisser constamment le long de mon doigt, l'enlève, le place dans une poche, puis l'autre. Je le remet, soudain pris de remords, sur le coup de midi mais il ne demeure à ma main que le temps du repas puisqu'il échoue invariablement d'une manière ou d'une autre au fond de mon pantalon. Ma décision est prise et, pour rien au monde, je ne veux redevenir dessus. La peur fut trop longtemps mauvaise conseillère.
Le travail de l'après-midi est vite abandonné, une urgence prétextée pour le quitter sans Au revoir. En chemin, je m'arrête à la banque et déleste mon compte d'une épaisse liasse. L'appartement, vide d'elle qui ne rentrera que plus tard, luit de l'étrange soleil de l'après-midi. J'y prends une pile de vétement et saute dans le premier taxi venu.
Par le hublot de l'avion, en contemplant l'océan, je songe au mot laissé à la hâte sur la table du salon : "Je ne te quitte pas toi mais le monde. Il a failli avoir raison de moi, je disparais". J'ai toujours révé de vivre à Los Angeles. Pas celui en Californie du sud, non, ils en ont un aussi en Patagonie du sud.
























Commentaires
Tiens, voilà encore un autre scénario auquel je n'aurais pas pensé !
samantdi - 05.10.07 à 18:51 - # -