Le 05-11-2008
Je suis plutôt crétin que chrétien mais j'ai quand même, malgré tout, le sentiment de savoir reconnaître les choses importantes lorsqu'elles se déroulent. Et l'élection de Barrack Obama à la Maison Blanche en est une. L'histoire s'est écrite en direct et le grand cirque de l'actualité mondiale permet, malgré son tapageur déferlement, d'en prendre conscience (D'ailleurs, j'espère que vous avez tous remarqué comme notre gouvernement, habile dans sa gestion de l'agenda, en a profité pour augmenter de 5 ans l'age de la retraite et figer le minimum vieillesse en catimini et en moins d'une semaine).
Je suis plutôt crétin que chrétien mais j'ai quand même, malgré tout, le souvenir d'une vague histoire de poutre et de paille entre Jésus, un type et son voisin. Et à l'heure où le monde entier, où en tout cas sa grande majorité, reprend à l'unisson des 50 états un "Yes, we can" qui est synonyme de victoire et d'un futur meilleur, je n'ai qu'une envie : celle d'hurler "Sorry, we can't". Parce que la France, notre beau pays des droits de l'homme, toujours prêt à donner des leçons, qui s'ébaubit aujourd'hui devant la victoire de Barrack Obama, n'est pas prête de donner un jour les rênes de son pouvoir à quelqu'un qui soit comme le nouveau président américain, pas forcément "conforme aux standards sociaux". Et, pour une fois que le rêve américain ne nous montre pas son revers, il va bien falloir que, nous, nous penchions sérieusement sur nos propres plafonds de verre, discrimations ordinaires et toutes autres formes de brimades qui ne cessent d'exister et qui ont même plutôt tendance à s'accroître.
Sur cette pensée pas forcément positive qui ternit cette journée, je vais retourner à mes activités, non sans une pensée pour cette brave Rosa qui avait si mal aux pieds en ce premier décembre. Elle doit être fière aujourd'hui tandis que nous, on est heureux pour les autres pour mieux cacher notre honte de n'être que nous-mêmes.
























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