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La musique et l'ère digitale

Le 23-11-2007
Comment Denis Olivennes a les idées courtes

A l'heure où la mission Olivennes rend au gouvernement ses conclusions sur la lutte contre le téléchargement illicite et le développement des offres légales d'oeuvres musicales, audiovisuelles et cinématographique, il me semble important d'écrire et/ou de réécrire quelques pensées sur le sujet. Je le fais d'autant plus volontiers que mélomane passionné, il m'arrive de plus en plus souvent de traiter de disques en essayant d'aborder le deuxième aspect de ce sujet (et qui sont donc disponibles gratuitement).

Première question : La mission de Denis Olivennes peut-elle être une force de proposition efficace et aboutir sur un succès ?

Commençons quand même par rappeler une évidence : Denis Olivennes n'aurait pas dû présider cette commision, quelles que soient ses qualités. En tant que PDG de la FNAC, il a évidemment une réelle vision globale des enjeux liés à ce problème, mais il est dans une position évidente de conflit d'intérêt. Le problème abordé regroupe des acteurs industriels (Distributeurs de produits culturels sur support physique, distributeurs de produits culturels sur support digital, fournisseurs d'accès digitaux, Editeurs de contenus), des juristes (Ce point est d'autant plus important depuis que le conseil constitutionnel a enterré la loi DADVSI), des artistes et un public. Et il est le représentant de deux de ces 7 types d'acteurs. Comme le résume justement Mimie sur son blog In- Vivo, cela équivaut à confier le développement des énergies renouvelables au PDG de Total.

Ce choix démontre évidemment une orientation nette de la commission à proposer des mesures plus liées au volet industriel de la mission qu'à l'aspect culturel du problème. Christine Albanel sert donc dans les deux ministres concernées plus d'alibi à Christine Lagarde que le contraire. C'est d'autant plus dommage qu'il aurait sans doute été possible de trouver d'autres gens qui, ni juge, ni parti, auraient pu mener cette réflexion en toute neutralité, par exemple au sein des effectifs de l'INA, organisme public qui a récemment mis en ligne une grande partie de ces archives et disposait donc d'une expérience concrète en la matière.

Les propositions de cette commision sont donc bien évidemment extrêmement répressives envers le consommateur et très favorables aux acteurs industriels. Et sont tous aussi évidemment critiquées par les associations de consommateurs.

Afin d'équilibrer la critique, il faut aussi s'interroger sur la légitimité de ce genre d'interlocuteurs et sa faculté à représenter le public. La spécificité du problème, souvent rappelée par tous les acteurs du secteur, réside dans le fait qu'un bien culturel n'est pas un bien de consommation courante comme les autres. A ce titre, il est assez restrictif de confier uniquement la représentation du public à un organisme de défense des consommateurs. En d'autres termes, même vendue comme un yaourt, la culture vaut plus qu'un produit laitier et il est dommage de limiter les intérêts du public à ceux qui défendent très bien les amateurs de laitages.

Je déplorerais surtout le manque de réflexion sur les modes de distribution alternative de la musique et vais développer ce point en prenant quelques exemples de disques qui fonctionnent selon ce type suivant trois modèles économiques différents.

Mais auparavant, je commencerais par citer l'excellent blog qu'est Planet Gong pour illustrer le point de vue typique d'un mélomane sur le téléchargement.
 
On a téléchargé l'album de Radiohead. Pour rien, nada, zéro. (...) Que le groupe l'offre ou pas, ça ne change pas grand-chose pour nous à vrai dire. En général, on télécharge et on fait le tri après : si ça vaut le coup on achète, sinon, poubelle. C'est pour cela que les majors râlent : elles ont du mal à vendre leur daube aujourd'hui. Avant on achetait l'album et on était déçu. Aujourd'hui, on est déçu alors on n'achète pas… Il de vient de plus en plus difficile d'entuber les gens de bonne foi.

Premier exemple : Le cas Radiohead peut-il être un modèle de développement ?

Rappel des faits :


Le 10 octobre dernier, Radiohead a lancé une formule de distribution nouvelle basée sur le principe du Price is up to you. Le principe est simple : vous vous connectez ici, dites combien vous voulez payer (y compris rien) et vous téléchargez l'album en version digitale.
 

En réalité, ce n'est pas l'album mais le premier volet d'un double album qui paraîtra un peu plus tard dans une version collector (donc de luxe et à prix plutôt onéreux), disponible uniquement sur commande (donc zéro stock).

Artistiquement, je ne discuterais pas des qualités ou défauts du disque - Ce n'est ni le propos, ni ma tasse de thé - mais il convient de noter que le contenu d'In rainbows est majoritairement composé de versions "abouties" de morceaux déjà disponibles par ailleurs.

Observations : Google vous donnera pléthore d'analyses de gens plus ou bien éclairés sur le sujet qui noteront pour la plupart que cette opération est un succès (financier pour le groupe) et qu'elle se déroule sans l'appui de maison de disque (uniquement la maison de production indépendante que le groupe a fondé).

Je vais pourtant objecter que cette solution est loin d'être viable à terme, car elle est pratiquement impossible à reproduire. Il y a en effet trois éléments majeurs dans ce succès financier pour Radiohead :

- Le premier consiste dans le calendrier : Radiohead est le premier "grand" groupe à avoir utilisé cette méthode et son disque est d eplus sorti au bon moment puisque partout dans le monde, la question de la musique à l'ère digitale se pose. Cité en exemple par tous : la presse spécialisée, les internautes, mais aussi dans les grands médias d'actualité générale, le disque a bénéficié d'une formidable campagne de publicité gratuite. Aux prix actuels du marché, c'est pour le label de Radiohead, une énorme économie réalisée qu'il aurait imputer aux maisons de disques, le réel bilan financier de l'opération devrait ainsi être réévalué à la baisse. Pour un groupe qui voudrait renouveler ce type d'opération, les coups marketing étant de moins en moins profitables quand ils se répétent, il n'y  aaucune garantie de succès.

- Le second tient dans le nom de Radiohead : avec une solide base de fans, le groupe peut se permettre une telle opération mais un artiste qui n'est pas aussi confirmé échouerait probablement. Ce mode de payement, It's up to you, ne permettrait donc pas de découvrir de nouveaux talents.

- Dernier point, le groupe a réussi à développer son succès et son oeuvre grâce aux maisons d'une très grande maison de disques (notamment un budget promotion, un budget production, l'identité du groupe devant beaucoup à leur rencontre avec l'ingénieur du son Nigel Godrich). Là encore, ce système ne permet pas de trouver de nouveaux talents.

Deuxième exemple : Le cas Harlem Experiment peut-il être un modèle de développement ?

Rappel des faits :


Le 30 octobre dernier, est sortie la compilation Harlem Experiment.
 

Un mois auparavant, le disque était cependant déjà disponible en écoute intégrale gratuite en streaming sur un site communautaire et il l'est toujours.

Artistiquement, ma critique est là.

Observations : Ce cas est beaucoup plus intéressant que celui de Radiohead puisqu'il est significatif d'un disque comme il y en a des centaines qui sortent tous les mois. Plutôt destiné à un public averti, il ne bénéficiera pas d'un excès de publicité (gratuite ou payée) et c'est le travail critique de ceux qui écouteront le disque en avant-première (sur le site) qui permettra d'assurer sa promotion, notamment via un bouche à oreille positif. Qui plus est, il est reproductible, déjà reproduit par de nombreux artistes et permet l'éclosion de nouveaux artistes (Ce fut le cas des Arctic Monkeys par exemple).

Troisième exemple : Le cas Saul Williams peut-il être un modèle de développement ?

Rappel des faits :


Le 30 octobre dernier, est sorti , le nouvel album de Saul Williams.
 

Le système de commercialisation est radicalement différent, puisque le site de l'artiste propose l'intégralité de l'album en téléchargement libre mais avec une restriction de format, la qualité sonore sonore étant limitée à un fichier MP3 de qualité moyenne. L'utilisateur payera s'il désire un format de meilleure qualité sonore (MP3 mieux encodé ou FLAC).

Artistiquement, ma critique sera publiée le 6 décembre là. Mais c'est réellement de la bombe et vous devez absolument l'écouter vu que ça coûte rien.

Observations : Il sera intéressant d'observer les ventes de Saul Williams. Si c'est un artiste assez peu connu, il bénéficiera d'un surcroît de popularité, compte-tenu de la production de son album par Trent Reznor, le leader Nine Inch Nails, groupe qui bénéficie comme Radiohead d'une solide base de fans.

C'est, à mon avis, un vrai modèle d'avenir parce qu'il dispose de tous les atouts des solutions précédentes :
- Ecoute et téléchargement gratuit de l'intégralité du disque (ce n'était pas le cas de l'album de Richie Hawtin qui fonctionnait sur un modèle proche mais limitait le DJ MIx libre de droit à 74 minutes)
- préécoute intégrale pour l'utilisateur
- reproductibilité de l'événement
- possibilité de découvrir de nouveaux talents.

 



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Singulier

Le 07-10-2007
Billet en sablier (6)

Je continue à défaut d'avoir une énorme envie (et une énorme disponibilité) d'alimenter ce blog à jouer à quelques jeux propres à la blogosphère. Voici donc mon premier Billet en sablier de cette session organisée par Kozlika et Samantdi (Websorcières siamoises). Le principe est toujours le même : la cyber-sorcière prend le début d'un début billet sur le web chez un blogueur qui l'a gentiment autorisé et chacun imagine ce que pourrait en être la fin.
Je n’ai pas de mot. C’est rare. Mais c’est ainsi. Ma colère est au-delà des mots.

A quoi bon un seul mot, d'ailleurs, pour exprimer un sentiment si complexe ? La langue française est bien trop pauvre en ce domaine : difficile de faire coller un uniquel terme à un débordement d'indignation qui s'accumule, si différent d'une rage subite ou d'une irritation passagère. Tous sont très différents. C'est exceptionnnel cette pénurie de terme juste chez moi, qui aime bien, avouons-le, trouver le mot exactement adéquat pour chaque situation. Je vais parfois jusqu'à emprunter d'ailleurs un mot étranger pour le substituer à une locution qui me paraît trop peu adaptée. Mes rachitiques souvenirs de germaniste remontent ainsi à la surface quand, déçu de ma langue maternelle, je ne trouve plus qu'à dire Heimweh ou Schadenfreude. Plus étrangement, c'est vers l'anglais de bas étage que je me tourne pour les gros mots : le triumvirat Crap, Bullshit et Fuck est fort commode pour remplacer opportunément le mot de Cambronne. Le plus vulgaire me convient à merveille quand je me brûle, avec le second, j'émets un jugement de valeur et le premier engage quelque part le destin qui me joue un mauvais tour.

A quoi bon des mots pour la colère, d'ailleurs ? Je ne suis pas homme à jouer la grande scène de l'acte I, à invoquer rage, désespoir ou infâmie à la moindre occasion. Cela me semble bien peu de choses en comparaison de ce que je ressens. Et pas question d'en rajouter dans le côté scénique, de faire monter le rouge au front, aux joues, la moutarde au nez, de trépigner, de piétiner, de fulminer ... L'excès de démonstratif est toujours suspect dans l'expression d'un sentiment, il a pour moi plus une valeur symbolique que sincère, un peu comme ces pleureuses qu'on convoque aux obsèques.

J'ai la colère aussi froide que rare et une réelle incapacité à la transformer en autre chose que des maux dans l'instant. Je peux par contre, en termes détaillés, peser toutes ses causes et conséquences avec le secret espoir d'en tirer assez d'enseignements pour l'éviter et surtout trouver la force de convertir cette énergie en une impulsion positive.



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Trainspotting

Le 03-10-2007
Billet en sablier (2)

Je continue à défaut d'avoir une énorme envie (et une énorme disponibilité) d'alimenter ce blog à jouer à quelques jeux propres à la blogosphère. Voici donc mon premier Billet en sablier de cette session organisée par Kozlika et Samantdi (Websorcières siamoises). Le principe est toujours le même : la cyber-sorcière prend le début d'un début billet sur le web chez un blogueur qui l'a gentiment autorisé et chacun imagine ce que pourrait en être la fin.
J'ai très longtemps habité près d'un pont SNCF, tout au nord de Paris. Un pont très noir, qui tremblait au passage des trains de marchandises, un pont que j'aimais. Comment pouvait-on aimer un tel amas de ferraille, lui trouver un quelconque charme ? Sans aucun doute, je devais être le seul dans ce cas. Assurément, mon amour des musiques répétitives n'y était pas totalement étranger. La rythmique singulière du passage des wagons sur les rails envahissait mon logis et m'aidait même à trouver le sommeil, contrecarrant ainsi tous les plans des agents immobiliers qui, chagrinés de ce détail, avait tant de mal à caser cet appartement sans une importante ristourne.

C'était la mention "Proximité transports en commun" qui m'avait d'ailleurs décidé à choisir cette annonce-là dans le journal. Il ne fallait pas se laisser berner, certes et lire entre lignes : voir l'inconvénient supposé et non l'avantage souligné. Une telle précision signifiait forcément qu'on y entendait le plus grand trafic ferroviaire de la banlieue nord et non la commodité d'être à deux pas d'une ligne de métro.

Ce pont remplaça ma chaîne Haute-Fidélité des mois durant tant il était fascinant au niveau sonore. Saviez qu'un rail standard SNCF mesure exactement 18 mètres ? A pleine vitesse, un train de banlieue bondé de travailleurs y avait l'exacte pulsation de 106 battements par minutes, soit la rythmique d'un morceau de techno standard plutôt calme. La déccélération du train à grande vitesse de 20h37, quant à elle produisait un véritable afollement de percussions, digne du break des plus beaux joyaux de la house-music, cet instant magique où le pied hypnotique prend définitivement l'avantage sur les lignes de basse et meuble seul le silence de s apulsation pendant des secondes qui paraissent une éternité, juste avant que la mélodie ne revienne et emporte le morceau vers sa conclusion. Les wagons de marchandises, la plupart du temps cahotants, avaient eux, la particularité de reproduire exactement la partition d'un honnête batteur rock : la diversité de leurs contenus, masses et tailles simulait à merveille, le jeu des baguette sur les différents fûts et cymbales, la vieille mécanique usée les propulsant assurant même le son des balais sur  une peau bien tendue.

Le son, quant à lui, changeait selon la densité de la circulation automobile au-dessous : sourd en cas d'embouteillage, il devenait plus clair, presque sec, en soirée, quand la ville et la route étaient désertes. Le train de nuit de 23h24 m'évoquait ainsi systématiquement les sonorités de Kraftwerk et ses échos étaient si proches de Metal on Metal que, plus d'une fois, les écoutant en rêvassant, je m'étonnai de ne pas assister à l'irruption des parties jouées au clavier. Ma vie n'était certainement pas la partition de la mélodie du bonheur, la ville n'est pour personne un joyeux refrain mais son rythme est la pulsation musicale qui fait battre nos coeurs à l'unisson

Un peu de culture en complément de ce billet, sur le terme anglo-saxon, Trainspotting qui désignait, à l'origine, les obsédés du rail qui reconnaissaient chaque train d'un simple coup d'oreille. En fonction de l'heure de la journée, ils pouvaient au premier bruit de locomotive entendu en déterminer la provenance et la destination. dans le jargon de la club-culture, le mot sert à décrire les auditeurs qui passent la soirée, le regard rivé sur la cabine du Disc Jockey, à déchiffrer le nom des disques qui tournent sur la platine. Il a été popularisé le roman du même nom d'Irvine Welsh, formidable auteur dont je ne saurais, par ailleurs, que trop recommander la lecture d'Une ordure (Filth)  pour qui lis couramment l'écossais transcrit en phonétique. Pourtant ni le livre, ni le film adapté de celui-ci, ne possèdent de personnage de "trainspotter".



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Du piratage musical sur le net

Le 29-04-2005
Archive du 11 janvier 2005

Aujourd'hui, j'ai la pêche et ça c'est cool ... Si, si, vraiment, ça a l'air de rien mais je crois que toutes mes idées noires sont parties et que les médicaments que m'a donnés le médecin y sont pour quelque chose ... C'est plutôt bien et ça me regonfle à bloc, finies les insomnies et bientôt fini l'arrêt maladie, je vais pouvoir reprendre le boulot.
Ben oui, comme ça n'allait pas super bien avant, je dormais pas, mais alors, pas du tout, je pouvais pas aller travailler et c'était pas de la flemme.
Ma frénésie active du jour m'a permis de penser à plein de trucs, de ranger quelques bouquins et quelques disques dont j'ai forcément envie de vous parler ...

Maintenant, je vais venir au vif du sujet, pourquoi n'y-a-t-il pas de liens vers des fichiers de musiques (genre des MP3, OGG, tout ça ...) alors que je termine tous mes articles par des trucs de musique, des liens, des références de disques.
Tout simplement parce que prendre des morceaux gratos sur le net, c'est pas bien ...
Je dis pas ça pour faire la morale ou tenir le discours des maisons de disques qui sont volées ... Je parle pour les artistes qui gagnent déjà trois fois rien par disque ... S'ils vendent moins de disques, les maisons de disques (qui continuent à s'engraisser royalement sur leur dos, piratage ou non) ne voudront plus investir sur eux ...
Un album coûte extrêmement cher à produire ... La preuve, une fois qu'il est "amorti", on peut le trouver en prix réduit à la moitié du prix ... Les maisons de disques (qui sont quand même pas assez cons pour les vendre à perte) y trouvent encore leur compte ...
Alors moi, je pirate pas ... Je suis peut être l'un des derniers imbéciles de cette planète à ne pas le faire mais je le fais ...

Le risque du piratage ? Il est simple, d'abord, c'est de forcer les maisons de disques à être rentables : virer les artistes qui vendent trop peu, ne miser que sur les gens dont ils sont certains de l'efficacité (soit les artistes valeurs sûres, soit les produits marketing), et donc limiter la diversité (des artistes et des labels)...

Ensuite, c'est la mort de l'objet disque en tant que tel qui va nous apparaître programmée avec tout ce que ça comporte, la fin de la belle pochette (si JB Mondino n'avait pas fait des pochettes d'album, aurait-il fait des clips ?), je vous passe la liste des artistes photographes de rock (Gassian, Leibowiz, etc ...) qu'on aurait ignoré ainsi ...

Et puis à long terme, c'est la mort même de l'album, parce que la plupart des téléchargements sont uniquement faits sur un ou deux au maximum trois morceaux "titres de l'album", les plus connus, ceux qui passent en radio ou en télé ... Et les "pépites" pas formatées pour ça, elles tendront à disparaître ...

Parce qu'on parle pas de musique quand on parle de disques ou de morceaux, mais d'industrie musicale et parce qu'on parle pas de culture mais d'industrie culturelle, il faut pas seulement penser pour l'artiste (qu'on vole un peu ...) mais aussi pour son patron (qui le vole et nous vole beaucoup et continuera de toute manière à le faire).
Voilà donc quelques réflexions (en vrac, sur le sujet), on peut toujours en discuter les commentaires sont là pour ça ...

Soundtrack du jour :

Pour la peine, un morceau qui est une pépite.
Un truc perdu au fin fond d'un album plein de hits .
Mais qui est sublime et qui ne serait jamais tombé dans nos oreilles si l'artiste n'avait pas pu sortir un album complet.
Une chanson toute simple, presque un chansonnette, insouciante.
C'est un extrait d'un album parmi les plus denses en tubes que je connaisse ...

I bought you a pair of shoes, a trumpet you can blow,

http://www.davidbowie.com/



Kooks / David Bowie / Hunky Dory / 1974



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